CHRONIQUE / REVIEW

The Adekaem

The Great Lie

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Releases information

Release date:

June 11, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Lynx Music

Pologne / Poland

Alain Massard - August 2021

8,9

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

THE ADEKAEM est le duo polonais fondé en 2013 d’Andrzej et Krzysztof, qui s’inspirent du rock progressif psychédélique sortant ici son 4e CD avec quelques ‘’guests’’ pointures comme Marcin STASZEK des MOONRISE et Krzysztof WYRWA de MILLENIUM, Jakub BASOŃ s’occupant des paroles. Un opus avec des envolées spatiales, des breaks heavy, des mélodies fluides et quelques dérivations latino-jazzy; domaine où le synthé est roi accompagné de soli guitares rappelant PINK FLOYD, CAMEL ou MARILLION et son néo prog caractéristique. De l’art-music posé emmenant dans des territoires, des climats grandiloquents comme nous allons voir.

« Woodland Frolics at 3 AM » et une entame instrumentale grandiloquente, mi-néo, mi-psychédélique sur du CAMEL, du COLLAGE; une compo où le symphonique se lie à la guitare électrique comme sur du PINK FLOYD avec WRIGHT; il y a même un peu de KITARO à un moment bref des atmosphères lentes spatiales guidées par des synthés majestueux, un retour récent sur ce qui a fait la force du néo en particulier avec les délires musicaux des PENDRAGON. « The Tightrope Walker » suit, PENDRAGON toujours avec ses intro acoustiques, ça vibre, ça étincelle, ça monte doucement sur un synthé sensuel; la voix posée de Marcin laisse le break oriental, andalou, hypnotisant et cristallin; le crescendo sur le boléro de RAVEL un temps fugace avec guitare et synthés, puis l’amplification du son par un pitch bend bien placé, j’y décèle PINK FLOYD, non RUDESS avec ses claviers qu’il aime torturer.

« Fool and Death » continue en joignant une guitare expressive, enflammée et un synthé gras qui fait oublier les voix; break percussif cubain et son riff heavy rock juste pour amener une déclinaison planante où le clavier mélancolique répond à un solo de guitare acoustique dans la lignée du meilleur CAMEL; on fond, on régresse jusqu’aux 70’s avec ces sons vintage caractéristiques. « The Fall of Phaeton » vient et casse la trame en surfant sur un rythme swing latino énergique; la voix dénote trop plaquée, trop hachée; heureusement, le refrain passe mieux et que dire du break guitare de Krzysztof, jouissif, symphonique, prêt à vous faire verser une larme; le côté latino Amérique du sud est une bonne surprise.

« Luminous We Are » en trois parties avec intro vibrante rappelant les DREAM THEATER, c’est pur, clair, cristallin et méditatif. 3 minutes et l’air suave surprend, la voix incorporée limite phrasée passe mieux ici comme ajout d’un autre instrument; break floydien intimiste et andalou, jazzy, on sent les réminiscences des maîtres, la basse ici excelle; final plus éclairé jazz-rock avec un synthé aérien amenant de la fraîcheur, imité par le solo limpide à la guitare, les synthés venant enchérir. « Sacred Geometry » hymne intro puis ajout d’un violon sûrement synthétique, air monolithique répétitif comme une ballade des mandarins à l’heure du Mellotron, un titre interlude avec une voix féminine haute en arrière-plan; ça y est l’air tant attendu part bien sur la Chine avec ces cloches reconnaissables, encore un titre singulier qui évite de s’ennuyer et qui dépayse.

« Spontaneous Combustion of Ego » suit, basse troublante, les synthés partent sur les dérives du KING CRIMSON sur ‘Red’ en particulier. La guitare grasse assène le coup final, l’effroi musical fait place à un air désespéré, austère, agressif; la flûte rappelle ART ZOYD et ses recherches en musique contemporaine. Le côté torturé crimsonien explose alors avec un crescendo onirique hypnotique, malfaisant mais inventif; le Mellotron avec chœurs célestes donne un final créatif, varié ne cantonnant pas le groupe à un tiroir défini, preuve de sa qualité. « Still, Constantly », vu son titre court, sent la ballade nostalgique avec piano à l’abord; Marcin et Martyna en duo chantent sur un air néo caractéristique, la guitare appuyée de claviers faisant le lien; un titre simple qui repose. « The Great Lie » perçus en entrée, air à la TOTO un instant puis la guitare spleen avec sa pédale répond à la voix bien en place; c’est presque lamentation, mélodique et contemplatif; un break à la COLLAGE avec ses synthés doux commence à faire fondre, la guitare de Krzysztof en remet une couche sur une lente déclinaison onirique; final somptueux sur une symbolique de feu d’artifice.

THE ADEKAEM s’est entouré de ‘’guests’’ pour sortir des compositions mélodiques où l’harmonique reste la base, amenant certaines ambiances stylisées. Un disque coloré de par les envolées musicales versant sur certaines contrées sombres et austères, un album à écouter plusieurs fois de par sa diversité, son engagement à synthétiser nombre de modes musicaux, un très bon album en fait.

    1. Woodland Frolics At 3 AM
    2. The Tightrope Walker
    3. Fool And Death
    4. The Fall of Phaeton
    5. Luminous We Are
    part 1: Transcendence
    part 2: Transition
    part 3: Illuminations
    6. Sacred Geometry
    7. Spontaneous Combustion Of Ego
    8. Still, Constantly
    9. The Great Lie

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Andrzej Bielas - Keyboards, Synths, Vocal (5 part 1)
Krzysztof Stefan Wala - Guitars, Guitar Synth, Synths, Voice (5 part 2)
With
Jakub Basoń - Flute (2), Words
Tomasz Holewa - Drums
Marcin Staszek (Moonrise) - Vocals (2,3,4,8,9)
Krzysztof Wyrwa (Millenium) - Bass guitar (1-5, 7-9)
Martyna Zygadło - Vocals (6,8)