CHRONIQUE / REVIEW

T

Pareidoliving

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Releases information

Release date:

February 04, 2022

Format:

CD, Digital

Label:

From:

GEP

Allemagne / Germany

Philippe André - March 202

7,8

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Qui se souvient de l'unique album de SCYTHE "Divorced Land" en 2001 ? Plus de vingt années sont passées et Thomas THIELEN mène depuis une brillante carrière solo et ce "Pareidoliving" est sa huitième production sous le pseudonyme de T.

Évidemment je ne vais vous dire que T révolutionne la musique progressive, Thomas compose selon ses propres gouts et c'est la meilleure décision qu'il ait prise, et ses gouts sont avant tout le GENESIS des années soixante-dix, le MARILLION post FISH et l'Arbre Porc Épic versus douceur pour ne citer que les plus emblématiques.

Thomas nous propose huit titres sur son huitième disque, pur hasard, dont cinq affleurent ou dépassent les dix minutes, le premier "The Same Old Everything" culminant à treize minutes trente-quatre. Et ce titre nous propose une forte connotation hogarthienne et ce ne sera pas le seul, c'est superbe d'un bout à l'autre et pourtant je ne suis absolument pas un défenseur de Steve HO, bien au contraire, le MARILLION d'aujourd'hui ne faisant pas partie de mes priorités d'écoute, cela signifie aussi qu'il est difficile de se détacher de ses influences, petit reproche que nous retrouverons tout au long de ce "Pareidoliving", une œuvre trop chantée à mon gout (9/10) néanmoins.

Passons à "The Light at the End of the Light" qui met en valeur la guitare de Thomas bien qu'elle ne soit pas son instrument d'origine mais qu'il a su brillamment apprivoiser au fil du temps, une pièce qui déroule et que l'on peut passer en fond sonore sans gêner quiconque (7/10). Après la parenthèse pianistique "How Now to Speak" nous arrivons au titre le plus court de l'album avec "The Idiots Prayer", toujours dans la même mouvance avec cette voix légèrement trainante, difficile de faire plus hogarthienne, on dirait une pièce perdue de "Brave" ni plus ni moins......(8/10) avec un refrain magique et "dansant" !

"The Scars of the Sky" est la première des quatre plages de dix minutes qui se suivent et forment la seconde moitié de l'œuvre, remplie de bidouillages électroniques entre deux riffs de six cordes, la plus originale et également la moins facile d'accès pour l'auditeur lambda (et pas que), à écouter de nombreuses fois avant de l'accepter éventuellement (6/10), trop chantée…à mon avis. Nous poursuivons avec "Behind this Pale Face", serait ce celui de Thomas? titre enchainé au précédent plus mainstream avec quelques cascades de piano cachées sous l'enveloppe vertigineuse des guitares, comme un exutoire (7/10).

Puisque nous venons d'évoquer le mot, la septième pièce est cachée ! "A Relevant Lovesong " et il eut été dommage qu'elle le reste car il s'agit d'un des titres majeurs sur l'ensemble du disque, un savant mixage entre MARILLION HO et GAZPACHO (rappel je ne suis fan ni de l'un ni de l'autre) et pourtant j'apprécie beaucoup ce titre, comme quoi rien n'est jamais perdu ! la guitare y est le principal vecteur mélodique porté par une rythmique feutrée, vraiment plaisant (8/10).

La cerise sur le gâteau c'est la plage conclusive "Tell the Neighbors We're Fine", voix off, chœurs féminins et masculins en double écho, six cordes plus aérienne "tu meurs", une pièce facilement mémorisable, un véritable feu d'artifice de lyrisme qui pourrait être géantissime en version live, du bon, du très bon progressif comme on l’aime… (9/10), même si trop chanté, mais cela vous le savez déjà, seul vrai reproche récurrent que je ferais à Thomas THIELEN.

PISTES / TRACKS

    1. The Same Old Everything (13:34)
    2. The Light at the End of the Light (8:51)
    3. How Now to Speak (2:20)
    4. The Idiots Prayer (5:30)
    5. The Scars of the Sky (10:01)
    6. Behind this Pale Face (9:46)
    7. A Relevant Lovesong (10:53)
    8. Tell the Neighbors We're Fine (10:30)

- Thomas THIELEN : All instruments

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