CHRONIQUE / REVIEW

Madmess

Rebirth

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Releases information

Release date:

December 10, 2021

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Self-Released

Portugal

Mario Champagne - February 2022

INTERVIEW HERE

7,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

MADMESS est une formation originaire de Porto, au Portugal, mais basée depuis quelques années à Londres, profitant ainsi du regain d’intérêt de la population pour la nouvelle vague de « heavy » métal britannique. Un power trio armé d’une instrumentation simple mais, vous le comprendrez assez rapidement, à l’efficacité redoutable. Avec ce deuxième album, cette équipe aux tignasses typiques des musiciens de BLACK SABBATH dans leur jeune temps, génère par son « stoner » rock dense et imprégné des sonorités psychédéliques des années soixante et soixante-dix, et rythmé par de lourds coups de tonnerre, une tempête dans un brouillard magique qui invitent les auditeurs à voyager au pays de la boucane, portes ouvertes pour des pays fantastiques et l’espace intersidéral où le temps s’arrête, tout en planant dans leurs fauteuils. Rien de moins !

Il n’y a que cinq chansons, mais rien de court. Nos amis aiment trainer en longueur dans de longs développements alliant guitare claire et échos dans les moments sereins, très « pink floydiens », beaucoup de réverbérations grinçantes et vibrantes dans leurs phases psychédéliques très lourdes, mais en prenant soin de garder une orientation mélodique, en prenant son temps pour faire monter la sauce, ce qui fait que chaque titre arrive à maintenir l’intérêt. On pourrait y citer pour ces créations, aux touches souvent hippies, des similarités évidentes avec le « heavy metal » de BLACK SABBATH, de DEEP PURPLE, d’URIAH HEEP, mais aussi avec les premiers albums de RUSH. Pour l’aspect stoner, les amateurs de KYUSS et ELDER sauront apprécier.

Pour le titre « Rebirth », sursaturé en réverbérations, on peut même imaginer en toile de fond du OASIS, mais avec énormément de friture sur la ligne. L’album est principalement instrumental car on comprend bien que ces types s’éclatent avec leurs instruments, mais occasionnellement, il y a des courts passages chantés, noyés dans la masse, et cela passe très bien d’ailleurs, comme dans « Mind Collapse » et dans « Stargazer » où il est à son mieux.

Toutes les pièces sont bonnes, mais ma préférée s’est révélée être « Shape Shifter » à la guitare crystalline et avec son badinage bucolique très Pink Floydien, qui évolue sur une très bonne rythmique avec moins de distorsion grinçante envahissante que l’on retrouve sur les autres titres, pour par la suite nous livrer une performance démente très « hard rock » psychédélique, qui d’ailleurs, se montre la plus psychédélique de cet album, avec une ligne mélodique très excitante. Tout à fait étonnant ce que l’on peut faire comme tapage avec seulement trois instruments. « Stargazer » aussi m’a vraiment bien plu, étant plus proche de la nostalgie d’un rock classique digne de DEEP PURPLE, et quand on a grandi dedans, difficile de ne pas s’y sentir chez soi.

La grande force de ces pièces est que chacune d’elle est comme une histoire dans laquelle on sombre et où on se laisse porter par le flot. On sent que dans chacune de ces compostions, les musiciens s’y sont investis car des émotions bien présentes surgissent exprimées par la lourdeur, la joie et la beauté pastorale des paysages imaginaires peints sur leurs gammes. Vraiment, on a droit ici à un très bon album de stoner psychédélique qui devrait plaire à plusieurs, car difficile de ne pas être conquis malgré le haut niveau de distorsion, ce qui m’a le plus dérangé. Au niveau de la production, je crois qu’il y aurait eu quelque chose à faire pour réduire cette friture saturée qui semble pourtant bien avoir été voulue. Plaisirs garantis pour les nostalgiques des années 70, par un band en pleine possession de ces moyens qui produit de la musique pour « triper ». Bonne écoute !

PISTES / TRACKS

    1. Albatross (9:50)
    2. Mind Collapse (10:06)
    3. Rebirth (7:19)
    4. Shape Shifter (9:48)
    5. Stargazer (7:12)

Ricardo SAMPAIO – Guitar
Luis MOURA – Drums
Vasco VASCONCELOS – Bass Guitar

musiciens / musicians