CHRONIQUE / REVIEW

Konom

Konom

Releases information

Release date:

February 26, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Independent

Royaume-Uni / UK

Alain Massard - March 2021

9,1

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

KONOM est un jeune groupe anglais débutant en 2011 son aventure musicale instrumentale sous le nom d’ASCENT avec lequel ils ont sorti “Prelusion” en 2015. KONOM nait après un changement de « line-up » et en référence à Asimov. Un son mélangeant métal progressif et rock alternatif dans la lignée de groupes tels PORCUPINE TREE, HAKEN, FROST*, TOOL, OPETH ou KARNIVOOL. Attention, un son moderne et enjoué vous attend, pas un air facile que l’on ne supporte pas de toute façon, un son nouveau, innovant et singulier.

“A Welcome Change” et une intro spatiale amenant une rythmique rock bien pêchue avec la voix haut perchée d’Arya me rappelant de par la sonorité celle de Justin Hawkins de DARKNESS, un premier break avec la mise en avant du synthé puis un deuxième avec la guitare fruitée de Dan, me rappelant ici Ian CRICHTON, donnant le ton sur un rock alternatif progressif moderne; digressions par la suite pour un son nouveau et inventif.

“Birotunda” avec guitare acoustique, vocal doux au départ, puis ça monte sur un rock métal pointu avec de la sève progressive et dans le rythme et dans la composition; break soudain avec bagarre synthé-guitare et la présence de Jem, alternant phases nerveuses et douces, éthérées, limites mélancoliques, violon à la fin qui en rajoute sur l’introspection.
“As the Waters Rise” pour le 3e long titre, intro batterie en crescendo, violon ok ça passe, puis un riff hard nerveux, des nappes de claviers qui en rajoutent sur la trame musicale, TOXIC SMILE ou TESSERACT au coin de l’oreille; la voix arrive limite nasillarde, orientale et souvenir de celle de Ian ANDERSON; voix étirée plus rock-pop pour un chapitre couplet-refrain conventionnel et puis le solo de guitare jouissif met la poudre; c’est beau, intuitif et pas de traces de réminiscences d’un quelconque groupe dino, un bon point ça pour le renouveau prog. Final avec une expérimentation vocaliste enthousiaste.

The Great Harvest pour une déclinaison en 5 chapitres avec “I. Epiphany”, qui entame cette section par un instrumental magique, guitare acoustique, piano, basse, batterie; allez un peu d’HAKEN, non là du LEPROUS, non là du TERRAMAZE, bref ça gicle de partout et c’est bon, ça enchaîne avec “II. Dilate My World” et un titre basé sur la voix si particulière d’Arya, jonglant avec les mots, les claviers derrière plus vintage; la guitare toujours fraîche, bluesy par instants qui égrène ses notes comme des pétales de note; “III. Mutating Light” arrivant avec un déluge sonore flirtant sur du DEVIN TOWNSEND et du SAGA “Génération 13”, un peu de spanish guitare, tiens le son ARK me passe par la tête; on se pose et “IV. Reflections” un blues ballade mélancolique qui te déroute encore plus! Ah ça y est, solo guitare, voix typique et ça part, ça gicle encore, c’est plus qu’innovant ici, c’est de l’OMNI et c’est bon; dernier enchaînement avec “V.

Heedless Breath” et sa rythmique plus métallique que progressive, les notes vont certainement vous rappeler le grand DREAM THEATER dans ses meilleurs moments avec la part belle pour l’orchestration et les synthés, sang neuf auquel je rappelle que le prog 2020 vit bien ses lettres de gloire avec le retour des claviers au premier plan. Une pièce de 25 minutes donnant la place à tous les membres justes immense.

KONOM vient de frapper fort en ce début d’année en sortant un album inclassable, comme je les aime; un opus avec une pièce maîtresse exploitant les qualités des musiciens, 3 autres titres avec leurs particularités propres; on est bien sûr du prog métal déjanté, mélodique et anachronique, un joyau inclassable que les progueux vont critiquer mais dont les hardrockeux ne sauront pas où le caser. Un album moderne qui botte en touche la folie humaine du moment avec ses contradictions sur l’envie réelle de sauver sa planète et de vivre en harmonie avec. Un album complexe qui demande plusieurs lectures et qui laisse dégager alors son merveilleux contenu; bref, un must ici.

    1. A Welcome Change (10:34)
    2. Birotunda (7:19)
    3. As the Waters Rise (9:33)
    The Great Harvest:
    4. I. Epiphany (3:53)
    5. II. Dilate My World (5:40)
    6. III. Mutating Light (2:39)
    7. IV. Reflections (6:49)
    8. V. Heedless Breath (5:23)
    Total: 51’50’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Arya Bobaie: Lead Vocals
Benjamin Edwards: Bass Guitar
Tom Rice: Drums
Dan White: Guitars & backing vocals
Jonathan Worsley: Keyboards & Orchestration
Jem Godfrey (Frost *): Keyboards on «Birotunda»

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