CHRONIQUE / REVIEW

Kayak

Out of this World

AGHORA.jpg

Releases information

Release date:

May 7, 2021

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Inside Out Music

Pays-Bas / Netherlands

Alain Massard - July 2021

8,6

Facebook_logo-7.png

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

KAYAK est ce groupe brontosaure néerlandais fondé en 72, vous savez l’autre siècle, dissous, reformé et sortant son 18e album. A l’origine du rock prog symphonique avec des relents de YES, KANSAS et STYX aussi; connu personnellement grâce à ‘Merlin’ pour son côté concept sympho-médiéval, un groupe insubmersible de fait. Un guitariste doué et jouissif, une voix caractéristique, forte et chaleureuse, des sons emmenant sur des contrées progressives et symphoniques telles que ASIA, KAIPA, ARENA, ALAN PARSONS et QUEEN, bref un son à part dans lequel nous plongeons, attention à l’écume.

« Out of This World » pour une entame majeure, piano et orchestration grandiloquente, symphonique, guitare à la MAY, un son qui ne ressemble à aucun autre, virevoltant, un peu AOR, un peu sur le meilleur KANSAS; les voix superbes sur le chanteur du Martin BARRE, j’ai lu un diamant musical, je confirme; grandiloquent et majestueux avec chœurs et cordes, ça démarre fort. « Waiting » sur un riff d’entrée des CARS guitare aérienne et éclectique, la voix sur celui des MAGIC PIE ou de BOWIE, titre pop-rock ballade des 80’s au temps du pop; la guitare tire les notes, les triture et part sur un autre espace musical. « Under a Scar » et le son de la guitare plaintive de QUEEN, un moment de musique comme un film qui se déroule devant vous; les cordes s’y mettent, font monter le thème sur l’opéra prog, celui des 70’s du ‘Phantom of The Paradise’, des joutes de MEAT LOAF et de QUEEN encore; c’est rythmé juste ce qu’il faut pour vous faire déhancher sans forcer sur le col du fémur; la voix de Bart fait fondre sur ce final glamour, bourré d’émotion. « Kaja » pour une pause musicale, intermède au piano et guitare spleen à te faire fondre; le deuxième temps avec le solo qui monte encore plus haut, hymne symphonique. « Mystery » avec des voix en harmonie, piano et chant pour un radio-edit; une chanson pop-folk avec des sons qui rappellent ‘Love Is All’ de loin pour la partie symphonique, un peu d’ELO aussi. « Critical Mass » pour l’intro de l’Exorciste’, non mais vous y avez cru, des cloches en tout cas comme intro; ça part sur JETHRO TULL pour cette voix, sur du rock FM, la digression piano-guitare jouissive encadrée par la batterie et les synthés, le solo hargneux qui dévale les notes; c’est beau, fruité, aérien; le break suivant sur un spleen romantique qui rappelle qu’on est bien sur des terres prog ici à la ARENA avec un final travaillé, prenez le pas en marche. « As the Crow Flies » pour un titre passe partout, tambours et synthés en avant; un titre groove lancinant, un peu de TOTO derrière, un air bluesy romantique pour une mélodie soft à la COLLINS, à prendre comme un interlude.

« The Way She Said Goodbye » titre court acoustique, piano, guitare et synthés pour accompagner la voix sur une histoire d’amour intense. « Traitor's Gate » pour un titre relevé, énergique lorgnant sur la dynamique des TOTO rien que pour les claviers, un solo aérien pop. « Distance to Your Heart » surprend par l’intro ELO avec ces cordes progressives, une basse à la ‘Kashmir’ rondement menée et une mélodie belle et redondante, le solo mayesque résonne encore. « Red Rag to a Bull » pour un titre concentré et concentrant le prog dans tous ses états; de l’intro à la rythmique, du refrain aux sonorités avec renforts de synthés solos sur des notes cristallines de guitare, final-stade au loin puis petit chœur qui s’en va. « One by One » à la Leonard COHEN enfin Kristoffer ici pour une chanson sur notre fin future inéluctable; simplicité des vocaux, violons et émotion jusqu’au mouvement progressif tirant vers l’hymne de départ vers là-bas! Piano country pour digérer. « A Writer's Tale » pour le moment et monument de l’album; intro majestueuse, pompeuse dans le bon sens du terme, cordes, guitares parlantes, expressives; le refrain un temps folk glisse vers des chœurs dansant avec la guitare de Marcel et donne dans l’opéra rock à la QUEEN, dans le rhythm’n blues, puis dans les BOF musicales des 70’s et 90’s; du KANSAS, STYX, QUEEN, MEAT LOAF, du KAYAK grandiloquent. « Cary » pour un court intermède burlesque, lignée des BEATLES sur une trame sur l’accordéon, limite folk et psychédélique. « Ship of Theseus » pour clore l’album, voix à la Robert Wyatt, symphonie grave sur cors et guitare, titre qui dénote par la rupture musicale, un peu de la folie du BOWIE et le piano qui sonne le glas.

KAYAK est mort, mais il est encore là; il vient juste de concocter un chef-d’œuvre progressif. Des sons pop des 80’s associés à ceux du prog pour faire voyager durablement dans ce long opus où certains titres dénotent par leur relent hit potentiel, aux antipodes de ce que l’on est habitué à écouter dans notre monde un peu sclérosé. Une bonne chose selon moi mais j’ai trouvé un malin plaisir à écouter les titres prog enchaînés à part pour trouver cet album encore meilleur.

    1. Out of This World (6:06)
    2. Waiting (4:04)
    3. Under a Scar (6:29)
    4. Kaja (3:15)
    5. Mystery (3:58)
    6. Critical Mass (7:09)
    7. As the Crow Flies (4:09)
    8. The Way She Said Goodbye (3:18)
    9. Traitor's Gate (3:18)
    10. Distance to Your Heart (4:18)
    11. Red Rag to a Bull (4:17)
    12. One by One (4:14)
    13. A Writer's Tale (9:29)
    14. Cary (2:59)
    15. Ship of Theseus (3:43)

    Total Time 70:46

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- Ton Scherpenzeel: Keyboards, lead & backing vocals
- Bart Schwertmann: Lead & backing vocals
- Marcel Singor: Guitar, lead & backing vocals
- Kristoffer Gildenlöw: Bass, lead & backing vocals
- Hans Eijkenaar: Drums

With:
- Maria-Paula Majoor: Violin
- Daniel Torrico Menacho: Violin
- Francesco Vulcano: Violin