CHRONIQUE / REVIEW

Ajna

Rengeteg

Releases information

Release date:

April 9, 2020

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Inverse Records

Hongrie / Hungary

Alain Massard - May 2020

9,0

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

AJNA est un groupe Hongrois de musique, bon pour l’instant j’ai bon. Ils disent eux-mêmes ne pas savoir décrire leur musique; moi j’y mettrai un peu d’expérimental progressif avec des notes métal pour la basse et une dérive post-rock d’autre part, mais je ne citerai ici aucun groupe majeur ayant pu les guider à la sortie de cet opus au bout de 10 ans. AJNA signifie autorité, ou le 3e œil. Leur musique instrumentale en trio déploie un caractère musical innovant en tout cas et risque de ne pas vous laisser indifférent. Des ambiances douces, planantes avec de superbes intro, des riffs énergiques, des atmosphères limite psychédéliques à d’autres moments, des breaks un peu jazzy, un peu folk oui, des lignes musicales prêtes à vous emmener faire un long voyage en moins d’une heure, de quoi respecter les règles de confinement drastiques, ça me va, c’est parti.

« Rengeteg » sur une déclinaison THE CURE, du prog cold ou du post rock, en tout cas un air mélodique à ‘donf’, limite groovy; un 1er titre tout en finesse avec une mélodie entêtante et rythmée, où l’absence de voix ne provoque aucune gêne; un titre qui donne la piste des futures compositions endiablées. « B’ » arrive sur un air plus rythmé, plus syncopé avec riff nerveux à mi-parcours, faisant oublier le trio musical, rythmique qui me rappelle un peu IRON MAIDEN, d’autres diraient TOOL pour un son plus récent amenant à un final brutal et énergique, loin du 1er titre déjà. « Eta Carinae » avec cette basse rythmique amenant le thème et une guitare toute en cascade aérienne pour un rendu mélancolique comme sur les plus longs titres de THE DOORS, une merveille de 2 minutes avec un riff de basse, sidérant de beauté, servi ici comme intermède musical, titre mis 4 fois en boucle à la première écoute, c’est pour dire. « Spiral » déboule en changeant complètement la donne; un duo à nouveau syncopé entre les percussions et la basse; un titre rythmé tout en latence, tout en ambiance, un peu latino ici et des notes que Tony LEVIN pourrait sortir; titre qui monte dans une finale modérée avec effet sonore énivrant.

« Nyergelt Taltos Kancacsikok » arrive déjà avec le milieu de l’album et le plus grand titre, une intro magnifique aérienne, glaciale, les chevaux approchent on n’est pas loin de l’héroic fantasy ou du hollywood metal à la RHAPSODY ici; au bout d’une petite minute, Steve HARRIS débarque, puis Nicko MCBRAIN à la batterie, enfin on y croirait comme dans les premiers titres hypnotiques et progressifs qu’IRON MAIDEN sortait; puis cette percussion qui met en route le titre vers un rock à la MONO ou à la EXPLOSIONS IN THE SKY, encore aussi un peu de THE CURE pour la guitare rythmique mais essentielle et son air redondant, répétitif jusqu’à la fin qui vous pose délicatement, titre essentiel et majeur.

« Hekate » et une rythmique effrénée de drums, puis la basse lourde et grasse, pesante et grimpant en crescendo pour la 2e partie de l’album; ici la montée se fait progressive mais de façon irrémédiable, n’essayez pas de retenir vos chevilles qui ont pris l’air et le répercutent sur votre corps. Un titre que j’avais osé écouter avant de choisir la chronique et qui me fait toujours autant d’effet. La dernière partie se pose un peu puis reprend pour un final en montée, ça y est je vois le feu d’artifice. « Turba » et le 2e titre avec une intro immense, tout dans les effets sonores, dans le climat suggéré, un titre prog rien que par l’intro, que beaucoup de groupes actuels mésestiment un peu trop je trouve; le morceau part d’un coup sur un air cool jazzy, version PORTISHEAD ou KING CRIMSON avec « Discipline », énergique et dynamique; rupture franche à mi-parcours avec un ton plus frais entraînant et répétitif tout en montée encore; les instruments en petit nombre font leur travail et remplissent l’air ambiant.

« Seiran » et un titre surprise avec de l’énergie à en revendre, toujours combat des instruments qui se renvoient les notes comme dans un combat de boxe, énergie des accords, montée de l’accord, on se surprend à vouloir les voir en live pour confirmer la puissance que l’on imagine, ça y est les derniers moments passent sur une expérience punk syncopé voir de hardcore très frais énergique et changeant, loin des premiers titres, ça dépote comme on dit de par chez nous. « Zsuzi Mozog » sur le seul titre chanté, enfin susurré par un bébé et le dernier titre parfait, ça ressemble à beaucoup de groupes anciens mais il y a cette fraîcheur qui fait chavirer, qui fait bouger, qui fait rêver, bref qui fait chercher la télécommande aussi pour la touche replay.

C'est dommage qu'il ait fallu dix ans à AJNA pour arriver là où ils peuvent sortir cet album dans le monde. Espérons que ce ne soit pas encore dix ans avant la prochaine donne; le seul conseil que je peux donner ici, c’est la pêche de ce trio flirtant avec des compositions dithyrambiques, c’est l’énergie de cet album frais où aucun titre n’est en retrait, c’est la qualité de l’instrumentation, c’est le ton donné à un album instrumental qui va rentrer dans ma liste 2020. Oui, à défaut de rentrer dans un très bon prog-rock qui se répète chez beaucoup de groupes, cet album apporte une richesse musicale fraîche et neuve qui botte le cul à nos oreilles un peu anesthésiées. Ne vous fiez pas à la note, lisez ci-dessus le pourquoi d’une note aussi élevée pour un simple trio.

    01. Rengeteg (7:09)
    02. B’ (4:15)
    03. Eta Carinae (2:30)
    04. Spirál (5:42)
    05. Nyergelt Táltos Kancacsikók (8:24)
    06. Hekate (6:40)
    07. Turba (6:41)
    08. Seiran (4:05)
    09. Zsuzi Mozog (2:12)
    Total Time – 45:38

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Altmann János – Drums
Piller György – Bass
Uhljár Szabolcs – Guitar

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