CHRONIQUE / REVIEW

Project: Patchwork 3

Ultima Ratio

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Releases information

Release date:

April 8, 2022

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Progressive Promotion Records

Allemagne / Germany

Alain Massard - May 2022

8,9

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Gerd ALBERS a bénéficié de l’aide de moult artistes tels que Jean PAGEAU (MYSTERY), Marek ARNOLD (TOXIC SMILE, SEVEN STEPS TO THE GREEN DOOR) et Martin SCHNELLA (FLAMING ROW) pour sortir ce 3ème album. Ah j’oubliais Gerd c’est le touche à tout au son allant des MOSTLY AUTUMN, ARENA, FLAMING ROW, TOXIC SMILE ou les plus anciens ELOY et AYREON ; du rock prog raffiné avec 6 vocalistes différents et 10 ans de son intrigant art-rock. Il sort ce 3e concept album parlant de la pandémie, sur une réflexion musicale et sociétale, un avenir sombre retranscrit en textes ; ici c’est déjà la 5e vague et ses mesures de plus en plus inhumaines. Un son plus moderne, accessible, moins folklorique que son prédécesseur dans lequel nous nous jetons.

« Ultima Ratio (Pt. I) Prologue » intro symphonique, sur du métal prog à la AYREON, latente et enivrante, le titre qui te fait lâcher les watts sur ta chaîne, très bonne entame. « New Normality » retour de cette guitare acoustique amenant un titre prog métal conventionnel sur un son des derniers PINK FLOYD où la singularité vient du break mi phrasé, mi RAP déroutant un instant ; le solo de guitare bien gras après relève l’impression, ça part sur VAI, MALMSTEEN, BLACKMORE, bref que du bon avec un synthé gras et juteux comme il faut dans une ambiance hard mélodique. « Weeks of Sorrow » entrée jouissive sur la mise en avant de la batterie, puis un air limite AOR sur ce titre mélodique consensuel bien typé 80’s pour le fait. « Code Red » enchaîne retour à la guitare acoustique et à l’arrivée d’un vocal féminin versant dans la ballade bucolique qui va aller crescendo pour un final haut en couleur à la MOSTLY AUTUMN. « Hope » pour l’intermède acoustico-électrique, le titre qui donne toutes ses lettres de noblesse au prog en général en éditant ces petits bijoux.

« Dead-end Street » continue avec le titre qui risque de mettre tout le monde d’accord : plus élaboré, plus lourd, plus nerveux, plus dans la mouvance métal prog de cette décennie. Couplet pop en retrait puis ça part avec ce riff qui fait du bien ; la lourdeur de l’air ne me fait pas trouver de sons analogues, ce qui est une bonne chose finalement ; ça plonge dans le métal mélodique des 90’s, les réminiscences ne sont pas trop marquées. Petit plus au solo final et à la voix magique d’un grand frontman par ailleurs sur son groupe d’origine. « Depressed Sentiments » pour la seconde ballade romantico-folk où le piano et les chœurs peuvent vous faire penser à un ALAN PARSONS édulcoré, à un MAGENTA, un KARNATAKA, un peu mièvre et longuet. « Keepers of the Fire » enchaîne avec le titre fleuve intro douce spleen avec un soli guitare mélodique puis break prog métal nerveux, sur un air rappelant les FAITH NO MORE ou TOKYO BLADE et RUSH pour ce phrasé caractéristique ; break encore avec la voix posée de Jean PAGEAU qui amène chaleur et velouté, oui on en mangerait ; sa flûte fascine, léger clin d’œil au GENESIS d’antan de fait, les notes deviennent cristallines puis ça redécolle pour le dernier tiers plus symphonique avec ce pad de batterie qui n’en finit pas ; le final envoûtant entre envolée de notes et son mystérieux rempli de spleen, peut-être un espoir de fin positive, bref le titre parfait. « Ultima Ratio (Pt. II) Epilogue » vient boucler ce set par le bis de l’intro, morceau où l’art musical devient une thérapie pour ce bas monde.

PROJECT PATCHWORK3 est donc le concept musical qui se laisse écouter facilement, presque trop justement. Des titres mélodiques, doux, mélangés avec certains plus nerveux peuvent perturber l’auditeur attentionné captant cette différence assez déroutante ; du mélodique oui, de l’art rock oui, de la musique progressiste bien formatée pour ne pas effrayer et passer un bon moment, que demander de plus pour oublier un temps cette pandémie ? Un bien bel album qui montre que les deux protagonistes ont mis à profit ce confinement imposé et signent de fait une très belle surprise.

PISTES / TRACKS

    1. Ultima Ratio (Pt. I) Prologue (3:42)
    2. New Normality (8:54)
    3. Weeks of Sorrow (6:25)
    4. Code Red (6:10)
    5. Hope (2:36)
    6. Dead-end Street (8:27)
    7. Depressed Sentiments (6:17)
    8. Keepers of the Fire (12:45)
    9. Ultima Ratio (Pt. II) Epilogue (2:47)

    Total : 58’03’’

- Gerd Albers: Guitars, drums & percussion, backing vocals

With:
- Lars Köhler: Vocals
- Arno Menses: Vocals
- Miriam Kraft: Vocals
- Olaf Kobbe: Vocals
- Anne Trautmann: Vocals
- Jean Pageau: Vocals, flute
- Matthias Bangert: Bass
- Johannes Pott: Drums
- Marek Arnold: Keyboards
- Daniel Eggenberger: Keyboards
- Volker Wichmann: Keyboards
- Ben Azar: Lead guitars
- Martin Schnella: Lead guitars
- Marco Wriedt: Lead guitars

musiciens / musicians