CHRONIQUE / REVIEW

Audio'M

Godzilla

AGHORA.jpg

Releases information

Release date:

October 30, 2022

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Self-Released

France

Mario Champagne - October 2022

6,4

Facebook_logo-7.png

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Six années sont passées depuis la sortie de leur premier album éponyme. A l’origine, cette troupe du Sud de la France était composée de neuf musiciens. Ils ne sont plus que sept maintenant, et depuis tout ce temps, ils ont travaillé sur un nouveau projet, un énorme défi, un opéra Prog qui sera constitué de trois actes. Le premier acte consiste donc en cette parution de 2022 intitulée « Gaïa : 1. Godzilla » qui se présente sous la forme d’un seul et unique titre de plus de quarante-trois minutes durant lesquelles le groupe nous assène un Prog symphonique qu’ils qualifient de typique des années 70, quoiqu’à mon avis cela trouve un peu plus son ADN dans le Néo progressif des années 80, avec de grandes similitudes avec du vieux IQ, ce qui n’est certainement pas pour déplaire. Mais comme le Néo a puisé son inspiration dans le Prog original des années 70, je ne devrais peut-être pas chipoter avec cela.

La thématique de l’album est orientée sur le gros lézard mythique qui vient venger la terre martyrisée par la déplorable négligence de l’espèce humaine. Une thématique à réflexion écologique qui devrait permettre de balancer du lourd, mais ici, pas aussi lourdement que dans le grand succès de BLUE OYSTER CULT, qui a tout de même laissé une empreinte géante pour ceux qui étaient adolescents dans les années 70.

La musique développée ici est à mon avis, et selon mes goûts, totalement plaisante. D’ailleurs, ce qui aurait vraiment été pas mal, c’est une version entièrement instrumentale de cette œuvre en bonus, car malheureusement, ce qui m’a un peu décontenancé, et je ne veux surtout pas être méchant, c’est le chant. L’anglais n’est évidemment pas la langue maternelle de cette dame et on peut rapidement le constater. Peut-être aurait-ce été plus naturel et moins stressant de chanter tout cela en français? Chanter dans une autre langue que la sienne peut être un exercice périlleux. Un peu plus de puissance dans le chant pour porter le message aurait été le bienvenue, ainsi qu’un peu plus de variété dans les intonations, et de théâtralité dans l’expression, pour venir nous chercher et nous embarquer dans cette histoire! Car le défilement de paroles sur un ton monocorde n’est pas très transmetteur de charge émotionnelle. Même dans les passages narrés, l’énergie, la conviction et le charisme semblaient rationnés.

Ce qui n’arrange pas les choses, c’est que pour une œuvre progressive de plus de quarante-trois minutes, le flot de paroles se montre extrêmement ambitieux. Si vous êtes comme moi, votre rock progressif nécessite de longs passages de démonstration musicale. Je trouve cela désolant quand tu commences à t’imprégner de la musique et que le chant vient t’extirper de tes envolées rêveuses, mais que voulez-vous, c’est le choix des artistes.

Au niveau de la production, j’ai trouvé que cela sonnait un peu sourd, que ça manquait de « punch ». Dommage, car leur musique est un patchwork intéressant, en plusieurs tableaux, alignant d’excellents enchainements où les claviers brillent et où les percussions nous tiennent en haleine. Pour la composition, l’inventivité musicale a été foisonnante, et ils arrivent à capter notre attention en permanence, c’est déjà cela de gagner. Titre préféré : « Godzilla » évidemment! Bonne écoute!

PISTES / TRACKS

    1. Godzilla

Michel CAYUELA – Keyboards
Mathieu HAVART - Keyboards
Marco FABBRI - Drums
Simon SEGURA - Bass & Guitar
Gary HAGUENAUER - Lead Guitar
Dominique OLMO -Rythmic Guitar
Emmanuelle OLMO-CAYUELA - Vocals

musiciens / musicians