CHRONIQUE / REVIEW

Monnaie de Singe

The Story Of Rose Ola Seks

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Releases information

Release date:

November 20, 2021

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

ACB

France

Alain Massard - November 2021

8,6

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

MDS c’est 100% Cantal, MDS c’est un projet fondé en 1995 pour jouer du rock progressif moderne fortement inspirer de PORCUPINE TREE et BLACKFIELD. Après avoir sorti trois albums ils se sont reformés avec un nouveau line-up en 2014 et sortent ici leur 3e album sur un son lui aussi remodelé, atmosphérique et nerveux, dubitatif et intimiste, limite post rock par instants. MDS raconte l’histoire véritable d’une femme atteinte de troubles psychiatriques qui donne son âme au diable et qui verra son souhait exaucé en le revoyant sous les traits de Breivik… grâce à lui, vous avez la chronique qui suit, allez-vous donner votre âme aussi?

« Rose Øla Seks » entame planante, monolithique qui rappelle certains groupes dépressifs mélancoliques, légèrement doom; la voix d’Anne est un plus dans ce groupe, restant souvent monocorde et laissant les sonorités des instruments exploser ce qui est le cas à mi-parcours. Les claviers de Philippe donnent une touche S-F tandis que le 1er solo de Christophe en slide guitare cristalline fait frissonner, un bon coup d’essai repris sur le final en crescendo. Bref, le ton est donné de belle manière. « D@rknet » enchaîne plus rock électrique, atmosphérique souvenir des HABITANTS récents; Anne sort sur un ton nerveux, phasé par moments comme Chrissie Hynde de loin; l’association des deux guitares rythmiques donne un son graisseux, THE GATHERING me revient en plein avec ce clavier planant comme il faut. « Evil » départ glauque, riff lointain qui explose d’un coup, le diable est-il bien là? Un titre langoureux, atmosphérique, sombre bien plus dans la lignée THE GATHERING que les PORCUPINE TREE; la batterie d’Eric effectue son travail avec sagesse et brutalité en revisitant ses pads et imprime un air nerveux jusqu’à l’apparition du break progressif peut-être trop en retrait, il y a des possibilités pour que ça explose encore plus. « Three Days in Hell » roulement de pads encore, serait-ce l’Enfer qui gronde? Bon Anne se fait toute douce ici sur une ballade comptine d’outre-tombe, oui c’est facile mais je voulais la faire; la guitare slide de Christophe est magique, égrenant des notes qui font froid dans le dos à travers ce voyage; l’air le plus pop avec une mélodie qui tient aux oreilles et qui s’écoule de source.

« The Story Ends There » intro spleen vite contrée par Anne soutenue de nappes de synthé, phrasé monolithique primaire amenant les guitares en fond et un rythme qui te fait bouger la tête, t’invite à la transe; titre plus consensuel par la suite avec des digressions planantes et atmosphériques et un refrain qui n’en finit plus. « Elias » sombre, me renvoie et il le faut le voir comme un compliment à THE GATHERING pour l’orchestration, le synthé mystérieux et les guitares à la R. Rutten au loin comme en retrait mais distillant et agrémentant l’air d’‘Elias’ retrouvé; le final crescendique comme marque de fabrique du groupe. « From Utøya » synthé new wave à la Gary NUMAN puis ça part, batterie répondant aux riffs guitare engagés et bien présents sur ce dernier titre; la voix d’Anne est plus soutenue, douce et nerveuse, elle change de rythme, de profondeur et donne au titre une saveur plus écorchée; il ne faut pas chercher à attendre l’explosion d’un instrument ici, ce sont tous les instruments qui provoquent la montée, image sonore de la cruauté qui a sévi sur cette île, final planant mélancolique de désespoir sur un fait de société.

MDS fait son petit bonhomme de chemin, clin d’œil à Anne la chanteuse petite sur pied mais grande sur scène, par sa voix, sa prestance et son énergie. MDS distille un rock spatial, un rock sombre, austère, mélancolique à la limite du post et de l’atmosphérique; MDS a su se renouveler, sortir de magnifiques soli guitare qui donnent du relief à cet album magnifié en écoute live.

    1. Rose Øla Seks (7:28)
    2. D@rknet (5:21)
    3. Evil (7:13)
    4. Three Days in Hell (7:28)
    5. The Story Ends There (7:07)
    6. Elias (5:51) (not on vinyl)
    7. From Utøya (7:01)
    Total : 47’29’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Anne Gaëlle Rumin-Montil - Vocals
Philippe Chavaroche - Keyboards
Eric Issertes - Bass
Eric Farges - Drums
Christophe Laporte - Guitar
Jean-Philippe Moncanis - Guitar