CHRONIQUE / REVIEW

Kerrs Pink

Presence of Life

Releases information

Release date:

March 4, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Keers Pink Production

Norvège / Norway

Alain Massard - March 2021

9,1

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

KERRS PINK est le groupe norvégien fondé en 1973 (et pas la pomme de terre au clin d’oeil satirique lors de la nomination du départ), un dinosaure quoi; dissout en 82, remis en route et en attente d’un album depuis 8 ans pour ce 8e ! Du rock progressif folklorique estampillé 70’s avec moults instruments traditionnels comme l’accordéon et la flûte, de l’art-rock en fait tellement la musique part dans diverses contrées, sur CAMEL, JETHRO TULL, un peu des GENESIS et PINK FLOYD, plus près ça me renvoie aux FLOWER KINGS et surtout MAGIC PIE de la même péninsule puisque le chanteur y officie aussi. Des ambiances mélodiques instrumentales viennent souvent en plein milieu de titre nous plonger dans des histoires de port. KERRS PINK fait du KERRS PINK en fait mais en mieux, allez lisez pourquoi.

« Resurrection » me saisit d’entrée pour la voix d’Eirikur à la GILLAN, proche du chanteur de Martin BARRE, bref ça me renvoie de fait à MAGIC PIE finalement; l’accordéon met un peu d’ambiance folk aussi, un peu de flûte et Hammond font monter ce titre, phrasé un peu haché mettant du dynamisme, la guitare fruitée à la MAY puis à la HACKETT, le piano profond, la batterie en relief, les claviers d’église en final et l’accordéon jouissif, bref superbe entame d’un son des 70’s reboosté 2020! « Private Affairs » et la voix à la JETHRO TULL, à la BLUES TRAVELER, à GILLAN, celle de « Perfect Strangers », bon tout ça pour ne pas dire celle de MAGIC PIE, air rythmé batterie qui renvoie à une de leur composition sur « Tidings », une basse omni présente, un riff de KANSAS amplifié par le son vintage des claviers, un lion musical nerveux qui sort ses griffes, qui enfonce le clou au son typique. « The Book of Dreams » sur une intro qu’ IRON MAIDEN aurait pu faire, toute en douceur, symphonique; le prog se sent ici épique, mélodique, folklorique avec l’accordéon bien placé, émouvant; ça me rappelle un peu les folies musicales de QUEEN, la guitare et basse donnent le ton grandiloquent; ce titre rend une tonalité heureuse, le break limite baroque de la seconde partie amène une digression remarquable, émouvante jusqu’au violon final et les claviers qui t‘envoie dans un pub de pêche irlandais ou norvégien. Immense et anachronique.

« Away from Shadows » attaque la seconde partie de l’album avec un solo puissant genre heavy prog qui interpelle, puis ça se calme avec une ligne douce, romantique; c’est bien travaillé, la voix semble suivre les notes des claviers rythmiques et symphoniques; une embarcation sur un territoire art-musical de très belle facture, une ode à un Dieu, des breaks-ruptures avec un piano divin, la guitare fraîche, fruitée, légèrement tourmentée, la basse lourde juste après pour amplifier ce côté grandiloquent et progressiste qui tient la route; pas ma tasse de thé en général mais là je suis bluffé devant cet amalgame réussi de sensibilité musicale. « Luna » et le titre le plus court pour l’hymne intimiste, un peu mélancolique, jouissif car il vous entraîne à vous prendre par les bras et à danser assis autour de la table, alors qu’il n’y a plus de banquet à l’heure actuelle. Une ballade symphonique sur un rythme bien connu qui risque de rester en tête amplifiée de chœurs chaleureux; un peu des PROCOL HARUM en arrière-fond. « In Discipline and with Love » vient terminer l’album par une 12 minutes. Ça part doux, les instruments viennent et inscrivent un rythme avec la guitare, les claviers me rappelant ceux de GENESIS, le Moog et le Mellotron; ambiance jazzy avec le piano, un long crescendo vous emmenant sur des paysages musicaux froids et chaleureux, ah oxymore quand tu nous tiens; du spleen avec une guitare chatoyante, attention à mi-parcours ça part sur le prog symphonique, scandinave folklorique, sur le rock classique, sur la comptine de ‘’Wot Gorilla?‘’ de GENESIS; retour à la maison sur une déclinaison haute en couleurs, un titre qui fusionne, qui empile les genres et vous garde dans le port d’attache où le groupe joue en fait devant vous, ça y est vous avez compris, c’est la fin et ce fut beau.

KERRS PINK a marqué un grand coup progressif, du classique grandiloquent, du symphonique, une maîtrise sonore époustouflante avec un son très actuel, des instrumentistes qui se sont bonifiés avec le temps, tous en fait. Un son donc progressif comme on l’imagine où l’on ne s’embête pas, où l’on ressent des réminiscences oui mais où les plus importantes sont celles du groupe. J’étais assez réservé car le peu que j’avais écouté sentait trop le folklore et le son usité, là c’est la baffe tout simplement. Vous avez compris que l’écouter risque de vous le mettre directement dans votre top 2021.

    1. Resurrection (9:13)
    2. Private Affairs (5:44)
    3. The Book of Dreams (9:28)
    4. Away from Shadows (7:53)
    5. Luna (4:02)
    6. In Discipline and with Love (12:27)

    Total: 48:47

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- Eirikur Hauksson: Lead vocals
- Harald Lytomt: Guitars
- Per Langsholt: Bass, Taurus bass pedals
- Glenn Fosser: Hammond, Minimoog, accordion, keyboards
- Magne Johansen: Drums, backing vocals
- Lasse Johansen: Piano, Minimoog, Mellotron, keyboards
- Hans Jørgen Kvisler: Guitar

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