CHRONIQUE / REVIEW

The Watch

The Art of Bleeding

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Releases information

Release date:

September 24, 2021

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Pickup Records

Italie / Italy

Serge Marcoux - October 2021

8,5

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Tout le monde connaît le plaisir de se retrouver dans un environnement familier, un lieu agréable ou d’écouter une musique qui nous fait du bien. C’est pourquoi, je n’ai pas hésité une seule seconde lorsque j’ai reçu cette proposition de chroniquer le nouvel album du groupe italien THE WATCH. Comble de bonheur, on m’offrait aussi la possibilité de faire une entrevue avec son leader charismatique, SIMONE ROSSETTI.

SIMONE ROSSETTI, chanteur et multi instrumentiste, que ce soit avec son groupe précédent, THE NIGHT WATCH, ou avec celui dont il est question dans cette chronique, THE WATCH, fait partie des musiciens qui ont contribué à la relance du prog dans les années 90 jusqu’à aujourd’hui. Je me souviens comme si c’était hier de la découverte d’une musique agréablement ancrée dans les grandes années du rock progressif et avec un chanteur évoquant la voix du grand PETER GABRIEL. Et que dire de ces envolées de mellotron omniprésentes sur leurs albums si ce n’est, encore s.v.p. « The Art of Bleeding » est donc le huitième album studio du groupe qui a aussi trois albums en spectacle dans sa discographie. Le lien avec les années 70 est d’autant plus vrai que le groupe poursuit deux trajectoires musicales parallèles. En effet, THE WATCH est bien connu pour les spectacles aux couleurs musicales de GENESIS. Ceux-ci sont de réelles réussites et nous avons eu la chance de les voir offrir leurs versions de plusieurs classiques du groupe phare du prog lors de leurs spectacles au Québec. Leur premier album, « Ghost », a d’ailleurs été qualifié du meilleur album que GENESIS n’ a jamais fait tant le groupe est imprégné de l’esprit et du son du groupe mythique.

Mais gardons l’œil et les oreilles sur le moment présent tout en soulignant que c’est la première fois après plus de vingt ans d’existence que THE WATCH nous offre un album concept. Trois années furent nécessaires pour composer les cinq histoires qui tournent autour de la violence cathartique, celle qui conduit l'individu à se libérer de ses pulsions et de ses passions pour remédier à un traumatisme vécu et resté latent. Les quatre comparses de SIMONE ROSSETTI, les mêmes que pour « Seven » et « Tracks from the Alps », sont GIORGIO GABRIEL aux guitares, MARCO FABBRI à la batterie et aux percussions, VALERIO DI VITTORIO aux claviers, et MATTIA ROSSETTI à la basse, aux guitares et à la pédale basse. Bon sang ne saurait mentir puisqu’il s’agit du fils de notre ami SIMONE.

Les auditeurs qui connaissent le groupe se retrouveront en terrain familier avec ces huit compositions qui regorgent d’envolées de claviers dont le mellotron utilisé abondamment pour notre plus grand bonheur. Les sonorités sont bien évidemment vintages et on ne retrouve pas de longs solos mais plutôt de courtes interventions, ici de la guitare comme dans « Abendlicht », ailleurs du synthétiseur, notamment sur « Red » ou « The Fisherman » mais toujours finement intégrées dans les pièces. On notera que le groupe reprend le morceau « The Fisherman » paru en 1997 sur l’album « Twilight » alors que SIMONE ROSSETI chantait pour THE NIGHT WATCH. Les deux versions de cette bonne chanson sont plutôt similaires avec envolée de mellotron et la voix toujours aussi caractéristique de SIMONE qui est, selon sa bonne habitude, un des points forts de l’album, notamment car il n’exagère pas l’émotion et exerce une certaine retenue plutôt bienvenue. On remarquera aussi la rythmique plus marquée, presque lourde, ainsi que le mellotron inquiétant sur « Hatred of Wisdom ». La délicate et fort belle balade « Howl the Stars Down » prend plus de texture encore si on regarde la vidéo qui y est associée. Elle a été composée par NICK MAGNUS, longtemps partenaire de STEVE HACKETT, et les paroles sont de DAVID FOSTER. Messieurs ROSSETTI et MAGNUS ont eu l’occasion de jouer cette pièce ensemble en spectacle.

« Black is Deep » est un excellent morceau instrumental où la guitare et le synthétiseur virevoltent et offrent leurs notes suaves de la plus agréable manière. Une bonne idée et une excellente réalisation. La dernière et la plus longue pièce, « Red is Deep », conclue sans surprise « The Art of Bleeding », à la façon THE WATCH. Il m’a semblé reconnaître une légère influence des films d’horreur de DARIO ARGENTO, toujours ces années 70, pour de courts passages, notamment vers la sixième minute. SIMONE m’a d’ailleurs confirmé l’influence du cinéaste sur la musique du groupe. À l’instar de plusieurs de leurs albums, vous aurez quarante-sept minutes de musique de qualité, qui assume et assure ses influences. « The Art of Bleeding » ne révolutionne pas la discographie du groupe mais s’y intègre de belle façon. Après dix-huit mois de pandémie, c’est agréable de pouvoir revoir ses amis, retrouver ses repères. Alors, laissez-vous séduire par cette belle familiarité.

    1. An Intro (3:06)
    2. Red (6:18)
    3. Abendlicht (7:40)
    4. The Fisherman (5:59)
    5. Hatred of Wisdom (5:31)
    6. Howl the Stars Down (3:37)
    7. Black Is Deep (3:56)
    8. Red Is Deep (9:30)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Simone Rossetti: Vocals, mellotron, synthesizers, flute
Giorgio Gabriel: Electric guitars, 6-12 strings acoustic guitars, classical guitar
Marco Fabbri: Drums and percussions
Mattia Rossetti: Bass guitars, bass pedals, 6-12 electric guitars, vocals
Valerio De Vittorio: Keyboards, Hammond L122 organ, mellotron, synthesizers