CHRONIQUE / REVIEW

Lifesigns

Altitude

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Releases information

Release date:

March 8, 2021

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Independent

Royaume-Uni / UK

Serge Marcoux - April 2021

9,2

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

En musique, le point d’orgue produit une suspension passagère du tempo. Mais le point d’orgue c’est aussi un point culminant, un aboutissement si on prend l’expression dans un sens plus large. Même pour un claviériste, cela n’implique donc pas une note spécifique ou une façon de jouer. Et en toute sincérité, je crois que ledit claviériste, et ses comparses, nous offre le summum d’une carrière musicale bien remplie qui a débuté il y a une quarantaine d’année avec le bien nommé album « Altitude ». Avec une formation classique au piano et au chant, JOHN YOUNG a débuté sa carrière avec des groupes semi-professionnels jazz-rock au début des années 80. Celle-ci prend réellement son envol lorsqu’il obtient le poste de claviériste pour l’ex-SCORPIONS, ULI JON ROTH. Par la suite, il deviendra claviériste régulier de BONNIE TYLER, il participera aussi à une tournée avec les SCORPIONS. Ses collaborations progressives sont nombreuses, mentionnons QANGO avec CARL PALMER, DAVE KILMINSTER et JOHN WETTON. Il a d’ailleurs fait des tournées et des albums live avec M. WETTON. Ajoutons des collaborations avec GRENSLADE, STRAWBS, FISH et JON ANDERSON et on commence à mesurer l’étendue du CV de ce Monsieur. Et ce n’est pas tout, vous pouvez ajouter plus de dix albums sous son nom ou celui du JOHN YOUNG BAND. Sans oublier que M. YOUNG et aussi auteur-compositeur-interprète et, mentionnons-le, il a une fort belle voix.

Ce savoir-faire, cette expérience variée brièvement résumée prend un nouvel essor en 2013 avec la création du groupe LIFESIGNS et la sortie de l’album du même nom. Ses trois comparses principaux sont alors NICK BEGGS qui n’a plus vraiment besoin de présentation, MARTIN FROSTY BEEDLE, ex-batteur de CUTTING CREWS, et STEVE RISPIN à la coproduction, à l’enregistrement et au mixage. Les guitaristes, tous des invités, sont STEVE HACKETT, JAKKO JAKSZYK et ROBIN BOULT. Quatre ans plus tard paraît « Cardington ». Pour cette deuxième proposition, JOHN POOLE remplace NICK BEGGS à la basse. Les guitares sont encore l’œuvre d’un comité auquel se joint notamment DAVE BAINBRIDGE, actuel claviériste des STRAWBS, eh oui. Quatre années ont passé depuis et les membres de l’équipage LIFESIGNS sont maintenant Messieurs YOUNG, claviers et chant, POOLE, basse et voix, BAINBRIDGE, maintenant guitariste officiel, et ils ont un nouveau compagnon à la batterie soit ZOLTAN CSÖRSZ. Ce dernier vient de l’univers jazz et on le connaît pour avoir joué avec les FLOWER KINGS, KARMAKANIC et THE TANGENT. À l’instar des deux premiers, STEVE RISPIN est impliqué dans le travail en studio et constitue un membre important du dit équipage. C’est avec la pièce titre, la plus longue de leur répertoire, que les passagers sont conviés au décollage. Dans une atmosphère feutrée le chant et les claviers nous invitent au départ. Doucement, la section rythmique s’installe. Le synthétiseur de M. YOUNG se même de la partie virevoltant au gré des notes puis la guitare de BAINBRIDGE ajoute à la puissance de l’ensemble. Un décollage réussi incluant le jeu de basse de POOLE qu’on ne peut s’empêcher de remarquer. L’appareil musical fend le ciel et le passage au travers des nuages se fait en douceur cette fois accompagné du violon magnifique d’un des quatre invités, PETER KNIGHT. La contribution de JULIET WOLFF au violoncelle ajoute à la richesse de l’accompagnement sur ce morceau. Il en va de même pour les chœurs magnifiques de LYNSEY WARD sur cette pièce, entre autres. Peu après la neuvième minute la musique et le chant nous font franchir une frontière. Vous savez ce moment de grâce ou la musique vous offre un frison de joie qui parcours votre colonne vertébrale jusqu’au cerveau. Comme lorsqu’on découvre le ciel libre en franchissant les nuages. DAVE BAINBRIDGE nous gratifie alors d’un superbe solo. Le morceau se termine par des moments de pure beauté et le violon de M. KNIGHT en est grandement responsable. Par ces textures et les chemins qu’elle nous fait parcourir, « Altitude » est une nouvelle proposition dans la palette sonore de LIFESIGNS et c’est pleinement réussi puisque nous sommes au septième ciel. La sautillante « Gregarious » qui suit se rapproche plus du style LIEFSIGNS que nous connaissons avec son approche très mélodique et, pour ce morceau, un tantinet plus pop.

