CHRONIQUE / REVIEW

The Ancestry Program

Mysticeti Ambassadors Part 1

AGHORA.jpg

Releases information

Release date:

November 26, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

FreiBad Schallplatten & Musikverlag

Allemagne / Germany

Alain Massard - January 2022

INTERVIEW HERE

9,4

Facebook_logo-7.png

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

THE ANCESTRY PROGRAM est un groupe allemand de néo-prog au départ; fondé très récemment en tant que quatuor par Andy, Thomas, Mani et Ben auquel Frank bassiste de tournée de RPWL est venu seconder dernièrement. Une baffe, celle de fin d'année pour cet album, une baffe avec du sang jeune pour ces musiciens dont je ne connaissais pas l’existence il y a encore un mois, misère. Un son avec des sonorités de TALK TALK, de DREAM THEATER, de SUBSIGNAL, de HAKEN, d’ARENA, un son melting-pot qui m’a laissé coi.

« Dark to Overcome » entame longue (17 minutes) pour donner les bases sonores du groupe entre la douceur des 70’s et la brutalité délicieuse des 2000’s des HAKEN; ça part un peu partout et c’est très mélodique, limite dansant genre TEARS FOR FEARS et TALK TALK; la voix est mélodique, la digression musicale avec un synthé lorgnant du côté de BANKS un instant; il y a un moment d’égarement bluesy puis ça part mi-parcours sur le meilleur ARENA, c’est nerveux, plus prog métal que néo-prog; un break barjot déjanté vocal à la SLEEPYTIME GORILLA MUSEUM ou à la TOWNSEND survient en final. « Gusty Ghost » pour un titre néo prog conventionnée se mélangeant ensuite avec une touche électronique; un peu de guitare acoustique qui enchaîne sur un titre ambiant mélodique et monolithique due à l’importance des claviers.

« Lovely Lies » ou le titre symphonique, progressif et atmosphérique comme on en rêve encore; un tableau sonore où les voix sont mises à l’honneur, ça virevolte de partout. Le rythme mélodique au départ se gonfle progressivement entre claviers vintage, percussions électroniques, instruments classiques à vent avec violon et cello, pads aériens et vocoder; sur ARENA, AYREON, SIEGES EVEN, PINK FLOYD période ‘Animals’. Le final avec roulement de tambours cataclysmique sur un son spatial me fait fondre et profiter de la puissance de mes enceintes, j’y retrouve le MANFRED MANN puis à nouveau PINK FLOYD, et ce riff, ce riff bien dans la mouvance métal prog. « Tiny Monsters » avec cette batterie encore mise en avant amenant une voix éthérée genre pop-rock TALK TALK, art-rock pour ces joutes musicales aux synthés et autres claviers, sur de la new wave symphonique dansante à l’air tonitruant au clavier, un must; un solo explosif en break jouissif sur un AYREON électrifié, nerveux sur un break électronique de la plus belle époque des TANGERINE DREAM; planant, onirique avec Andy mis en évidence; cela semble convenu mais inventif et varié.

« Carry On (The Lyricist) » sur K2000, oui cette série déjantée avec la voiture suivi d’un riff affolant; une intro avec percussions et chœurs, la folie des QUEEN un temps avec l'esprit rock baroque, un peu des SHADOW GALLERY et autres SAVATAGE avec la folie charismatique de Peter GABRIEL et d'IQ. Enchaînement qui monte, voix à la Sid VICIOUS qui déboussole à 8 minutes avec le piano qui réverbère, la voix sur GENESIS, sur le ‘Love Is All’ puis ça repart sur le meilleur SAGA progressiste de 'Génération 13' et des UNITOPIA par la même occasion. Bon une perle jusqu’au bout au chant sensuel, à l’atmosphère délicieuse.

« My Enemy » enchaîne ce qui va donc vous asseoir pour plus de 20 minutes non-stop; de la clarinette, du saxo, une batterie mais qu’est-ce que je l’aime, un titre soft 70’s survitaminé; une déclinaison bluesy-ballade au piano qui donne le tempo; break tonitruant avec pads métronomiques sur du SYLVAN, voix en porte-voix et ce riff qui revient; final partant sur les errances musicales folles d'un Devin TOWNSEND avec clarinette apaisante en fin. « Diamond Ring » termine cet opus sur un son à la ARK, oui vous vous souvenez de ce groupe avec Jorn aux voix; ici c’est soft-djent comme genre, sur HAKEN à nouveau plus symphonique; un passage avec voix death devient malsain tandis que l’air continue de monter avec ce roulement de tambour enivrant, fin de parcours.

THE ANCESTRY PROGRAM vient de sortir un album concept, les titres étant enchaînés et énonçant une trame musicale de haute facture. Un album immense qui n’invente pas de nouveau genre mais qui synthétise de manière presque parfaite toutes les tendances des 80’s, 90’s à la décennie 2010 et aujourd’hui. Un album réellement inclassable, frais et envoûtant que j’écoute avec avidité, sachant qu’une partie 2 devrait sortir dès cet automne, bref je l’attends de pied ferme cette fois.

PISTES / TRACKS

    1. Dark to Overcome (17:02)
    2. Gusty Ghost (6:53)
    3. Lovely Lies (10:41)
    4. Tiny Monsters (8:28)
    5. Carry On (The Lyricist) (13:28)
    6. My Enemy (8:31)
    7. Diamond Ring (5:52)

    Total : 70:55

- Ben Knabe: Lead vocals, lap steel guitar
- Mani Gruber: Electric & acoustic guitars, backing vocals, keyboards
- Thomas Burlefinger: Keyboards, guitars, backing vocals, kazoo, alto saxophone
- Frank Thumbach: Bass, upright bass, fretless bass
- Andy Lind: Drums, loops, backing vocals, keyboards

With:
- Wolfgang Zenk: Guitar (1,6)
- Veronika Halser: Violin (3)
- Christina Elsner: Cello (3)
- Axel Kühn: Soprano saxophone (6), clarinet (6)

musiciens / musicians