CHRONIQUE / REVIEW

Bridgend

Einder

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Releases information

Release date:

October 22, 2022

Format:

Digital, Vinyl

Label:

From:

Self-Released

Italie / Italy

Mario Champagne - November 2022

8,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Voici enfin le retour de BRIDGEND, un quatuor italien que j’aime bien. Ils nous proposent cette fois-ci, « Einder », en format « EP », soit le troisième chapitre de la trilogie qui raconte les aventures de « Rajas » (album de 2020), le héros du premier volet de 2017 intitulé « Rebis », qui avait effectivement fait un voyage vers une île appelée « Rebis ». Ici, quatre chansons seulement, pour 27 minutes de musique dont une pièce épique de presque 19 minutes, pour un bel assemblage de Prog tout ce qu'il y a de plus mélodique, car il faut leur donner cela, cette équipe sait composer des morceaux qui se savourent et qui coulent dans l'oreille.

Ils nous offrent encore une fois des atmosphères innovantes au niveau sonore, nous permettant de continuer à voyager dans l'histoire de leur personnage, que nous suivons depuis le début de cette trilogie. Une histoire que l'on peut saisir en décryptant les textes prononcés en italiens sur deux des morceaux, présentés sut le ton de la confidence ou de manière solennelle. Quant à la musique, que du bonheur ! Des solos délicats de clavier, dans la recherche de sons éclectiques ou dans la simplicité des sons purs d'un piano classique, des solos de guitare qui savent transmettre des émotions, une basse agile surprenante, et des percussions familières, jamais envahissantes, à leurs places quand il faut pour maintenir un dynamisme presque pop et enivrant.

L'album débute avec « Sattva », au piano et avec des petits oiseaux synthétiques bien sympathiques, dans une mélodie enjouée d'une grande simplicité et à l'efficacité redoutable, le tout se montrant entraînant, étant bien axé sur les claviers. Hallucination auditive ? J'ai cru entendre une certaine similitude au niveau de l'ambiance dans un des passages avec ce qui de faisait dans Permanent Waves de RUSH ! Cependant, dommage pour la coupure narrative ! Dans le second morceau intitulé « Toutes les nuits », le piano excelle toujours, faisant une paire brillante avec la basse, qui laissent la place aux synthés qui prennent graduellement le dessus. Un genre de crescendo au niveau dramaturgie s'installe et là cela devient hyper plaisant. La guitare électrique s'allume toute en émotions, et c'est le mot magique ici, car ils savent y faire à ce niveau ! « Tous les soirs », rien de compliqués, tout est bien aligné mélodiquement. Un petit bijou ! Vient « L'interprète sublime », qui justement porte bien son nom ! Quel partage d’émotions! Ils savent composer de la musique équilibrée et qui accroche, dans le style des « Samurais of Prog ». Des percussions précises et directes avec une guitare mélancolique nous font offrande de leurs beautés !

Pour conclure, le morceau de résistance, « Le bout du pont », comme le nom de la formation, et on a droit à beaucoup de surprises. Une entrée avec un bruit métallique, du vent, de la musique au loin en sourdine, et on en vient à se questionne sur la qualité de l'enregistrement tellement c’est étrange. Des coupures, mais c'est un effet voulu qui laisse place à ce qui ressemble à un équipement motorisé qui se transforme en un synthé qui déraille, comme le bruit d’une pièce de monnaie qui tourbillonne sur elle-même, pour finalement tomber. On pourrait aussi y reconnaitre des élans saccadés comme dans du vieux IQ. Beaucoup de synthés sur des fréquences aigus, des solos de batteries avec des synthés qui soufflent des vents d'épouvante comme sur la planète Mongo. Sommes-nous dans la trame sonore de « Flash Gordon »? Et un passage qui semble inspiré de « A Flock of Seagulls » par le travail des claviers, de la basse et des percussions, dans une ambiance plutôt lumineuse. La performance du bassiste mérite qu’on se concentre sur cet instrument, presque un Geddy LEE, accompagné de synthés en hautes fréquences, cela donne des sonorités originales, sans oublier les insertions de passages rapides, rendant le tout très dynamique avec des aspects caméliens. Les textes racontés sur fond d'interférences viennent couper le rythme, ce qui est dommage, mais comme ils ont une histoire à raconter, on doit vivre avec ce choix artistique. Cette longue pièce épique se termine sur une note étonnamment positive à la fin, comme dans une célébration majestueuse.

Les quatre morceaux m'ont vraiment bien plu, quoique j'aurais préféré que les textes récités le soient dans des intermèdes entre les passages musicaux, ou, il aurait été intéressant d'avoir des versions strictement musicales des titres qui contiennent des textes. On se doit de remercier ces quatre musiciens, pour l'une des plus belles œuvres en format raccourci de cette année. Un mini album très recommandable. Titres préférés : Tous, et cela n'arrive pas souvent ! Bonne écoute !

PISTES / TRACKS

    1. Sattva (5:30)
    2. Ogni notte (6:55)
    3. L’Interprète sublime (3:36)
    4. La fine del ponte (18:50)

Andrea ZACCHIA - Guitar
Leonardo RIVOLA - Synthesizer
Dario PICCIONI - Bass Guitar
Massimo BAMBI- Drums
Lodovico ZAGO - Voice
Karina PINO – Voice
Lorenzo SATIRO POLONIO - Lyrics

musiciens / musicians