CHRONIQUE / REVIEW

Tom Newman

A Faerie Symphony II

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Releases information

Release date:

May 7, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Tigermoth Records

Royaume-Uni / UK

Alain Massard - July 2021

8,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Tom NEWMAN est le producteur de Mike OLDFIELD qui a sorti son bijou intemporel ‘Tubular Bells’, l’un des créateurs du label Virgin, l’ami et touche-à-tout de Robert REED; il a œuvré dans GONG, il a surtout sorti le concept ‘Faerie Symphony’ en 77, encensé par Steve Wilson qui le répertorie comme l’un des 10 meilleurs albums concept de tous les temps. Une suite dans la même veine avec des touches de musiques et des pincées orchestrales enrubannées de voix diffuses; un style britannique hors du temps, folklorique, psychédélique, avant-gardiste, une musique venant d’un au-delà? L’apport de Robert REED et de Jon FIELD des JADE WARRIOR nous ramène dans la forêt mythique.

« Strong Ladies Promenade » pour une entrée bucolique sur l’ancien thème; ici la belle au bois dormant réécrit à bases de violoncelles synthétiques pour une farandole féerique hors du temps. « Come in, dont be scared » pour l’introduction des clochettes mythiques, d’une guitare acoustique écorchée; recherche malsaine d’ambiances avec voix off chuchotantes, basse malmenant les oreilles, titre intimiste. « The Orchid Peoples Dilemm » attaque sur le son OLDFIELD enfin REED enfin NEWMAN puisque c’est lui qui orchestre; parcours à nouveau bucolique sur le côté obscur de ‘Tubular Bells’ avec causeries de gobelins et autres farfadets ou alors quelques fées geishas? Ça monte ensuite sur une bataille psychédélique entre synthés, cloches et basse monolithique; singulier avec cette voix croassant.

« The Rebellion » sur un air de guitare torturée à la FRIPP, son latent d’un TANGERINE DREAM archaïque; les guitares et synthés s’entrecroisent et dansent sur un chemin entre le ciel et l’enfer, ou entre deux mondes parallèles distants de 44 ans? Ambiance psyché encore amenant sur un air angoissant digne d’un film d’horreur sur la fin du monde, à un moment souvenir sur le célèbre ‘Requiem For a Dream’ oppressant, la fin magnifiée par ce piano et cette voix d’ailleurs, retour d’un bad trip? « A return to ... ? » et l’intermède musical que FRIPP et ENO auraient pu construire, beau et malsain, enivrant. « Theena Shee 2021 » revient lui sur un air oldfieldien reconnu, des flûtes, cloches, chœurs qui rassurent; un esprit champêtre, bucolique où les bruits de la nature semblent amplifiés par un bruitage différent; en tout cas ça vit et la guitare OLDFIELD est bien le signe d’alliance du ‘Tubular Bells’.

« Hard Dance Pt.l » pour un second interlude musical animal où bruitages, voix, flûte et eaux s’entrechoquent à nouveau sur un air usité, créatif et introspectif. « Faerie Waltz » et une valse des fées, facile oui mais comment retranscrire autrement cet air à la fois venant d’Hawaï, de VOLLENWEIDER et de certains titres de VANGELIS; la voix chantonnée sur un synthé basique planant ajoute à la détresse de l’expliquer sereinement. « Reed Vikings » enchaîne sur un titre symbolisant le lever d’une nouvelle ère (à défaut du soleil) son qui rappelle les œuvres de GLASS de REICH, de RILEY tout ce qui est primaire, archaïque, minimaliste; on est sur du brut contemplatif.

« Fitina » s’enfonce là dans la jungle africaine, voix typées, guitares stridentes, un côté études ZAPPA, un angle psychédélique et électronique, un melting-pot de ces sons LSD, tiens un bouzouki, un synthé BONTEMPI au loin pour assister cette danse autour du feu. « Sad goodbyes » et l’interlude sur une flûte qui fuit et entraîne quelques voix, toujours quelques voix nipponnes, sensation juste au réveil d’un rêve que l’on ne sait s’il était bon ou pas. « The Lordly Ones » en final sur un air qui me rappelle par la flûte irlandaise certains moments culte de ‘Local Hero’, moment où la beauté du paysage et des étoiles prend le pas sur l’intrigue du film, ici du CD, titre de fin en sonnette.

Tom NEWMAN a donc sorti une suite à ‘ Faerie Symphony’, 44 ans après. Cet album est comme je l’ai dit au détour des titres psychédéliques, c’est à dire hypnotique, bluffant, sidérant, bizarre, singulier; un côté romantique spleen, un autre avant-gardiste pour voyager dans cette forêt mystique. Un album ou Tom semble s’être lâché, loin des diktats musicaux d’aujourd’hui et reflétant par ce concept hors du temps ‘la tristesse qu’il ressent maintenant pour la stupidité humaine et la régression qui se produisent actuellement’. Un bijou intimiste. A noter un EP supplémentaire ’Dance Of The Stems’ sortant en même temps.

    Part one: (23: 02)
    1. Strong Ladies Promenade (4:26)
    2. Come in, dont be scared (3:24)
    3. The Orchid Peoples Dilemm (5:36)
    4. The Rebellion (7:22)
    5. A return to ...? (2:14)
    Part two: (23:00)
    6. Theena Shee 2021 (5:31)
    7. Hard Dance Pt.l (1:33)
    8. Faerie Waltz (4:10)
    9. Reed Vikings (2:57)
    10. Fitina (4:51)
    11. Sad goodbyes (1:48)
    12. The Lordly Ones (2:10)
    Total : 46’02’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

-Tom Newman: Guitar [Hofner Verithin], Acoustic Guitar [Paul Brett 'Raven'], Bass [Fender 6 String], Acoustic Guitar [1/2 Size Japanese Nylon Strung Spanish], Guitar [1/2 Sized Kids Strat], Bodhrán, Keyboards [Nasty Midi Keyboard]
-Jim Newman: Guitar [Hofner Verithin], Bass [Fender 6 String]
-Zak Sikobe: Guitar [Rat]
-Pete Cook: Guitar [Strat]
-Rob Reed: Instruments [His Stuff]
-Jon Field: Flute
-Jennifer Banks: Vocals