CHRONIQUE / REVIEW

The C Sides Project

Different Plain

AGHORA.jpg

Releases information

Release date:

October 13, 2021

Format:

Digital, CD

Label:

From:

White Knight

Royaume-Uni / UK

Mario Champagne - January 2022

6,4

Facebook_logo-7.png

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

En 2007, trois membres de MAGENTA, Allan MASON-JONES, Dan FRY et Martin ROSSER, formèrent un projet parallèle pour occuper leur temps libre, nommé C SIDES, prenant une orientation très différente du groupe mère, allant chercher leur inspiration du côté des tout débuts de RUSH. Quinze ans plus tard, Dan FRY n’y est plus et la formation est passée à travers de multiples changements organiques. Le trio devint un sextet qui nous arrive avec un cinquième album élaboré pendant les restrictions britanniques dues à la pandémie. Le groupe avec tous ces changements affirme continuer de « puiser dans la veine du rock progressif vintage en faisant des clins d'œil aux groupes prog classiques des années 1970 - RUSH, YES, GENESIS, tout en recherchant en même temps de nouvelles et surprenantes façons d'utiliser le rythme et la mélodie pour créer un kaléidoscope de sons qui leur est propre », quoique pour ma part, leur son me semble aussi inscrit dans l’héritage du néo-Prog.

Des 240 albums que j’ai analysé pour Profil Prog, celui-ci m’a donné le plus de fil à retordre, avec plus d’une dizaine d’écoutes complètes, et même après, je demeure perplexe, et ce principalement à cause de l’emballage sonore. Comme l’avait signalé mon collègue dans la chronique de leur précédent album, on retrouve parfois une certaine problématique au niveau de la production, ici étant un mixage qui peut laisser songeur sur plusieurs titres. Dès le titre d’ouverture « Stigler », qui est loin d’être mauvais, et qui assurément causera une multitude de cas graves de vers d’oreilles, on dirait que chaque musicien travaille dans son coin de l’espace sonore qui nous entoure, la voix du chanteur semble en retrait, plusieurs instruments sont trop mis en avant, et à un moment donné, on a l’impression qu’il y a deux trames sonores qui s’exécutent en même temps. Bien qu’on ressente une volonté d’orner le riff central d’une pléthore d’artifices pour faire différent, avec une insertion de percussions disparates qui suggère une impression de « beat box », l’équilibrage donne aux passes de claviers jouant sur les notes hautes un effet agressant peu réjouissant. Mais si vous avez les oreilles moins sensibles que les miennes, cela passera.

Sur « Crossing the Rubicon », la problématique est moins présente quoique que les notes hautes prédominent encore, et, dommage qu’on ne puisse comprendre ce que raconte le vieil homme qui marmonne sans arrêt, car à vrai dire si on ne comprend pas ce qu’il dit, quelle en est la valeur ajoutée. Malgré quelques passages répétitifs, la pièce comprend des tournures intéressantes en mode « classic rock » et enlevantes avec une légère tendance fusion vers la fin, passage qui se trouve à être un des éléments intéressants de cet album.

Avec « Circles, des gens marmonnent encore sans trop savoir ce que cela ajoute, mais le titre dispose d’une des belles introductions dans l’ensemble des chansons proposées. Le chœur des dames enchante, dommage qu’il ne soit pas plus en premier plan. Mais les synthés en mode « gazou » sonnent comme des interférences, dans un titre qui emprunte plusieurs voies, passant d’un aspect tribal au style soft rock, du jazzy à la chansonnette enfantine puis sur une cadence militaire introduit des sensations « rushiennes » et « yessiennes ». Une composition intéressante qui mérite qu’on s’y attarde !

Avec « Different Plain », sous le rythme de l’horloge dans une intro métronomique, les percussions très présentes (trop ?) camouflent le travail de la guitare. Un titre soft rock accessible où il y un beau travail d’harmonie vocale. Mais vers la fin, j’ai eu l’impression que plusieurs enregistrements différents se superposaient, ce qui n’avait rien d’harmonieux et de mélodique. Dommage ! « 250 Feet » se lance avec une inspiration très « rushienne » au rythme lent, lancinant, où encore une fois j’aurais aimé qu’on laisse plus de place à ces voix féminines exceptionnelles, mais malgré cela on passe un bon moment.

Enfin, un moment de clarté et de volupté, « Old Friends » où les harmonies vocales sont réussies avec une excellente balance des sonorités. En mode acoustique, avec moins d’instruments, cela est réussie. Les cordes répétitives enchantent avec subtilement un fond de noblesse en nappes de claviers. Et la voix de la chanteuse se révèle le trésor caché de cet album, enfin livré pour nous et la multitude. Pour conclure, « Beneath the Sky », où là aussi, l’enregistrement n’est pas mal. Un titre qui s’étale avec un beau développement qui par moment pourrait faire penser à du « Alan PARSONS Project », qui se bonifie sur la longueur.

Un album qui a quand même un fond intéressant pour ces compositions alambiquées à multiples revirements et pour les performances vocales féminines qui mériteraient encore plus de place. Un album qui mériterait, cela reste un avis personnel, un passage dans la machine à saucisses d’un Steven WILSON pour en révéler toutes les nuances car il y a de très bonnes idées, une volonté de se démarquer avec une bonne dose d’authenticité camouflée dans un emballage sonore qui peut souvent se montrer agressant dans les hautes fréquences ou décevant dans ce mixage qui dessert leur cause en rendant certains passages difficiles à décoder. Titres préférés : « Old Friends » et « Crossing the Rubicon ».

PISTES / TRACKS

    1. Stigler (9:08)
    2. Crossing the Rubicon (6:54)
    3. Circles (8:21)
    4. Different Plain (5:29)
    5. 250 Feet (6:03)
    6. Old Friends (3:48)
    7. Beneath The Sky (6:38)

Kevin DAWSON - Keyboards
Lucy ELSON - Vocals
Sian ELSON – Vocals
Allan MASON - JONES (Magenta) - Drums & percussion
Allen McCARTHY - Bass & Vocals
Martin ROSSER (Magenta) - Guitars

musiciens / musicians