CHRONIQUE / REVIEW

Post Generation

Control-Z

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Releases information

Release date:

May 27, 2022

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Luminol Records

Italie / Italy

Guillaume Desmeules - September 2022

8,6

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Avez-vous déjà voulu effacer de votre mémoire un souvenir gênant? Mais attention, il est possible que vous perdiez un peu de vous-même en court de processus. C'est un petit aperçu de l'histoire dystopique que Matteo BEVILACQUA nous propose dans son deuxième album, « Control-Z ». Étant aussi bassiste pour le groupe de Metalcore DIARIES OF A HERO, BEVILACQUA décida de faire un projet solo en 2014 sous le nom de POST GENERATION et sorti un premier album la même année intitulé « Lost Generation ». Laissant de côté le style métal, l'album démontre un coté prog intimiste se rapprochant à un mélange entre PORCUPINE TREE, ANATHEMA et le coté calme de OPETH. Il s'entoura de Carlo PELUSO au clavier et d'Antonio MARINCOLA à la basse au cours des années suivantes pour ainsi s'occuper que de la voix et la guitare. Il invita deux batteurs de session à se joindre à eux, Christoph STAHL et Paolo RIGOTTO, ainsi que Michaela SENETTA à la voix, qu'on avait pu entendre dans la première création. Après 7 ans de dur labeur à peaufiner l'album, « Control-Z » voit le jour en Mai dernier. Bien qu'il ait toujours une très grande influence à PORCUPINE TREE, l'ajout d'un claviériste apporte plus de viande au résultat en plus d'un son encore plus rock progressif.

Débutant un peu comme l'introduction d'une comédie musicale avec PELUSO au piano, ça me fait aussi penser à Tom WAIT à ses débuts, « This is my day » continue avec la guitare, basse et batterie sur un ton rock très énergétique. À mi-chemin, le tout se tranquillise et devient très mélodieux avec une clarinette en arrière-plan qui est comparable au travail solo de STEVEN WILSON. « About Last Night » poursuit le coté rock entrainant entre-coupés de moments plus calme. L'atmosphère de ces deux pièces, ainsi que quelques autres au courant de l'écoute, aurait d'ailleurs très bien pu faire partie de l'album « Fear of a Blank Planet » de PORCUPINE TREE tant l'ambiance musicale est similaire; je ne m'y plains pas pour autant, c'est très plaisant à entendre! PELUSO brille dans « You're Next in Line » avec une introduction au piano pour ensuite poursuivre avec un solo au synthétiseur durant les 2 premières minutes. S'en suit ensuite un air plutôt rocks agrémentés de progressions rythmiques avec Michaela SENETTA à la voix. De remarquables solos de guitare et de synthétiseur qui conclus la pièce démontrent une belle osmose entre les deux musiciens. « What’s The Worry » à un coté plus sombre avec une voix ressemblant à Daniel GILDENLOW et un rythme acoustico trip-hop pour revenir à mi-chemin dans l'ambiance rock mélodieux plus WILSON. Tandis que « The Cat and the Chicken » nous plonge dans une courte folie funky et rock n'roll, avec effet de réverbération sur la voix d'inclus, « White Lights and Darkest Patterns » retombe dans un coté acoustique parsemés d'effets électroniques avec quelques moments dubstep bien placés; un plaisir pour les oreilles!

La très tendre et douce « Could it be You » nous berce avec des mélodies intimistes accompagnés d'agréable moment à la guitare et le piano. « Control Z » revient vers le coté rock avec une batterie groovy près du trip-hop. À mi-chemin, PELUSO nous offre d'excellents solos de synthétiseur parsemé de rythmes et de chant plus costauds. « Nathalie », avec le retour de SENETTA à la voix, est plus folk agrémenté d'orchestration qui présente un coté parfois R'n'B. La voix chaude et bluesy de Michaela est encore un plaisir à entendre! À mi-parcours, BEVILACQUA interprète un solo de guitare puis s'en suit un solo de violon accompagné par le piano apportant un style jazz fusion. « This Cannot Work » est une pièce débutant de manière très lente aux ambiances sombres et pessimistes pour progresser pour les deux dernières minutes avec un rythme plus nerveux et agressif, voir presque métal, faisant penser aux derniers albums de OPETH. Comme toute histoire qui se termine bien, « Unforgotten Wasteland » conclue l'album de façon très positive enrichis de rythmes « feel good » remplis d'espoir et de joie terminant agréablement bien le voyage musical.

Alors, est-ce une copie conforme au groupe de Steven WILSON comme il y a eu une pelletée de clones de DREAM THEATER au cours des années 90 et 2000? Je dirais qu'il y a de fortes similitudes par moment mais qui se caractérise plutôt à un hommage de l'œuvre de PORCUPINE TREE, que BEVILACQUA doit certainement apprécier. Chaque musicien apporte une énergie qui leur est propre pour créer des mélodies qui ont du mordant! Avec une production qui n'enlève rien aux grandes pointures de la musique, l'album est très rafraichissant et ne va pas trop dans la complexité musicale. Les interventions de PELUSO au clavier sont toujours un délice pour les oreilles mais j'aurais aimé plus de moments de la sublime voix de Michaela; peut-être pour la prochaine fois! Bien que l'album ne soit disponible qu'en digitale pour l'instant, il sera possible de se procurer une version deluxe en CD avec une BD de l'histoire en prime. En espérant que le prochain ne sortira pas dans 7 ans, cet œuvre mérite qu'on s'y attarde pour ceux qui aime le coté plus accessible du prog.

PISTES / TRACKS

    1. This Is My Day (5:46)
    2. About Last Night (5:08)
    3. You’re Next In Line (7:10)
    4. What’s The Worry (3:23)
    5. The Cat And The Chicken (2:28)
    6. White Lights And Darkest Patterns (4:50)
    7. Could It Be You (4:24)
    8. Control Z (4:59)
    9. Nathalie (5:24)
    10. This Cannot Work (5:38)
    11. Raising The Bar (1:18)
    12. Unforgotten Wasteland (6:47)

Matteo Bevilacqua – Vocals, Guitar
Carlo Peluso – Keyboard
Antonio Marincola – Bass
Christoph Stahl – Session Drums
Paolo Rigotto – Session Drums and Mixing Desk
Michaela Senetta – Vocals

musiciens / musicians