CHRONIQUE / REVIEW

Esthesis

Watching The World Collide

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Releases information

Release date:

August 19, 2022

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Misty Tones

France

Alain Massard - September 2022

9,0

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

ESTHESIS groupe toulousain, né en 2013 sous l’impulsion Aurélien GOUDE, multi-instrumentiste ayant baigné dans le rock prog des 70’s; j’avais nommé PINK FLOYD, SUPERTRAMP, AIRBAG, ANATHEMA ou PORCUPINE TREE comme références. Bon là j’étais prévenu de l’évolution que le groupe voulait prendre, jazzy, bluesy, cinématique, alternatif, électro et génésisien dans le fond pour nous aider à percevoir les sensations musicales. Une musique intime pour plonger dans un univers de sons, l’un de ceux où la technique laisse place à l’émotion, l’introspection, la mélancolie positive; bref un album fusionnel avec addition de cuivres pour un univers art-rock.

« Amber » mid-tempo au départ, riff lourd de synthé sur une sonorité jazzy pour mettre l’ambiance; titre langoureux et hypnotique à la fois, ça pose l’atmosphère, les notes de piano cristallines idéales, sud-américaines avec la guitare spleen à la THE GATHERING, surtout lors de l’explosion progressive; Baptiste a déjà un beau touché lors du solo, bref dans la lignée de leur 1er avec une trame groovy. « Place Your Bets » suit et démontre l’évolution musicale floydienne de base associée à la nonchalance bluesy amplifiée par la basse tenue par Marc; le saxo à mi-parcours bluffant entre ces deux rythmiques fortes et les chœurs. Un solo synthé final pour montrer qu’il n’y a pas que la guitare dans la vie musicale, doux et torturé; titre coulant comme un album des MASSIVE ATTACK. « Skimming Stones » sur une note du ‘Bal des Laze’ au lent crescendo, sur un climat clair-obscur langoureux, sifflotement en arrière, air mélancolique ou dubitatif, c’est selon vous; le violon est bien dépressif et amène dignité, sagesse et introspection à ce titre. On est loin de chercher le solo, on est rentré dans la musique du groupe. « Wandering Cloud » vous êtes sur la piste d’envol; air entre jazz et rythm & blues répétitif rien qu’au refrain; c’est doux, singulier et ça pose question sur la direction du groupe; Mathilde amène un vocal discret juste avant cette montée… oui THE GATHERING en plus soft puis cette trompette associée aux chœurs fait diversion; ébahissement musical là avec encore un sifflet en instrument rythmique; frisson en me rappelant ici le concert où ils la proposaient en avant-première.

« Vertigo » déboule emmené par Marc et soutenu de mélismes d’Aurélien; air latent progressiste là, Arnaud fait monter la sauce pour un crescendo dithyrambique, sans classification particulière; c’est du ESTHESIS et c’est ensorcelant, le solo giclant à la Ian CRICHTON aidé de cuivres peut heurter le progueux de base, perso je vois encore le déhanché de doigts d’Aurélien sur ce morceau, bref conquis. Surtout par ces dernières notes à la ‘Riders On The Storm’. « 57th Street » nous fait partir à Manhattan; je reconnais le chien du 12 street! Ambiance jazzy avec le piano et ‘Riders’ à nouveau. La voix bluesy toujours langoureuse monte sur une déclinaison semi andalouse, tempo sombre et riff hard malsain faisant montrer des dents, étrange ce que la musique peut nous faire faire. Titre progressiste dans le fond, intimiste et évolutif, de la pure création musicale, de l’art-rock, là je pense qu’un ami va être content de lire cela. Chœur bienvenu sur déclinaison sirène attention; la partie finale se veut plus métal, le rythme s’amplifie en gardant cependant un climat éthéré; break cinématique accroissant le côté sombre, fin brusque pour le replay? « Through My Lens » cinématique, quand je dis que c’est l’année pour; saxo, piano pour ambiance film noir, fumée du détective, doute quant à la recherche du mobile, ça y est je pars dans la musique encore et encore; bonne recherche musicale il y a, influence jazzy fondante il y a, break tourmenté avec claviers cristallins puis torturés il y a aussi, un peu sur un solo des DEEP PURPLE, ça explose sourdement, ça devient jouissif dès les 3’10’’; solo guitare à la GILMOUR en plus hard. Aurélien reprend le rythme par sa voix et son souffle, un harmonica venant maintenant seconder le saxo qui s’essouffle.

ESTHESIS a évolué; du rock prog jazzy, cinématique, R&B, de l’art rock avec la connotation esthésisienne faite pour donner l’occasion de ressentir pleinement chaque note, chaque air, chaque titre sensible et brut. Musique sombre au climat intimiste créée pour faire vibrer dans ce monde anesthésié, c’est ce que je pense à la fin de cet album au feeling déroutant. Bon un album qui te met une baffe au fur des écoutes, c’est ça. Les parties lourdes plus rares sont amplifiées et dégagent encore plus d’émotion. Dépêchez-vous de vous y jeter, le 3e est déjà en gestation.

PISTES / TRACKS

    1. Amber (6:46)
    2. Place Your Bets (7:24)
    3. Skimming Stones (5:12)
    4. Wandering Cloud (6:00)
    5. Vertigo (5:00)
    6. 57th Street (12:00)
    7. Through My Lens (8:07)

    Total : 50’29’’

- Aurélien Goude: Keyboards and vocals, lap steel guitar (4, 6), guitar (2), harmonica (7), drum/FX programming (3), bass programming (6
- Baptiste Desmares: Lead guitar
- Marc Anguill: Bass
- Arnaud Nicolau: Drums

With:
- Mathilde Collet: Backing vocals

Guests:
- P-Horns section (1, 2, 4, 5, 7): Maceo Le Fournis (Tenor saxophone), Axel Foucan (Trombone), Yannis Beugré (Trumpet)
- Mathieu Vilbert (3, 8): Violin
- Vincent Blanot (4): Banjo, electric banjo, mountain dulcimer, percussion

musiciens / musicians