CHRONIQUE / REVIEW

Richard Baribieri

Under A Spell

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Releases information

Release date:

February 26, 2021

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Kscope

Royaume-Uni / UK

Alain Massard - March 2021

8,6

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Richard BARBIERI est le claviériste britannique ayant débuté ses gammes avec JAPAN, ce groupe avant-gardiste new wave; il rejoint les PORCUPINE TRREE et a gardé une porte musicale avec Steve HOGARTH. Il a mélangé sur ses synthés des sons classiques, des échantillons d’instruments et des séquençages de sons hétéroclites pour donner une suite directe à son prédécesseur « Planets + Persona ». Il a essayé de retranscrire par images sonores ses éidolies du fait de l’atmosphère envoûtante, sinistre et moribonde dégagée par ce covid de malheur. L'intention de capturer les atmosphères et les humeurs que son cerveau déconnecté évoquait a été son fer de lance musical. C’est son quatrième album (12e si l’on compte tous ses « Variants ») réalisé dans divers studios, finalisé dans le sien et mettant en valeur ses qualités intrinsèques dans le monde électronique, dans lequel il doit rêver encore des TANGERINE DREAM ou VANGELIS mais surtout du précurseur ambiant Brian ENO et des NO-MAN plus récents; 40 ans d’expérimentation surnaturelle, de création brute, une empreinte électronique majeure, des sons d’ambiances inédits et singuliers qui ont donné des idées aux The Human League, Gary Numan et autres Talk Talk pour la new wave post JAPAN.

“Under A Spell” pour une ouverture japanesque, des percussions cristallines amenées par soubresauts, une latence musicale, une montée basse à la “Passion”. Du vibraphone, de la trompette viennent jeter le trouble et vous amènent dans un endroit bizarre loin des classiques musicaux, chuchotement en écho centré sur un espace musical relaxant avec des sons d’ombres dans une forêt diffuse. “Clockwork” sur un dub planant, un synthé qui te pousse à rester dans l’univers d’Alice à la recherche du temps perdu et d’une horloge qui tourne, ambiance synthétique te suspendant entre le rêve et le réveil. “Flare 2” et le mariage impromptu entre la trompette de Miles DAVIS et le piano, un peu des KRAFTWERK ou le Gary NUMAN monolithique, pour un son de transe angoissant, noir, malsain, accentué par cette trompette stridente; un paysage sonore qui part en mantra; la 2e partie orientale, nipponne, jazzy, avant-gardiste, dynamique et envoûtante jusqu’au final lugubre à la LUSTMORD, aux ambiances planantes de GABRIEL sur ses bandes de film. “A Star Light” avec la voix de Lisen en arrière-fond, mi-cri, mi-son comme celui sortant des synthés; ambiance spleen et dépressive à la “Silent Hill” basée sur une musique de feux follets avec des lignes de piano intimistes et répétitives; planant, introspectif.

“Serpentine” lugubre, austère, dub fusionnant les sons primaires et archaïques pour en accoucher une atmosphère sombre, où les basses Karn échantillonnées rythmiques et obsessionnelles vous guident sur un chemin douteux; un peu d’Eric SERRA s’y retrouve, enfin ça doit être l’inverse, un son d’ailleurs presque intimiste qui me rappelle encore les recherches du “Gab”. “Sleep Will Find You” pour un titre court, facile, bruitages diffus des voix d’Hogarth! Une idée spirituelle de bourdonnements d’enfants, un piano en bois à 10 touches qui part sur une ambiance psychédélique genre pensée de rêve diffus, ça tombe bien. “Sketch 6 “ sur un son et un rythme à la DEAD CAN DANCE majestueux, spirituel; une basse limite dub encore qui vibre dans ton corps et tes os; un clavier donnant la mélodie claire et sombre; une pièce majeure qui rappelle un peu certaines notes des JAPAN et de l’univers des films de BESSON. “Darkness Will Find You” pour un son space-ambiant sombre, un peu des sonorités archaïques de VANGELIS, TANGERINE DREAM ou Peter GABRIEL; la rythmique est planante, entraînante, animale; un air où les réminiscences vont s’entrechoquer avec vos créations propres actuelles; envoûtant, intrigant, innovant. “Lucid” enfin pour la dernière suite; des touches de piano à la JAPAN éthérées, hautes, marquantes; des voix chuchotent sur un fond indie, atmo et folk; grosse rythmique psychédélique qui surfe sur l’ambiant, l’onirique, l’intimiste; un rêve lucide s’éteint, vous êtes dans celui de Richard qui vous le fait vivre en direct, qui vous donne la voix de son ami Steve HOGARTH et de Lisen en pâture sur un air rappelant celui du Pink Floyd avec” Careful With That Axe, Eugene” , un moment hypnotique , angoissant où vous voulez vous réveiller, vous en sortir. Le final a une sonorité jazzy typée.

Un album à écouter au casque! Une ambiance dans la lignée de “28 JOURS PLUS TARD” mais là on sait que ça va mal tourner et ce son-atmosphère rentre dans ce système anachronique de pensée. “J’aime utiliser des voix quand elles ne disent rien’’ dit-il et les voix en rajoutent sur le côté mystérieux; Richard BARBIERI a fait un album à sa mesure, on rentre dans son inconscient musical comme on a pu rentrer dans l’univers onirique de John MALKOVICH sur son film; bref un album hors du temps qui triture les angoisses pandémiques pour sortir ce petit bijou onirique.

    1. Under A Spell [07:19]
    2. Clockwork [02:33]
    3. Flare 2 [08:51]
    4. A Star Light [03:50]
    5. Serpentine [06:22]
    6. Sleep Will Find You [02:51]
    7. Sketch 6 [06:30]
    8. Darkness Will Find You [04:58]
    9. Lucid [06:14]
    Total: 49:28

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Richard Barbieri: All Instrumentation (Roland SE-02, Dreadbox Nyx, réverbération, BigSky et Cathedral)
Percy Jones: Bass
Klas Assarsson: Vibraphone

With:
Steve Hogarth: Additional Voices
Lisen Rylander Love: Additional Voices