CHRONIQUE / REVIEW

Khadavra

Hologram

AGHORA.jpg

Releases information

Release date:

August 5, 2021

Format:

Digital

Label:

From:

Independent

Suède / Sweden

Alain Massard - October 2021

8,4

Facebook_logo-7.png

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

KHADAVRA est un quatuor rock psychédélique suédois atypique créé en 2012. Des influences sur les premiers PINK FLOYD, sur le jazz, sur les groupes psyché-spatiaux tels MONSTER MAGNET, HAWKWIND, TOOL, ISIS, MOTORPSYCHO, GODSPEED YOU! BLACK EMPEROR et les vétérans de BLACK SABBATH; en creusant certaines plages font revenir les breaks divins d’ANEKDOTEN et de CAMEL; un peu de relents des KING CRIMSON et des SIGUR ROS tout ça pour dire qu’on est bien dans de l’expérimental progressif psychédélique selon moi, amen!

Ils se définissent comme creusant profondément dans le subconscient inexploité, cherchant l'inconnu de l'intérieur et exprimant le son trouvé ; une musique inspirée d'expériences communes et inhabituelles sur la vie surréelle que nous vivons actuellement; son sur la dynamique, l’émotion, la transe engendrée plus que sur la technicité des notes, le tout amplifié par l’utilisation conjointe de la langue anglaise et maternelle.

« Stundom » pour une entrée psy, planante, belle, onirique, trop courte, qui sert à préparer « Shapeshifter » qui part sur un déluge, que dire un maelstrom musical bigarré, des sonorités des 70’s agrémentées d’autres plus récentes; le son est clair, dynamisant à la limite du jam comme le font si bien les ØRESUND SPACE COLLECTIVE. « Lucid Revival » avec une ambiance orientale typée, on se croirait dans les jardins d’un calife à la recherche du nirvana; ça part sur un titre évident des PINK FLOYD de leurs premiers titres, bon c’est plus lourd quand même.

« Possession » continue avec cette ambiance indienne, à la limite du mantra; des sons en pagaille, des guitares saturées qui virevoltent, des claviers cristallins qui forment des breaks salvateurs; il faut un effort pour plonger dans ce méandre musical bigarré, on plonge, on vous repêche, on vous pousse à nouveau dans les tréfonds abyssaux durant un quart-d ’heure; une ambiance magistrale psychédélique où Sebastian excelle à la guitare; attention à cette explosion onirique aux 10 minutes tout de même et à son final. « Zoning Out » pour un titre anachronique, rythmique des THE CURE sombre et vintage, le break instrumental rapide envoie loin et permet d’être dompté facilement. « 10102020 » pour l’interlude moyenâgeuse scandinave avec vieille cithare acoustique.

« Katla » et le second gros morceau qui renvoie aux groupes tels que ANEKDOTEN, LANDBERK et ÄNGLAGÅRD; de la défonce tonitruante psychédélique, des breaks presque hard par moments, d’autres avec flûte donnant un aspect acoustique, folklorique scandinave; crescendo final avec explosion de la batterie, des voix à la OPETH du début pour raccrocher si vous vous êtes perdus dans les limbes spatiales. « Anhedonia » pour le titre mantra flippant, on est parti au-delà, on approche le Ciel, l’air est étrangement calme, serein, les voix raccrochent à la terre quand même; c’est étrange, singulier, reposant aussi après le déluge d’avant; « Vemod » qui ressemble à un bœuf musical où le piano a la main mise; pièce onirique, accentuée par la guitare slide puis électrifiée; le final revient sur une ambiance planante béatifiée par les dieux eux-mêmes. « Hologram » pour le melting pot de l’album; une transe musicale bigarrée sur du POPOL VUH au début, une voix monolithique et une instrumentation qui va s’accorder, s’accrocher autour; un mantra de la fin des 60’s pop psyché puis floydien comme sur les titres de « Animal », la guitare plus stridente post rock ou stoner je ne sais plus, permet de finir en apothéose.

KHADAVRA dresse avec cet opus un oxymore musical parfait; mélange de lumière sombre, d’obscurité chaleureuse, une hyperbole musicale imprégnée de sons, d’émotions, de divagations influant sur nos associations mentales; plus que du psyché, on semble rentrer ici dans un état musical hypnotique et ce ne sont pas les instruments classiques cor français, didgeridoo, marimba, sitar qui vont faire changer d’avis. Alors oui il faut du sang progressif pour plonger dans ce maelstrom d’où vous ne serez pas certains de revenir intact, d’un autre côté cet album a le pouvoir de briser un peu plus les codes progressifs et de proposer un son nouveau, ce qui est un plus indéniable en ce début de décennie.

    1. Stundom (0:54)
    2. Shapeshifter (9:29)
    3. Lucid Revival (4:58)
    4. Possession (16:18)
    5. Zoning Out (4:20)
    6. 10102020 (0:40)
    7. Katla (14:34)
    8. Anhedonia (5:37)
    9. Vemod (7:26)
    10. Hologram (9:48)

    Total :74’04’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Sebastian Eriksson: Guitar, vocals, sitar, mellotron, synthesizer, percussion.
Alexander Eriksson: Drums, vocals, percussion, glockenspiel
Jon Klintö: Bass guitar, throat singing, whispers, acoustic guitar
Marcus Holmström: Keyboards, mellotron, moog synthesizer

With :
Liv Fridén: Flute (3, 4, 9, 10)
Ole Mathis Haglund: Guitar and supporting vocals (4, 5)
Ola Lindqvist: Flute (7)
Nils Erichson: Keyboards (4)