CHRONIQUE / REVIEW

Sky Cries Mary

Wandering In The Vastness

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Releases information

Release date:

January 22, 2022

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Trail Records

USA

Alain Massard - February 2022

INTERVIEW HERE

8,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

SKY CRIES MARY, connu récemment en 2020 avec son album précédent, m’avait séduit pour insuffler un rock prog mélodique, planant, psychédélique et stoner; un son me rappelant les transes de la déjantée et toujours jeune PATTI SMITH. Un 13e album après un début en 1986, un intermède fin 2007 et un renouveau depuis la nouvelle décennie. Leur musique est une véritable synthèse de sons, de sentiments, de pensées, amenant à la méditation en cette période pandémique; isolés mais déterminés à donner le meilleur d’eux-mêmes, ils ont été secondés par Jack ENDINO pour concevoir cet album psychédélique, spirituel et métaphysique, une aventure singulière sortant des rêves de Rodrick en partie.

« Crystal Gazing » débute avec entrée transe rock dark wave, un air réservé estampillé rock spatial puissant. « L Train » sur une mélodie pop froide groovy, de la pop des 60’s grasse, rugueuse, agressive qui revient déjà à leurs fondamentaux. « Red Red Fox » avec la batterie claire et sèche, lointaine métronomique, des sons psychédéliques et une voix sur un mantra pour transe; un paysage onirique aérien provenant d’un monde différent. « Can't Find the Time » du rock brut avec un peu de sève des jeunes ROLLING STONES !! Un break psyché sur du MOTORPSYCHO ou MONSTER MAGNET punky, rythmé, expressif; ça part sur une belle mélodie avec les voix en alternance de Rodrick et Debra. « Chaos at the Port » et un long morceau avec effet slide western, un son avec la guitare de The EDGE; quand les voix associées se conjuguent à la mode hippie des 60’s et invitent encore à la méditation.

« Bright Biggest Eye » pour un rock sudiste minimaliste et une belle montée rock-stoner psyché délicate qui continue sur « The Dolmen » pour l’enchaînement jungle, indiens, mantra oriental avec percussions tribales et synthé sitar, poursuivant par « Jodo » et ses violons, une basse omniprésente, des synthés en réverbération. De la folie musicale, peut-être le meilleur morceau avec de l’ambiant sur les vieux TANGERINE DREAM. Étonnant. « Brifge Sleepers » sur The CLASH, les POGUES, un tonique rock folk à l’état brut teinté de punk, déroutant après les passages ambiants précédents. « Raga Metal Machine » ouh là l’intro qui décoiffe, les 60’s avec une bonne dose de LSD et autre toxiques agréés en ce temps-là, des voix psalmodiées à l’envers en long crescendo et ce synthé sitar qui part très loin. « A Lonely Deer » pour le titre normé, les voix se partageant la vedette sur une guitare slide, causante et la batterie qui suit. « Dream Yourself to Sleep » à nouveau sur un mantra psychédélique; des pads, des percussions encore, une scie à bois vibrante, une flûte psyché, de la réverbération inquiétante; déroutant, le rythme s’accélère pour le dernier crescendo mantra qui nous emmène vers Neptune et Saturne.

SKY CRIES MARY propose une heure de digression spatiale mêlant le rock planant psychédélique aux sons mantras envoûtants; bon il faut s’accrocher et ouvrir ses oreilles à défaut de ses chakras mais le temps joue en faveur de cet album complètement hypnotique où je me surprends à taper sur le clavier en accord avec le djembé. C’est vintage, mélancolique sur les errements de Jim MORRISON, c’est vintage sans être vieux, c’est transe et rock sans drug mais comme lu par ailleurs, c’est aussi bon avec.

PISTES / TRACKS

    1. Crystal Gazing (3:19)
    2. L Train (5:15)
    3. Red Red Fox (5:33)
    4. Can't Find the Time (5:00)
    5. Chaos at the Port (7:02)
    6. Bright Biggest Eye (4:32)
    7. The Dolmen (2:52)
    8. Jodo (1:35)
    9. Brifge Sleepers (3:52)
    10. Raga Metal Machine (7:23)
    11. A Lonely Deer (5:46)
    12. Dream Yourself to Sleep (10:21)

    Total :62’30’’

Rodrick Wolgamott: Lead Vocals, Lyrics
Ben Ireland: Piano, Acoustic & Electric Guitars, Bass, Percussion, Drone, Mellotron, Organ, Synthesisers, Recorder
Kevin Whitworth: Guitar, Loops, Bass, Organ, Synthesisers, Keyboards, Percussion
Jack Endino: Guitar, E-bow, Programmed & Real Drums
Curt Eckman: Bass, Keyboards, Synthesisers
Debra Reese: Vocals, Synthesisers, Wooden Flute, Percussion

musiciens / musicians