CHRONIQUE / REVIEW

Gandalf's Fist

Widdershins

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Releases information

Release date:

November 21, 2022

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Nightkeeper Productions

Royaume-Uni / UK

Serge Laverdiere - November 2022

9,0

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Gandalf’s Fist est une formation qui a vu le jour en 2005 et était, initialement, uniquement un projet studio. Le tout étant le fruit de la collaboration du multi-instrumentiste Dean MARSH et de l’auteur-interprète Luke SEVERN. La genèse de leur musique a été influencées par le rock progressif des années ‘70 et de la musique folk traditionnelle anglaise et sont aujourd’hui, de leur propre aveu, les fournisseurs britanniques de « Medieval Space-Rock ». Je vous présente donc aujourd’hui le huitième album de la formation britannique Gandalf’s Fist qui a pour titre "Widdershins". Il s’agit d’un album concept composé de chansons conçues individuellement explorant le côté superstitieux de la nature humaine.

Pour apprécier "Widdershins" vous devez être attiré par trois choses. De un, le chant féminin (la chanteuse Kari FARISH étant promue membre à part entière en novembre 2017) et décrochant la part du lion côté chant sur cet album (Dean MARSH, Luke SEVERN et Dave OBERLÉ se partageant les autres pièces). De deux, vous devrez aimer flirter avec le prog métal par moment ou du moins avec un rock progressif assez pesant mais quand même mélodieux. Et finalement, de trois, être ouvert à entendre plusieurs instruments moins conventionnels dont la flûte irlandaise, la flûte de l'ère glaciaire, le bouzouki irlandais, la mandoline, le hautbois, la clarinette, le basson, etc…

D’entrée de jeu, la pièce « Sacrament » donne le ton avec son côté pesant (ne vous fiez pas au 54 premières secondes) car il s’agit de la pièce la plus « lourde » de l’album. La voix de FARISH n’est pas sans nous rappeler un petit côté métal gothique. Surprenamment, on y retrouve un passage de chants grégoriens qui quoique complètement opposé au style de la pièce se marie parfaitement à l’ensemble de celle-ci. On poursuit dans la même veine très énergique avec la deuxième pièce, « Widdershins », étant quand même plus mélodieuse, moins répétitive et plus achevée que la précédente avec un superbe « riff » de guitare et d’un ensemble de cordes orchestrales hyper accrocheur que l’on peut entendre à diverses reprises et qui me rappelle certains « riffs » d’Iron Maiden. Assurément ma pièce préférée de cet album, « Widdershins », nous propose d’agréables solos de guitare, lancinant pour l’un et plus en puissance pour l’autre. Une pièce de plus de 13 minutes où l’on passe à travers quelques changements de tempo et qui nous tient en haleine du début à la fin. Puis viennent des pièces au tempo plus lent tel que « Dreamcatcher » et « Wisp », cette dernière nous démontrant le côté plus médiéval/folk du band que l’on peut aussi apprécier sur « Witchmonger ». On terminera l’album avec la plus longue pièce jamais composée par le groupe soit « Cave » avec ses 19 minutes 45 secondes. Changements de rythmes, passages instrumentaux axés surtout sur la guitare mais aussi, à la fin de la pièce, sur une panoplie d’instruments tel que le violon, le violoncelle, le hautbois, la clarinette et le basson.

Moi qui aie habituellement de la difficulté à m’adapter aux voix féminines, je me suis laissé prendre au jeu probablement parce que Keri FARISH ne tente pas de forcer sa voix. On se rend rapidement compte qu’elle a une excellente voix et ce qui est le plus agréable c’est qu’elle n’en abuse pas en tentant de faire éclater vos verres de cristal! On ressent bien son émotion sans qu’elle ait besoin d’en faire trop vocalement parlant.

Je ne cacherai pas que j’ai énormément apprécié l’ensemble de la dernière œuvre de Gandalf’s Fist pour laquelle j’avais certains doutes avant d’en débuter l’écoute. Ceux-ci se sont rapidement dissipés en constatant la qualité des compositions, la variété intéressante des tempos ainsi que l’utilisation d’instruments plus rares. Les qualités vocales de Keri FARISH ne font qu’augmenter la qualité de l’expérience générale. Selon moi, il est fortement possible que « Widdershins » se retrouve parmi vos albums préférés de 2022 comme c’est le cas pour moi. Bonne écoute!

PISTES / TRACKS

    1. Sacrament (7:04)
    2. Widdershins (13:32)
    3. The Haruspex (8:26)
    4. Dreamcatcher (5:24)
    5. Wisp (6:56)
    6. Man of Signs (8:21)
    7. Witchmonger (4:18)
    8. Cave (19:45)

    Total Time 73:46

-Dean Marsh: Electric & Acoustic Guitar, Bass, Backing Vocals, Lead Vocals, additional Synths, Mandolin, Irish Bouzouki, Ice-Age Mammoth-Flute, Tin Whistle
-Luke Severn: Additional Vocals, Lead vocals
-Stefan Hepe: Drums and Percussion
-Ben Bell: Keys/Piano/Synths, Backing Vocal/Choir of Doom, Fretless Bass on "Dreamcatcher", Nashville Guitar on "Wisp"
-Keri Farish: Lead & Backing Vocals

Additional Musicians:
-Tim "Ripper" Owens - Additional Vocals on "Sacrament"
-Dave Oberlé - Vocals & Bodhrán on "Wisp"
-Pavle Popov - Double Bass on "Wisp"
-Faliq Auri - Uilleann Pipes, Low and High Whistles on "Wisp"
-Tom McCluskey - Cello on "Wisp" and "Cave"
-Jess Townsend - Violin/Viola on "Cave"
-Brandon Wilkins - Flute/Oboe/Clarinet/Bassoon on "Cave"
-Daniel Pearce - Additional Chants on "Widdershins"
-Alicia, Rafferty & Eira Marsh - Additional Crowd Chants on "Witchmonger"

musiciens / musicians