CHRONIQUE / REVIEW

JOHN HOLDEN

CIRCLES IN TIME

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Releases information

Release date:

March 26, 2021

Format:

CD, Vinyl, Digital

Label:

From:

Plane Groovy

Royaume-Uni / UK

Serge Marcoux - April 2021

8,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Vive les artisans ! Artisans du verbe, de la musique, des travailleurs-artistes qui transforment les idées et le talent en œuvres. Amateur de rock progressif et œuvrant dans le monde de la musique par plaisir et comme hobby est une définition qui sied bien à JOHN HOLDEN. En 2016, suivant la suggestion de son épouse, il décide de passer à un niveau supérieur. Mais notre artisan a besoin de conseils et ce sont ceux de BILLY SHERWOOD qui mèneront à la réalisation d’un premier album bien reçu par la communauté progressive, soit « Capture light » paru en 2018. JOHN HOLDEN se considère d’abord comme un guitariste qui compose aux claviers. Ce multi-instrumentiste joue aussi de la basse et compose bien sûr. En 2020, c’est au tour de « Rise and fall » de s’ajouter aux créations de notre artisan. À l’instar de nombreux musiciens, il a mis à profit le temps offert par la pandémie pour sa troisième œuvre, « Circles of time ».

Aussi talentueux soit-il, il sait s’entourer de multiples musiciens pour mener à bien le fruit de son travail. Ce sont douze invités pour le premier album et quinze pour chacun des suivants qui ont collaborés avec lui afin de nous offrir ses compositions. Quelquefois, les invités sont aussi guitaristes ou claviéristes. Lorsqu’on lui demande pourquoi, il répond humblement, c’est parce qu’ils sont meilleurs musiciens que moi. Le bon artisan sait quoi et comment faire pour obtenir le meilleur résultat possible. Le choix des artistes invités est dicté par la pièce et la majorité du temps, il sait qui demander pour arriver à ses fins. Ainsi, pour « High Line », un morceau inspiré par son voyage de noce à New-York, il voulait un batteur pouvant insuffler un feeling jazz américain. Il a donc fait appel à NICK D’VIRGILIO (BIG BIG TRAIN, SPOCK’S BEARD) qui collabore aussi sur deux autres morceaux. Il avait aussi participé à trois pièces sur l’album précédent. « High Line » me fait penser un peu au JOE JACKSON de la période « Night and DAY » et « Body and soul ». La voix et le saxophone de PETER JONES (CAMEL, TIGER MOTH TALES) sont judicieusement mis à profit et texturent admirablement cette pièce qui donne l’impression d’admirer la ville au clair de lune sur le bord de l’Hudson. Le violon de FRANK VAN ESSEN ajoute une touche supplémentaire, notamment lors de la transition du solo de saxophone à celui du violon. Retour à la case départ pour vous parler du morceau le plus résolument rock de ce « Circles of Time » qu’est « Avalanche ». Inspiré par le côté plus sombre d’Internet et des opinions corrosives de guerriers du clavier, c’est JEAN PAGEAU (MYSTERY) qui se charge des paroles et ERIC POTAPENKO de la guitare. Il y a un petit quelque chose de LED ZEPPELIN qui sied bien à « Avalanche ». C’est la troisième fois que JOHN fait appel à JEAN. C’est une caractéristique de plusieurs invités que d’avoir collaborer à plus d’un album.

Un troisième changement de registre musical nous attend avec la longue et hypnotique ballade « The Secret of Chapel Field ». Ce sont les voix de MARC ATKINSON et SALLY MINNEAR, fille de KERRY MINNEAR (GENTLE GIANT) qui brillent sur cette chanson inspirée de la mort tragique de gens décédés à l’époque victorienne. Le violon de VAN ESSEN et une influence celtique caractérisent également l’atmosphère. Notons que le piano de VIKRAM SHANKAR n’est pas en reste. Son travail magnifique peut être apprécié sur l’ensemble de l’album. Nous passons des îles britanniques à l’Andalousie avec « Dream of Cadiz ». Un instrumental qui débute doucement au piano pour faire place, comme il se doit, à la guitare flamenco. C’est une approche en délicatesse qui nous est offerte avec cette pièce hispanisante. JOHN propose d’accompagner notre écoute d’un verre de Manzanilla, un vignoble andalou comme de raison. « Circles » nous ramène une balade et SALLY MINNEAR. La voix de Dame MINNEAR, le piano et un joli solo de synthétiseur, adoucissent les propos associés aux difficultés de la vie, fussent-elles intellectuelles ou physiologiques.

« KV62 » est une première suite pour JOHN HOLDEN et c’est une réussite. Le sujet s’y prête fort bien, la découverte de la tombe de Toutankhamon dans la Vallée des Rois par Howard Carter en 1922. Les éléments pour réussir ont été réunis. Que ce soit la narration de JEREMY IRONS, quand même, le chant de THAT JOE PAYNE, l’irrésistible et très belle montée symphonique qui évoque la recherche et la découverte du sarcophage du onzième pharaon d’Égypte et du trésor fabuleux que recélait cette tombe. Un morceau en sept sections pleines d’atmosphère et de grandeur qui évite l’enflure musicale. Cette suite réussit très bien à nous faire suivre le parcours de Carter jusqu’à son décès et nous procure un bien beau voyage. Avec « Circles of time », JOHN HOLDEN nous offre un parcours musical diversifié et en douceur. Un album qui offre beaucoup pour qui sait prendre le temps d’écouter.

    1. Avalanche (6:18)
    2. High Line (6:58)
    3. The Secret of Chapel Field (7:36)
    4. Dreams of Cadiz (5:17)
    5. Circles (5:47)
    6. KV62 (19:23)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians


- John Holden / Guitars, bass, keyboards, orchestration

With:
- Robin Armstrong / Bass (5)
- Marc Atkinson / Vocals (3)
- Zaid Crowe / Guitar (6)
- Oliver Day / Acoustic guitars, mandolin (3,4)
- Nick D'Virgilio / Drums, handpan (1,2,6)
- Frank Van Essen / Violin, viola (2,3)
- Peter Jones / Vocals, saxophone (2,6)
- Sally Minnear / Vocals (3,5)
- Jean Pageau / Vocals (1)
- Eric Potapenko / Guitar (1,2)
- That Joe Payne / Vocals (6)
- Henry Rogers / Drums (4,5)
- Vikram Shankar / Piano & keyboards
- Jeremy Irons / Narration (6)
- Elizabeth Holden / Backing vocals