CHRONIQUE / REVIEW

Ghost Toast

Shade Without Color

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Releases information

Release date:

March 3, 2022

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Inverse Records

Hungary

Guillaume Desmeules - March 2022

INTERVIEW HERE

9,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Il y a deux ans, j'avais fait la chronique d'un groupe Hongrois faisant de la musique rock avant gardiste progressif instrumentale à saveur cinématographique : GHOST TOAST. Cet album inspiré sur le vide existentiel, et surtout sur le poème « Hollow Men » de T.S. ELIOT, m'avais beaucoup plu à sa sortie. Quelle ne fût pas la surprise quand j'ai vu qu'ils étaient de retour cette année avec un nouvel album; dont la date de sortie était le 3 mars dernier, même date que le précédant, coïncidence? Je ne crois pas! En fait, les pièces de leur nouvel opus, «Shade Without Color », ont été en partie enregistrées en même temps que « Shape Without Form » et était supposé être un album double au départ. Le groupe est constitué de Bence ROZSAVÖLGYI à la guitare, János STEFAN à la basse, János PUSKER au clavier et violoncelle ainsi qu'un petit nouveau, Zoltán CSEROS, à la batterie.

« Get Rid Of » débute en force avec un rythme entrainant qui va à cent mille à l'heure pour s'estomper à deux reprises pour devenir plus mélodieux avec la basse et la batterie qui dominent sur un fond de clavier en arrière-plan en premier lieu et une autre partie dominée par la guitare qui rappelle un peu RUSH. La pièce se termine avec un extrait du film « 2001: A Space Odyssey » de HAL parlant à Dave BOWMAN. Débutant avec une ambiance très exotique au piano et percussion, venu presque tout droit d'un film de science-fiction dystopique, « Leaders » continue sur une partie plus dramatique guidée cette fois-ci par le piano en première partie pour ensuite avoir un extrait d'une entrevue en 1982 de Frank HERBERT, auteur des livres « Dune », à propos du pouvoir que les dirigeants politique peuvent avoir sur les gens. La musique devient ensuite plus agressive avec la guitare qui mène le bal. Place maintenant à la longue pièce de 12 minutes, « Chasing Time », qui débute en douceur avec une mélodie harmonique à la guitare accompagné de PUSKER au violoncelle pour ensuite progresser vers un rythme rock atmosphérique très bien balancé pas très loin du post rock. Le rythme s'accélère à mi-chemin et devient un peu plus technique; ce qui laisse place à CSEROS de démontrer son talent à la batterie. Le violoncelle est à l'honneur dans « Let Me Be No Nearer » qui débute le tout avec un air oriental pour ensuite revenir vers un rythme plus tranchant à mi-chemin avec des effets sonores électro pour finalement se calmer et revenir dans la douceur avec un chant féminin envoutant qui s'agence parfaitement avec l'ambiance. Sur un ton totalement différent, « Acceptance » débute plutôt sur un air très jazz latino avec des extraits de Jim CARREY lors d'un discours en 2014 en arrière plan avec un petit interlude plus heavy en milieu de parcours.

« Deliberate Disguise » nous revient avec un rythme bien musclé avec une guitare bien heavy et une batterie qui s'y donne à cœur joie avec un extrait du film « The Never-Ending Story » expliquant ce qu'est le vide. Passons maintenant à « Reaper Man », évidemment inspiré du livre du même nom de Terry PRATCHETT. Dépassant les 9 minutes, l'ambiance y est plus sombre avec un mélange d'effets sonores électro oriental et de rythme rock à dent de scie avec des extraits du livre « Guards! Guards! » de PRATCHETT. Vers les 6 minutes, l'ambiance devient un peu plus atmosphérique avec un passage du livre « Reaper Man »; la sombre ambiance sonore et musicale s'agencent parfaitement avec la voix du narrateur et réussi à capter toute notre attention! Puis, une riff presque trash metal finie la pièce de façon magistrale; une de mes préférée de l'album! « Whimper » débute très abrupte avec un choeur qui chante intensément à quelques instants. Le violoncelle s'introduit à mi-chemin pour créer une ambiance presque classique métal à la APOCALYPTICA. Puis, vers 5 minutes, l'ambiance se calme et est mener par ROZSAVÖLGYI à la guitare qui nous fait un arpège très mélodieux pour progresser vers un moment symphonique grandiose avec un extrait de la finale du poème de « Hollow Men » en narration; un autre grand moment qui donne des frissons! « Rejtekből” termine le tout sur une note très atmosphérique et orientale avec percussions et violoncelle à l'avant plan accompagné par un sampling de la voix de Csángómagyar GOLGOTA qui fait de magnifiques vocalises. Les deux dernières minutes se terminent avec un coté plus mélodieux avec la batterie, le violoncelle et le piano accompagnée par la narration en hongrois d'un poème de Ady ENDRE.

L'atmosphère cinématographique est encore au rendez-vous avec ce nouvel album des Hongrois. Bien qu'il est un peu plus heavy que le précédant, «Shade Without Color » reste très atmosphérique dans l'ensemble et ne tombe pas dans les arpèges techniques. Les extraits sonores complètent une fois de plus la musique et je trouve qu'elle démontre un coté science-fiction dystopique à certains moment. Cet album complète à merveille le précédant mais je dirais qu'il est un peu plus accessible mais n'est pas moins ennuyant! Je vous conseil fortement d'y prêter une oreille ou même les deux!

PISTES / TRACKS

    1. Get Rid of (6:00)
    2. Leaders (6:51)
    3. Chasing Time (12:18)
    4. Let Me Be No Nearer (7:14)
    5. Acceptance (5:38)
    6. Deliberate Disguises (4:55)
    7. Reaper Man (9:21)
    8. Whimper (8:15)
    9. Rejtekből (6:49)

- János Stefán / bass, sound fx, programming, acoustic guitar, keyboards
- Bence Rózsavölgyi / guitars
- Zoltán Cserős / drums, drum programming
- János Pusker / cello, keyboards

musiciens / musicians