CHRONIQUE / REVIEW

Less Is Lessie

The Escape Plan

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Releases information

Release date:

March 14, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Oskar

Pologne / Poland

Alain Massard - July 2021

9,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

LESS IS LESSIE est le groupe polonais fondé en 2015, illustratif disent-ils, post-rock-prog selon moi. Ils ont sorti un album concept urbain qui mène l’auditeur dans les rues animées de Wroclaw, un de ceux qui risquent de devenir culte au fil du temps car ce voyage musical ne peut laisser insensible; mélange de divagations sonores, d’instruments classiques assortis de titres remplis de maîtrise. Du rock, du prog, de l’ambiant, de l’art-music oui! Le plan de la ville risque de vous faire réfléchir en vrac aux BEATLES, aux SMASHING PUMPKINS, à TANGERINE DREAM et surtout aux inusables PINK FLOYD avec leur ‘The Wall’ mythique. Laissons-nous guider dans les rues étroites.

« Wyszyńskiego » pour le début de la visite par le Guide en voix off sur un riff de fin du monde, progressif à souhait; cloches au loin, bruitages, marche monumentale bref je pâme. « The Great Escape » sur une déclinaison latente et un son à la PINK FLOYD de ‘The Wall’, la voix à la Billy Corgan des SMASHING PUMPKINS, ça cause d’un coup avec coups de mitraille, sirènes et voix en polonais, on est bien dans la ville à visiter; break sur le riff de ‘London Calling’ et air des BEATLES ou d’XTC, ça devient progressivement perturbant et entêtant. « Nowowiejska » pour le guide dans un parc avec oiseaux au fond et on fonce vers « The Fall » claviers, basse vibrante et voix déformée narrant, féminine puis masculine, un air sur les MOODY BLUES ou les premiers KING CRIMSON avec rythme latent; solo de guitare jouissif puis le violon spleen en accélération, baffe encore, bluffé je suis. « Słowiańska » interlude carillon, on n’est pas si loin de ‘Time’ ou des variations psychédéliques des premiers TANGERINE DREAM et on passe à « Blackout » sur un post-rock transe qui dénote, la voix illumine, l’air monte accompagné de violons mélancoliques et chauds, break intimiste sur le violon qui te glace; tu bouges la tête signe d’envoûtement, c’est simple, minimaliste et très bon. « Jagiellończyka » sur un retour à la rue narré et « 20/20 » arrive sur les talons avec une basse malfaisante floydienne, puis un air des B-52’S vite gommé par une guitare acide, un piano acide-jazz et un violon ensorcelé; déclinaison piano jazzy puis synthés jouissifs virevoltants, encore un coup de création pure; la latence en plein milieu qui te fait frémir, Alain ressaisis-toi ce n’est que de la musique, avion qui me passe au-dessus, ça devient dangereux de chroniquer; le final sur un air spleen mandarin peut faire pleurer, je vais sous la table l’avion revient; bon 20/20 c’est dit! « Kurkowa » et l’interlude le plus long avec explosions, trompette de Radoslaw limite sonnerie aux morts qui revient sur un air gospel, jazzy, troublant, moment de quiétude juste en milieu d’album avec un tiercelet qui passe là.

« One Minute At A Time » et un kalimba en entrée; démarrage progressif (oui!) avec solo guitare lancinant, la voix de Filip bien posée et le crescendo qui tue, une montée onirique vocale, un solo à la Maciej MELLER, final avec nappes synthés stéréos, basse guerrière et à nouveau le kalimba, ça n’arrête pas. « Chrobrego » et un harmonica d’Emil pour une note country, la porte se ferme et « Blue Steel » avec un banjo, riff, violon avec quelques bribes des SOLSTICE, et puis l’air qui tue, spleen romantique; tiens GAZPACHO en ligne de mire, AMAROK pour la notion du post-rock; la latence comme dans ‘The Wall’ avec le début de la chute du héros! Mais qu’est-ce qu’il est beau ce violon; ah ces sonorités spleen, KWOON aussi pour leur beauté sidérale, bref écoutez! « park Staszica » et un accordéon diatonique pour vous faire changer de rue, vite passez la porte pour suivre la visite. « Fast And Furious » avec Ana, presque Anna des ALBION, j’entends encore Billy là, bref c’est encore un crescendo avec synthé et violon pour une montée paroxystique, c’est latent et c’est juste enivrant; le solo de guitare à la GILMOUR ou RIVERSIDE pour ces notes poussées. « Reymonta » un virage, du vent et « The Great Escape Reprise » comme son nom l’indique, voix plaintives, batterie tourbillonnante et guitare spleen; les SMASHING qui semblent revenir ici pour un chœur plaintif juste pour vous rappeler du chemin parcouru. « Caribou Gone » survient avec flûte, synthés orchestraux pour la musique de fin, de toute façon le guide est parti, les explosions aussi, c’est la fin. « Blue Steel (Less Is More) » et le vrai final avec Michal des AMAROK pour un air tout en sensibilité empruntant aux FLOYD et ce violon qui me renvoie au spleen des KWOON, trop méconnus eux aussi. L’alto renforce le spleen sidéral et vous fait quitter les rues de Wroclaw désabusés, groggys.

LESS IS LESSIE a tout simplement sorti un disque concept progressif sur l’ambiance urbaine, sur l’évasion quant à cet environnement néfaste; de l’original music comme dirait Mariusz DUDA; une musique intemporelle bourrée de spleen, d’émotion, de crescendos, de beauté; un son fascinant hors du commun qui sera à mi-parcours de l’année 2021 dans mon top à n’en pas douter. Retrouvé par hasard dans mes fichiers et trônant maintenant en première place, quand c’est bon il faut le dire. Courez l’acquérir et vous en aurez la preuve, et attention à la touche replay ensuite.

    1. Wyszyńskiego (3:56)
    2. The Great Escape (6:20)
    3. Nowowiejska (0:57)
    4. The Fall (7:05)
    5. Słowiańska (2:10)
    6. Blackout (6:07)
    7. Jagiellończyka (0:24)
    8. 20/20 (7:39)
    9. Kurkowa (3:10)
    10. One Minute At A Time (8:42)
    11. Chrobrego (0:47)
    12. Blue Steel (5:23)
    13. Park Staszica (1:11)
    14. Fast And Furious (6:42)
    15. Reymonta (0:12)
    16. The Great Escape Reprise (4:29)
    17. Caribou Gone (2:12)
    18. Blue Steel (Less Is More) (5:32)

    Total Time 72:58

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Weronika Kowal (Veronica Smith) - Viola, claviers
Maciej Janiszewski- Basse
Filip Kozak -Vocal, clavier,programmation
Emil Madaliński- Guitare
Konrad Mikołajczyk – Batteries

Invités:
Michal Wojtas – Vocal (18)
Ana Nguyen - Vocal (14)
Wojciech Kowal - Accordion (13)
Radoslaw Śniadowski - Trumpet (9)
Emil Madaliński - Harmonica (11)