CHRONIQUE / REVIEW

Fog Light

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Releases information

Release date:

September 4, 2020

Format:

Digital

Label:

From:

Grey Beton Records

Finlande / Finland

Mario Champagne - November 2020

8,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Actifs depuis 2016 dans le monde du rock progressif finlandais, Fog Light est de retour en 2020 avec un 4e album instrumental, mais cette fois-ci sous le label « Grey Beton Records ». Un album qui fait suite à l'album « New Element » de juillet 2019. Toujours composé de la même équipe, soit de Jarmo PIKKA aux percussions (ex-Omnium Gatherum), Saku HAKULI à la guitare et de Pasi HAKULI à la basse et aux claviers, tous deux ex-membres de « Total Devastation ». Cette fois, leur idée était de faire du rock progressif dans le style des années 70 mais avec un fort penchant vers le jazz fusion mais en tentant de garder une perspective moderne dans tout cela et évidemment en essayant d'imprimer leurs pattes et d’afficher un style qui leurs est propre. On se rappellera que ces musiciens tirent leurs influences musicales d'un vaste éventail de groupes et d'artistes, héros de leurs enfances, dont Tony WILLIAMS, Stanley CLARK, Tony MACALPINE, Shawn LANE, Jaco PASTORIUS, Virgil DONATI, Billy COBHAM et Steve VAI.

Cet album démarre en trombe avec « Aamu Nousee », « Levée du matin » en français, très prog rock aux multiples réverbérations, affichant un style dynamique, aux sons toujours aussi clairs que sur l'album précédent, et toujours avec cette guitare qui mène le jeu, offrant des riffs de « guitar hero » Et en plus, on y va d'une petite finale cauchemardesque digne d’un petit film d'horreur. Avec « Mitä Jos », on y va cette fois-ci en mode rockabilly, très fun, pimenté d'ingrédients jazz, qui permettent de saisir l'aisance naturelle de ces musiciens dans ce style. Dans le titre suivant, « Unessa Ei Voi Huutaa » qui se traduit par « Dans un rêve je ne peux pas crier », on saisit la tendance générale de l'album à vouloir mettre en avant un son plus saccadé que sur l'album précédent. Tout est mis en place pour que la guitare brille et mène la danse. Sur ce titre, on y retrouve même un petit côté « math rock » à la « The Bob Lazar Story ». On joue sur la polyrythmie des sonorités, offrant un agencement très brut, mais mettant en évidence le manque d'une certaine forme de naturel dans les enchaînements. Autrement dit, cela sonne parfois un peu artificiel avec des mariages forcés entre certains passages. Mais on ne pourra pas leur reprocher de ne pas essayer de nouvelles choses.

Début à la RUSH, sur ce titre très « groovy », « Koiranilma », autrement dit « Temps de chiens », où l'on se doit de suivre le jeu de la batterie et de la basse, malgré l'omniprésence de la guitare. Un titre en deux temps, doté d'un intéressant interlude qui permet de reclasser les cartes, avec son ambiance plus calme après la frénésie du début, suivi d'un amusant et surprenant fredonnement instrumental. Avec « Kuunsilta », ou « Pont de la Lune », le jazz fusion est à l'honneur avec arrière-plan des similarités avec « Fly by Night ». Un titre qui glisse bien dans l'oreille quoiqu'un peu linéaire au niveau développement. Malgré tout, très appréciable pour ses ondes positives.

Avec « Vyöhyke » ou « Zone », apparaissent les sons les plus lourds jusqu'à maintenant sur cet album, l’anxiété en prime, mais allégés par des sons « reggae » en trame de fond, pouvant rappeler « Vital Signs » de RUSH. Le guitariste sur ce titre fait un travail de dingue avec ses soli offrant un véritable mur de sons, dense et vibrant, ce qui fait de ce titre une pièce majeure de cet album. Suit « Lainauni », à la polyrythmie brute, qui nous fait ressentir un peu de redondance à ce stade de l'album malgré l'insertion de sonorités similaires à des échos de « surf guitare ». On sent cependant cette recherche de différenciation malgré tout évidente avec une progression rythmique en crescendo de bon aloi.

« Säätyyppi » ou « Type de Temps » joue la corde du jazz jusion à fond avec des percussions chaotiques, avec des pointes de guitares folichonnes, l'établissement d'une ligne de basse et de percussions en arrière-plan, pour soutenir les envolées et batifolages de Saku HAKULI. On mélange ainsi une pincée de « Prog » métallique, de polyrythmie de riffs lourds mêlée à un jazz rock bien dynamique. Pour ma part, cette section fut très satisfaisante. D'ailleurs vers la fin de cet album, l'équipe gagne en assurance et délivre ses morceaux les plus convaincants. Avec « Jazzifisti », on passe en mode rock jazz saccadé, positif, joyeux et débonnaire où tout s'aligne naturellement. Pour conclure, les lumières dansantes et romantiques de « Tanssivat Valot », à la polyrythmie lumineuse et sereine, devenant énergique quoique souvent relaxante, d'où cette charmante dualité qui enchante, entre douceur et jazz enjoué.

Comme sur le précédent album, la musique de ce « power » trio demeure excitante, recherchée, malgré cette sensation de minimalisme, car ils se limitent au niveau instruments, mais on avouera qu’ils vont à fond dans la recherche des limites de ce qu'ils peuvent faire avec leur quincaillerie. Des musiciens qui maîtrisent leurs instruments, qui donnent une performance plus qu'honorable. Au chapitre des percussions, l'énergie y est, sans trop de temps mort, et quant à la basse, le jeu est varié et souvent innovateur comme sur le dernier album. Des compositions plus poussées que sur le précédent, avec des escapades en de nouveaux territoires, j'y voit une nette progression qu'il faut saluer. Titres préférés : « Vyöhyke », « Säätyyppi », « Jazzifisti » et « Tanssivat Valot ». Bonne découverte!

    1. Aamu Nousee (4.31)
    2. Mitä Jos (4.35)
    3. Unessa Ei Voi Huutaa (4.49)
    4. Koiranilma (4.15)
    5. Kuunsilta (3.51)
    6. Vyöhyke (4.40)
    7. Lainauni (4.29)
    8. Säätyyppi (4.20)
    9. Jazzifisti (4.37)
    10. Tanssivat Valot (5.50)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Jarmo PIKKA - Drums
Saku HAKULI - Guitar
Pasi HAKULI - Bass

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