CHRONIQUE / REVIEW

Devin Townsend

Lightwork

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Releases information

Release date:

November 4, 2022

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Century Media

Canada

Serge Marcoux - November 2022

8,6

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Il y a quelques semaines, dans une autre chronique, je faisais remarquer que le parcours artistique d’un musicien peut être fascinant à découvrir. Il y a des artistes qui parcourent l’univers des notes et des albums en surprenant les auditeurs, en suivant leurs goûts, voire leurs instincts ou les opportunités qui se présentent. Si on pense aux carrières de DAVID BOWIE, PRINCE, BOB DYLAN et quelques autres, on s’aperçoit qu’il existe des musiciens dont le parcours est marqué par des changements, des expériences, des choix dictés par leur volonté et non par ce qui est attendu d’eux d’un point de vue des amateurs ou du marketing. Le compatriote canadien DEVIN TOWNSEND, qui aura cinquante ans cette année, fait partie des libres penseurs de la musique.

Voici maintenant vingt-cinq ans que DEVIN TOWNSEND offre ses talents musicaux au monde. « Lightwork » constitue son vingt-deuxième album studio auxquels on peut ajouter neuf albums en spectacle ainsi que deux vidéos. Notons que les albums sont parus à son nom, sous celui du DEVIN TOWNSEND BAND ou PROJECT, ou encore CASUALTIES OF COOL et même SNUGGLES comme l’année dernière. Néanmoins, signalons qu’il avait commencé son parcours trois ans plus tôt avec le groupe d’extrême métal STRAPPING YOUNG LAD qui a existé jusqu’en 2006. Les adjectifs qui peuvent décrire sa musique sont nombreux et ne sont pas seulement musicaux. Côté musique, vous pourrez trouver métal, post-métal, speed-métal, extrême métal, ambient, pop, progressif et même industriel. Selon les projets et les albums, on lira humoristique, fou, bruyant, outrageux ou grandiloquent pour ne donner que quelques exemples. L’homme peut faire un album entièrement seul, « Ziltoid the Omniscient », ou être entouré de dizaines de musiciens comme sur « The Puzzle ». Un parcours fascinant et qui est le sien, assumé, vibrant et mettant au défi tout auditeur qui écouterait le premier « Ocean Machine – Biomech » jusqu’à « Lightwork ».

Certes DEVIN TOWNSEND est un multi-instrumentiste mais pour son petit dernier il s’est entouré de onze amis et complices musicaux. Plusieurs, telles les chanteuses CHÉ AIMEE DORVAL et ANNEKE VAN GIERSBERGEN, ont participé à quelques albums. D’autres seront familiers aux amateurs de prog tels MORGAN AGREN, STEVE VAI ou MIKE KENEALLY pour ne donner que ces quelques exemples. « Lightwork » est le résultat du matériel composé durant la pandémie et reflète ce qu’il a vécu, et, dans une certaine mesure, ce que plusieurs d’entre nous avons aussi ressenti. Pour l’occasion et pour se mettre au défi, en quelque sorte, il a aussi choisi de travailler avec un producteur. Il s’agit d’un ami de longue date, le canadien GGGARTH RICHARDSON. Le titre choisi représente à la fois le contenu et la finalité. La musique constitue la lumière qui éclaire les noirceurs de la vie. Une vérité à laquelle je souscris corps et âme. Encore une fois, la musique de DEVIN représente un portrait d’un moment de sa vie et de sa carrière. Travailler avec une ressource externe et une équipe l’a poussé à sortir de sa zone de confort. Côté contenu, il s’agit d’un album plus ‘calme’, éminemment mélodique et, somme toute, plus simple et direct.

Voici comment s’exprime DEVIN sur son nouvel album, "C'est un peu simple structurellement et en quelque sorte commercial dans un certain sens, mais c'est quelque chose dont je suis fier et que j'aime entendre. Et ce n’est pas seulement ce que j’avais à dire à ce stade, mais aussi ce que je n’avais pas réalisé que je devais dire. Après avoir travaillé sans relâche avant cette tournée pour le terminer et être en paix avec lui, je suis fier de dire qu’il est bon." Disons aussi qu’au départ il n’était pas sûr de l’aimer parce qu’il avait collaboré avec une équipe plutôt que simplement le faire par lui-même. Il souligne aussi que d’une certaine façon l’album est plus orienté vers le volet chanson. La première vidéo offerte aux amateurs est la pièce qui ouvre l’album. Elle donne une bonne idée de ce qui nous attends aux cours des cinquante-cinq prochaines minutes. Au fil des écoutes, j’y ai entendu le volet plus pop dont il parle, un petit quelque chose de PRINCE, un je-ne-sais-quoi de « Nothing But/Bridge to Paradise » de MIKE OLDFIELD avec en fin de compte un résultat TOWNSEND fort convaincant. « Vacation », pour sa part, pourrait vous surprendre avec un côté résolument folk à la EAGLES. Surprenant certes, mais bien fait et capable de se transformer en ver d’oreille.

DEVIN dit aussi à propos de « Lightwork », "Cela représente, en quelque sorte, un pont entre deux continents. À certains égards, comme une sorte de point d'appui entre où j'étais et où je vais." Ainsi, des morceaux comme le puissant et très rock « Dimensions » et le souffle chaud, dense et un peu décoiffant de « Celestial Signals » rassureront les fans sur la capacité de notre homme de fournir des chevaux vapeur à sa musique. Les voix, la sienne, celle des chanteuses invitées et celles du ELEKTRA’S WOMEN CHOIR confèrent une grandeur et une réelle beauté à plusieurs morceaux. Je pense, entre autres, à « Hertbreaker », « Call of the Void » et « Celestial Signals ». Je parle des voix et je trouve intéressant d’utiliser une petite touche growl, sur un mode aigu, et qui fonctionne très bien sur un morceau plutôt doux et mélodique comme « Equinox ». Il est fort probable que certains amateurs de l’œuvre plus costaude et plus métallique de DEVIN TOWNSEND n’adhèrent pas à cette œuvre. Cependant, ce joyau différent pare magnifiquement son œuvre et peut aussi aller chercher des gens qui le connaissaient peu ou pas. Mais, par exemple, à l’instar d’un STEVEN WILSON qui n’a pas fait l’unanimité pour certains de ses choix musicaux, DEVIN est un artiste fidèle à ses valeurs et qui assume pleinement son parcours. « Lightwork » mérite l’attention des mélomanes et sa relative douceur ne doit pas faire oublier qu’il s’agit bel et bien de rock, avec R majuscule, progressif.

PISTES / TRACKS

    1. Moonpeople (4:44)
    2. Lightworker (5:29)
    3. Equinox (4:39)
    4. Call of the Void (5:53)
    5. Heartbreaker (7:00)
    6. Dimensions (5:23)
    7. Celestial Signals (5:12)
    8. Heavy Burden (4:23)
    9. Vacation (3:10)
    10. Children of God (10:06)

- Devin Townsend / Vocals, guitar, bass, synth, computer, orchestrations, co-producer, mixing

With:
- Anneke Van Giersbergen / Vocals
- Ché Aimee Dorval / Vocals
- Morgan Agren / Vocals, drums & percussion
- Mike Keneally / Guitars
- Steve Vai / Guitars
- Darby Todd / Drums
- Federico Paulovich / Drums
- Diego Tejeida / Keyboards
- Nathan Navarro / Bass
- Jonas Hellborg / Bass
- Elektra Women's Choir / Choir

musiciens / musicians