CHRONIQUE / REVIEW

Face The Day

Echoes Of The Child's Mind

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Releases information

Release date:

September 22, 2022

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Self-released

République Tchèque / Czech Republic

Alain Massard - September 2022

8,6

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

FACE THE DAY vit musicalement depuis 2014 distillant un néo prog moderne dans la lignée d’un PINEAPPLE THIEF, PORCUPINE TREE ou KATATONIA; des touches atmosphériques à la MOGWAI, un zeste de post rock, de l’art rock floydien en fait. Un thème central mélancolique demeure dû à la perte de la mère de Martin, moment où il a replongé dans des K7 provenant du domicile parental. C’est le 3e album dont il garde les rênes après avoir joué dans MINDWORK. Son groupe veut offrir de l’air frais alternatif avec des mélodies agréables partant sur le prog, le jazzy, l’ambiant et le psychédélique moderne.

“It's Over” début et plus longue piste avec un instrumental chaud, qui fait monter la sauce; titre solennel entre vocal limite phraser langoureux aidé de celle de Kristyna et guitare floydienne cristalline; break floydien psychédélique ensuite sur ‘Meddle’ selon moi. “Grown Up” pour la ballade piano onirique, solennelle encore, le titre mélancolique de toute beauté qu’aurait pu écrire ANTIMATTER, ANATHEMA ou Kristoffer GILDENLÖW; la montée symphonique avec violons fait frissonner. “There's a Place in My Mind Where I Tend to Hide” à l’intro plus rock, se démarquant des poncifs prog édulcorés; le titre au tempo qui fait bouger, qui peut faire danser, une révolution dans ce monde prog un peu trop forclos; je pense tout de suite au travail mené par Steve WILSON; air hypnotique avec chœurs post-rock 100% au loin puis ça repart sur une base rythmique soutenue; un crescendo à la MOGWAI là. “Bright Dot in the Darkness” son synthé new wave des KILLING JOKE au départ, puis une harmonie polyphonique à la Gary NUMAN glaciale bien entendu; de l’alternatif lorsque la passerelle antinomique du punk peut être pensée, chose aberrant pour un progueux de base.

“Dawn” à l’intro cinématique, la mode 2022 actuelle, air western un temps; texte sombre sur l’enfance, air crossover, ouh je m’en sors bien, avec chœurs langoureux crimsoniens; moment où je pense aux K7 qu’il a dû écouter. “Entangled Souls” pour un radio edit, rock fusion alternatif qui ne fait pas son âge; c’est frais et ça rappelle des sons anciens "Driver's Seat” en l’occurrence un instant, moi aussi je tourne aux souvenirs; bref morceau pour se raccrocher à la vie, à l’idée qu’un après est toujours envisageable; ode à sa mère sur une guitare plaintive. “Panta Rhei” instrumental guitare pour prolonger l’ode d’avant entre acoustique et électrique, solennel comme une épitaphe. “Last Kiss” pour conclure ce concept au niveau souvenir, le… dernier baiser sur une ballade hors du temps floydienne, sombre et cristalline; le post-rock de base pour donner le signe que toute fin amène un nouveau départ; un titre hommage brut avec le saxo lyrique comme flèche-souvenir, lien à jamais ancré. Un titre...accrocheur avec une voix en finale pour rappeler que l’on est tous enfant à jamais.

FACE THE DAY sort un bon album de rock alternatif progressiste à la frontière entre mélancolie et espoir; un deuil et des souvenirs d’un côté, une errance musicale régressive salvatrice pour dépasser ce moment inhumain mais aussi complètement normal de la Vie. Après le son métal prog de MINDWORK, Martin prouve ici que la musique est hors tiroir et peut se vivre de différentes façons. Un album frais dans le monde musical à la lisière de nombreux groupes, singulier et inclassable, à écouter un soir près de la cheminée pour le moment intimiste et méditatif.

PISTES / TRACKS

    1. It's Over (8:12)
    2. Grown Up (3:54)
    3. There's a Place in My Mind Where I Tend to Hide (5:39)
    4. Bright Dot in the Darkness (4:52)
    5. Dawn (3:44)
    6. Entangled Souls (4:02)
    7. Panta Rhei (2:24)
    8. Last Kiss (5:00)

    Total: 37’47’’

- Martin Schuster: Vocals, guitars, other instruments
- Dominik Vozobule: Bass
- Roman Vicha: Drums

With:
- Kristyna Kralova: Vocals (1)
- Martin Plachy: Saxophone solo (8)

musiciens / musicians