CHRONIQUE / REVIEW

ALMS

The Trial

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Releases information

Release date:

April 15, 2022

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Self Released

Espagne / Spain

Mario Champagne - October 2022

6,9

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Vous avez toujours voulu en savoir plus sur les sept péchés capitaux, mais vous n’êtes pas très assidu à la messe, et quand vous y allez, vous roupillez, ou, vous n’avez pas le cœur assez solide pour vous taper le « Seven » avec Brad PITT. ALMS a la solution. ALMS, ce sont les initiales de Aitor LUCENA MARTINEZ en « solo », un compositeur et multi-instrumentiste basé dans les Asturies, soit la côte Nord de l’Espagne, qui présente ici sont troisième opus « The Trial » qui fait suite à deux précédents EP, soient « Beyond » (2013) et « An Irosmic Tragedy » (2016). Il s’est également occupé de l’enregistrement et du mixage de son album.

Il s’agit d’un album concept de Prog symphonique dont la thématique développée concerne ALMS qui est jugé par Dieu parce qu’il a commis les sept péchés capitaux, qui deviennent ici les morceaux développés par celui-ci. Cette idée lui vint pendant le confinement due à la COVID après avoir lu « Le Petit Traité des Grands Vices » de José Antonio MARINA qui s’est penché sur les racines du Mal. Pour mettre en musique cette inspiration, il est accompagné de Carla MARTIN au violon, de Maria VOLKOVA pour la voix de DIEU, Alain FRENETTE à la narration, (à priori c’est un québécois), Julia SARIEGO aux chœurs, et de Rafa YUGUEROS aux percussions.

Du point de vue musical, il y a un aspect folk très présent à cause des interventions des flûtes, de la mandoline, du hautbois et du violon. Les interactions se font dans une ambiance très théâtrale car la discussion entre le DIEU féminin et ALMS se poursuit, en anglais, tout au long des morceaux dans ce qu’on peut qualifier d’opéra Prog. Cela se montre souvent drôlement intéressant, car servi avec un peu de tout du point de vue style, un peu de moyen oriental, du baroque, de la musique de cirque et des passages de guitares acoustiques délicats. L’instrumentation très variée étonne, et surprend car certains courts passages sont drôlement psychédéliques, dont dans « Luxuria » et « Ira », alors que d’autres font beaucoup penser à du Jethro TULL avec des sections plutôt rock et hard rock classique.

C'est un album très chanté (trop ? probablement mais comme c’est une discussion avec l’au-delà!) où j’aurais aimé entendre plus de longs passages instrumentaux car il y a ici et là des bouts de pépites innovants et pastoraux qui valent la peine qu’on s’y penche, avec en plus des superpositions de sonorités atypiques en arrière-plan. Les sections instrumentales d’« Avaritia » et de Superbia » constituent des bons moments de l’album ainsi que dans l’instrumentale « Recess » où les claviers sonnent foncièrement vintage. Vocalement, je ne suis pas toujours fan, peut-être parce qu’ALMS en fait trop avec sa grosse voix, mais j’imagine qu’il doit ainsi jouer son personnage. Je le préfère dans la retenue. Mais sa voix me fait penser à un mélange entre celle des chanteurs de « Chetoo’s Magazine » et de Major PARKINSON. Quant à DIEU ou DIEUE, (avec un « e » ! Pourquoi pas, car personne n’a vraiment de preuve de ce qu’il y a dans son slip), elle penche parfois vers la diva de type Castafiore, mais je vous rassure sans casser les tympans. Elle se débrouille assez bien.

Je dois dire que j’ai bien apprécié les passages à la guitare, (la force de ce musicien) et la multitude de claviers qui interviennent. Un travail très inventif, qui ne plaira pas à tout le monde pour diverses raisons, mais qui recèle de très bons passages, surtout quand l’ambiance est douce, sous le clapotis du xylophone, et que le violon nous berce vers le classicisme dans « Ira », ou, sous le chant des oiseaux près du paradis dans la très courte « Invidia ». Un album complexe pour lequel il n’est pas sûr que vous pourrez garder en tête une mélodie tant le changement de direction et le coq à l’âne est le mot d’ordre. Titres préférés : « Invidia », « Ira », « Recess », « Superbia ». Bonne écoute !

PISTES / TRACKS

    1. The Charges (2:05)
    2. Luxuria (7:32)
    3. Gula (4:38)
    4. Acedia (5:08)
    5. Avaritia (6:02)
    6. Recess (2:09)
    7. Ira (7:27)
    8. Invidia (2:10)
    9. Superbia (4:43)
    10. The Sentence (0:35)

Aitor LUCENA MARTINEZ – Vocals, Guitars, Bass, Keyboards & All Instruments except Violin and Drums.
Carla MARTIN – Violin
Maria VOLKOVA – Vocals
Alain FRENETTE – Narration
Julia SARIEGO – Choirs
Rafa YUGUEROS - Drums

musiciens / musicians