Nous poursuivons notre vol avec « Ivory Tower ». La première section ce cette histoire d’amour perdu est mise en valeur par la guitare acoustique superbe du quatrième invité, ROBIN BOULT. C’est un invité régulier puisqu’il était des deux premiers albums. Avec la voix expressive de YOUNG nous sommes portés par le volet ballade jusqu’à ce que la rythmique marque le début de la deuxième section nettement plus rock. Ce morceau tiré du répertoire solo de YOUNG est une solide et agréable relecture signée LIFESIGNS. La performance vocale de JOHN YOUNG sur « Shoreline » est vraiment à souligner. L’appui de la voix de Dame WARD constitue un complément idéal. La batterie agile de ZOLTÁN CSÖRSZ et le jeu impeccable de BAINBRIDGE à la guitare électrique, y compris avec un puissant solo dans une section un peu jazzée, permet d’offrir d’autres excellents moments progressifs. Mais nous ne sommes pas rendus à notre destination finale et avec « Fortitude » vous serez convaincus d’être monté à bord du bon appareil. À la base, c’est un très bon morceau mais les dernières minutes nous propulsent encore plus loin et plus haut. La combinaison guitare et synthétiseur appuyé par la pédale basse et une mélodie imparable transforme l’expérience d’écoute en un plaisir irrésistible Vous serez aux anges, promis. Justement, la ville de l’archange et son synthétiseur, « Arkhangelsk », sert d’intro à « Last train home ». Un autre puissant morceau à ajouter au répertoire du groupe. BAINBRIDGE nous y offre un grand solo de guitare. Un très grand solo même qui rappelle les meilleurs moments des GILMOUR ou LATIMER. Lorsque les voix reprennent après celui-ci, c’est tout simplement magnifique, magique. Un coucher de soleil au-dessus des nuages en pleine altitude. La courte reprise d’« Altitude » permet de reprendre son souffle mais n’apporte rien de plus aux magnifiques envolées musicales des cinquante-cinq minutes précédentes.

Avec « Altitude ». LIFESIGNS signe son meilleur album. Des morceaux tel « Carousel » et « Lighthouse » sur le premier album ou « Cardington » sur le deuxième représentaient d’excellents exemples du rock progressif symphonique anglais de qualité. Mais avec ses quatre pièces de très haut calibre et l’étendue de la palette musicale offerte, ce « Altitude » atteint une autre hauteur et pourrait se positionner favorablement dans le palmarès annuel 2021 de nombreux amateurs. Laissez-vous emporter sur les ailes de LIFESIGNS !

    1. Altitude (15:18)
    2. Gregarious (4:38)
    3. Ivory Tower (7:42)
    4. Shoreline (7:38)
    5. Fortitude (10:07)
    6. Arkhangelsk (0:57)
    7. Last One Home (6:14)
    8. Altitude (reprise) (1:50)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- John Young / Keyboards, vocals
- Dave Bainbridge / Guitar
- Jon Poole / Bass, vocals
- Zoltán Csörsz / Drums

With:
- Robin Boult / Acoustic guitar (3)
- Peter Knight / Violin (1)
- Juliet Wolff / Cello (1)
- Lynsey Ward / Backing vocals