CHRONIQUE / REVIEW

Three Colours Dark

Love's Lost Property

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Releases information

Release date:

September 10, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Firefly Music

Royaume-Uni / UK

Patrick Cossette - January 2022

9,7

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Il y a à peine dix-huit mois, j’écrivais la critique de « The Science of Goodbye », le premier album de THREE COLOURS DARK, duo formé par Rachel COHEN (KARNATAKA, THE REASONING) et Jonathan EDWARDS (KARNATAKA, PANIC ROOM, LUNA ROSSA). Un premier disque qui se retrouva à la toute première place de mon palmarès 2020. Je terminais alors ma chronique sur ces mots : « espérons que ce ne sera pas la fin du projet et que nos amis auront le goût de collaborer de nouveau dans le futur, pour notre propre plaisir! »

Quelle joie alors de déjà recevoir un nouvel opus de ce groupe en 2021 ! Est-ce que ce petit bébé, qui porte le nom de « Love’s Lost Property », me plaira autant que son grand frère? Je peux tout de suite vous dire : « Oh que oui, et même plus! !! » (Jamais je n’aurais cru cela possible). Pourquoi changer une formule gagnante? Ce second effort de ce talentueux duo nous offre un style semblable au premier : du progrock calme hyper-mélodieux, agrémenté parcimonieusement d’un extraordinaire violon, avec le retour de la plupart des musiciens qui ont collaboré à la première galette. Le tout sous une production propre et irréprochable.

La pièce titre lance cet album et dès les premières notes, on retrouve avec joie le violon de Kate RONCINI (RAG FOUNDATION), que j’avais tant apprécié sur l’album précédent. La guitare acoustique ainsi que la voix de Rachel s’ajoutent ensuite, cette dernière toute aussi mielleuse que sur le premier disque, pour notre plus grand bonheur. Le milieu et la fin de la pièce nous font entendre des envolées de guitare électrique, avec une atmosphère sous-jacente au clavier rappelant un peu PINK FLOYD. La guitare électrique de Dave GREGORY (ex-XTC et BIG BIG TRAIN), ici comme à plusieurs autres endroits sur l’album, s’écoute avec plaisir. Aux alentours de la septième minute de cette chanson (la plus longue et la plus prog de l’album), alors que je commençais peut-être à trouver que la finale s'étirait un peu et que ça commençait à sentir la répétition, la voix de Steve BALSAMO (ChimpanA/THE STORYS) fit son apparition et se mit à répondre en contrepoint à celle de Rachel, pour un très bel effet réussi. « Dark Before Dawn » poursuit dans une musique plus directe, entrainante; elle ferait un bon succès Top 40, si ce genre de musique jouait à la radio évidemment...

Les trois pièces qui suivent forment un trio acoustique parfait. Difficile de trouver de plus belles mélodies en 2021 que celles présentes sur ces trois chansons, qui ne constituent rien de moins que mon moment musical préféré de toute l’année. La voix feutrée de Rachel nous y est livrée comme un cadeau. Triple wow. « Requiem » débute la triade avec son petit côté féérique, où les sublimes piano et voix sont magnifiquement complétés par le hautbois de Catherine TANNER-WILLIAMS. Une mélodie on ne peut plus accrocheuse. Sur « Last Day On Earth », la batterie électronique programmée par le versatile Tim HAMILL forme un amalgame franchement réussi avec les claviers, la guitare et la voix. Encore une fois, la mélodie est à couper le souffle. J'ai l'impression de vouloir m'envoler à l'écoute de cette pièce (un voyage qui ne coûte pas cher et qui est permis malgré la pandémie qui sévit). Un morceau tout en douceur, mais avec une intense finale qui m'a donné la chair de poule dès la première écoute. Le dernier membre du trio acoustique, « Wish I Wished You well », présente un piano très simple. Mais la mélodie chantée par Rachel me laisse encore une fois sans mot. Autant sa voix que les notes qui te rentrent dans la tête sans crier gare. Avec le violon qui s'ajoute au piano pour venir appuyer cette mélodie. Après la fin de ce trio, c’est le moment d’une petite pause pour reprendre mes esprits…

Maintenant place à « The Circus », une simple pièce multi-instruments. Simple mais efficace, avec le magnifique violon encore une fois que j'aime tant dans la musique de ce duo. Le groupe a ensuite décidé d’inclure sur l’album une reprise (comme il l’avait fait sur son premier album). Cette fois, il s’agit de la reprise d’une chanson de… DURAN DURAN! Je l’avoue, je suis un grand fan de DURAN DURAN (c’est mon groupe pop préféré depuis que je suis adolescent), alors j’avais hâte d’entendre le traitement que THREE COLOURS DARK avait réservé à « Ordinary World », un des plus grands succès du groupe et une pièce que je considère à l’origine parfaite. Eh bien le résultat est vraiment intéressant! Sur cette version, le violon prend la place de la guitare acoustique originale à certains endroits (ce qui sonne très bien), et, bien que la première moitié soit assez semblable au morceau original, le duo se permet plus de liberté d'interprétation dans la deuxième moitié. On entend dans le dernier couplet une atmosphère surprenante qui diffère vraiment de l'originale, et le groupe a ajouté des paroles additionnelles à la fin, avant de laisser la place à un superbe solo de guitare étendu. Une parole différente dans le premier bridge m’a dérouté quelque peu (ça ne me prend pas grand-chose me direz-vous, mais pour quelqu'un qui a écouté la version originale des centaines de fois, je ne m'habitue pas!), je ne sais pas si c'était voulu, mais ce n'est tellement pas grave.

« Eye for an Eye » nous offre deux très beaux solos de sax de Steve SIMMONS, avant de se terminer sur une apothéose comme on les aime tant, avec un lourd solo de guitare, comme on n'en avait pas entendu jusqu'à présent de la part de ce groupe. L’album se conclut par une courte reprise de la pièce titre; une fin tout en douceur pour compléter ce disque dont j’ai savouré chaque milliseconde.

La guigne du deuxième album? Bien des artistes la vivent, mais pas Rachel et Jonathan! Ils nous offrent un album parfait, on ne peut plus mélodieux, qui se tient d’un bout à l’autre (il est d’ailleurs conçu pour s’écouter au complet, et par conséquent ils ont décidé de ne pas vendre leurs pièces numériques individuellement; en format numérique, il est seulement possible d’acheter l’album au complet). Une musique qui s'écoute très bien sur le bord d'un foyer par une froide journée d'hiver (en fait, je ne possède pas de foyer, mais je m'imagine dans cette situation et je suis convaincu qu’il s’agirait d’une belle combinaison!). N’attendez donc pas : procurez-vous ce sublime album, car ce groupe trônera encore une fois dans les sommets de mon palmarès cette année…

PISTES / TRACKS

    1. Love's Lost Property (8:41)
    2. Dark Before Dawn (4:49)
    3. Requiem (3:52)
    4. Last Day On Earth (4:49)
    5. Wish I Wished You Well (4:26)
    6. The Circus (3:57)
    7. Ordinary World (6:23)
    8. Eye For An Eye (5:57)
    9. Love's Lost Property (Reprise) (1:57)

Rachel Cohen – Vocals, lyrics, and vocals arrangements
Jonathan Edwards - Grand piano, rhodes, wurlitzer & synths
Tim Hamill - Electric & acoustic guitars, bass guitar & drum programming

With special guests:
Steve Balsamo - Vocals
Andrew 'Wal' Coughlan - Double bass
Dave Gregory - Electric guitar
Kate Ronconi - Violin
Steve Simmons - Tenor saxophone
Catherine Tanner-Williams - Oboe

musiciens / musicians