CHRONIQUE / REVIEW

Major Parkinson

Valesa - Chapter 1: Velvet Prison

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Releases information

Release date:

October 7, 2022

Format:

CD, Digital, Vinyl, K7

Label:

From:

Apollon Records

Norvège / Norway

Alain Massard - October 2022

8,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

MAJOR PARKINSON, nom trouvé dans un vieux bâtiment de théâtre, fondé en 2003, 1er album en 2008, nom associé à TOOL et FAITH NO MORE au départ, distillant de la pop, rock, hardcore et prog...pas évident. La voix de Jon peut rappeler celle de feu COHEN, Steve VON TILL ou Tom WAITS; groupe collisionneur de son avant-gardiste baignant entre synth-pop, new wave, cinématique et psyché-progressif, de l’art rock dans toute sa splendeur. Des textes sur la vie politique pour leur 6e album basé sur des mélodies sombres, sur une base synthé grasse et 4 ans et demi de travail pour l’accoucher.

7 vrais titres mêlés à des intermèdes pour un concept inédit :
« Goodbye Blue Monday » intro cinématique, mode actuelle entre film et séquence ‘The Wall’, crescendo violent orchestral avant « Behind Next Door » voix à la Cohen chaude, langoureuse sur un piano mélancolique, air du 1er ‘Top Gun’ et ça décolle sur un live où c’est plus Garou (oui je connais) ou Joe Cocker qui semble prendre le micro, étonnant, divin et solennel sur cet air… entêtant; bon on est loin de ce qu’ils faisaient avant. « Saturday Night » pas le disco quoique; des nappes de synthé tribaux, un peu de pop new wave éthérée, étrange; les claviers planants, la voix de Claudia enfantine, tout ça déroute, sonne grandiloquent, symphonique avec le final orgue bluffant. « Ride In the Whirlwind » pour l’interlude piano comptine pré-foxtrot? Ça dénote du départ, ça met l’oreille en alerte et lance « Live Forever » toujours sur des synthés lourds, entraînants, un peu sur le MEAT LOAF en plus pop que rock; air tonal syncopé qui booste le titre et amène les vocaux naturellement, les chœurs cristallins puis une basse boîte à rythme qu’il faudra ingérer, oui dansante. Ça monte et avance vers le synth-pop, la dream-music, il faut écouter et monter d’un étage pour avaler « Sadlands » sur un son live, air country-rock cinématique encore, ambiance de stade, ça mettrait des frissons derrière la nuque, quelle voix en tout cas de Jon; intermède imparable singulier et « Intermezzo » suit sur un DEAD CAN DANCE ‘électronifié’, transe musicale sombre wallienne à nouveau; cinématique ambiant latent avec courses de F1 avant-gardiste. « Jonah » et le retour de feu Leonard COHEN, air à la JOY DIVISION, THE CARS, KILLING JOKE pour une ambiance gospel avec chœurs appropriés; le synthé langoureux; le piano en break Nick CAVE un temps. On arrive à la première moitié d’un album pour l’instant inclassable, le genre éclectique à son summum; j’ai même lu réminiscence à la PET SHOP BOYS c’est pour dire, allez on ferme et on s’en va vers « Velvet Moon » pour un titre court intimiste piano-voix Jon abusant de sa voix suave atonale.

« Irina Margareta » suit pour le titre encore plus désopilant dans le bon sens du terme, c’est chaud, solennel, grandiloquent; c’est nostalgique, cinématique, épique. Ça monte avec le synthé entêtant reconnaissable maintenant, Jon monte sa voix la descend sur celle de l’archange, on est conquis. « The House » revient sur l’ambiance sombre classique avant de partir sur un air charisma génésisien… avant de repartir sur un son post new wave déroutant vous l’aurez compris; c’est pop dansant, je sais que beaucoup ne vont pas comprendre la chronique sur ce site...mais c’est bien progressiste comme un TEARS FOR FEARS, un SIMPLE MINDS, un TALK TALK. « The Room » embraye, ça change et c’est dans la même lignée, la force du synthé basse avec les chœurs en mélopée; un violon sur mélodie à la TANGERINE DREAM vient jeter encore plus le trouble si c’est possible, les synthés se veulent plus aigus et dansants dans l’air des BUGGLES des 80’s maintenant. Je note que cet album est excellent pour éviter de tomber dans Alzheimer au vu des souvenirs engendrés. « Posh-Apocalypse » interlude cinématique brut sur KRAFTWERK par exemple, sur les BOF des séries ‘Supercopter’ ou ‘ K-2000’, bien plus long qu’il n’y paraît et « Moma » pour le break ultime dans cet album, du hard transe punk noisy déclassé, une mitraille de sons avant de prolonger sur Claudia surfant sur les notes de synthé, nous noyant un peu plus dans ce maelstrom musical. « Lemon Symphony » autre intermède cinématique sur un beat rapide, des chœurs, déroutant, progressiste. « Fantasia Me Now! » tiens voilà QUEEN maintenant avec ‘Radio Gaga’, bon le dernier vrai titre avec Claudia et Jon sur un air plus ou moins effréné, le style : un peu de cuivres à la BRAND X, hop la voix à la Kylie MINOGUE maintenant. 3’40’’ break soudain et ça repart; le final devient hargneux sur la voix, doux sur le synthé, un melting-pot musical cinématique inclassable amenant « Heroes » enfin, en fin aussi pour asséner le coup de grâce, Jon livrant son dernier chant phasé sombre sur le piano tandis que Claudia donne le la pour aérer l’air, moment important pour revenir de cette heure onirique.

MAJOR PARKINSON je l’ai lu et ça traduit bien l’effet ressenti vient de sortir un ‘album ressemblant plus à la conduite d'un cabriolet sur un boulevard océanique dans un coucher de soleil brûlant et psychédélique avec des champignons qui s'éloignent au loin’!

Vous devriez vous accrocher si vous ne connaissiez pas encore, sinon vous savez que vous allez écouter un genre musical inclassable unique qui ne laisse pas indifférent. Attendons le Chapter 2.

PISTES / TRACKS

    1. Goodbye Blue Monday (1:14)
    2. Behind the Next Door (4:41)
    3. Saturday Night (4:15)
    4. Ride in the Whirlwind (1:45)
    5. Live Forever (7:29)
    6. Sadlands (1:17)
    7. Intermezzo (2:20)
    8. Jonah (6:47)
    9. Velvet Moon (2:04)
    10. Irina Margareta (5:17)
    11. The House (3:32)
    12. The Room (4:52)
    13. Posh-Apocalypse (2:10)
    14. Moma (2:20)
    15. Lemon Symphony (2:03)
    16. Fantasia Me Now! (7:11)
    17. Heroes (2:48)
    Total : 62’06’’

- Jon Ivar Kollbotn / Vocals
- Sondre Skollevoll / Guitar, backing vocals
- Øystein Bech-Eriksen / Guitar
- Lars Christian Bjørknes / Keyboards
- Claudia Cox / Violin, vocals
- Eivind Gammersvik / Bass
- Sondre Veland / Drums

musiciens / musicians