CHRONIQUE / REVIEW

Illuminae

Dark Horizons

Releases information

Release date:

February 12, 2021

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Immrama Records

Multi

Philippe André - February 2021

8,8

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Des symphonies sombres et tordues aux douces berceuses, tel est tout simplement le nouveau programme musical enfanté par le bassiste gallois Ian JONES (KARNATAKA, CHASING THE MONSOON) avec cette fois ci dans le rôle de la belle au bois chantant Agnieszka SWITA (solo, CAAMORA), ils nous présentent avec "Dark Horizons" le fruit de leur collaboration commencé en 2018 sous le nom d' ILLUMINAE, brassant dans un fracas mélodique de grande classe, des influences symphoniques, progressives et celtiques.

Cette musique est digne de celle que l'on peut entendre dans une cathédrale, tout est dans le recueillement et la concentration, une dichotomie entre le bruit et le silence, entre l'obscurité et la lumière, ou encore plus prosaïquement entre la vie et la mort. L'album comprend dix titres, huit de quatre à six minutes enchâssés entre deux épiques de neuf et onze minutes, faut-il donc écouter les deux longs morceaux à part. ou les écouter benoitement dans l'ordre du disque, c'est la réelle question que je me suis posé ?

La marée et les cloches de la cathédrale introduisent "The Lighthouse" donc le premier épique et titre inaugural de l'album et que dire si ce n'est que c'est somptueux pour tout amateur de rock progressif symphonique, Ian JONES a encore une fois mis le curseur très, très haut et puis Agnieszka y chante divinement, c'est replay, replay, replay... (10/10). "Blood on Your Hands" qui a été choisi comme single pour présenter le disque au mois de novembre passé, est inévitablement un ton en dessous tout en restant symphonique, karnatakesque et proche du meilleur WITHIN TEMPTATION, le solo de six cordes de Luke MACHIN dans la seconde moitié de la pièce est un modèle du genre (9/10). "Edge of Darkness" qui suit, commence par une course effrénée dans la lande galloise qui met en valeur le souffle d'Agnieszka (du moins je le suppose), un titre plus court donc plus chanson mais tout à fait écoutable (8/10). Passons à "Lullaby" qui nous permet une respiration bienvenue après le déluge des dix précédentes minutes, c'est puissant, beau, religieusement chanté par Agnieszka et illuminé par la présence du brillant Troy DONOCKLEY et ses instruments à vent (9/10).

Place maintenant à cinq titres courts de quatre ou cinq minutes qui se suivent, orgue d'église pour "Twice" tendance balade, plaisant (8/10), puis "Heretics and Prophecy", la plage que j'ai la moins apprécié de l'œuvre sans la zapper pour autant, plus basique que l'ensemble (7/10), "Sanctuary" suit dans la même mouvance en plus symphonique avec des effluves orientalisantes qui ne sont pas sans rappeler CHASING THE MONSOON, l'un des morceaux les plus radiophoniques du disque avec une fin trop subite (7/10). "Black Angel" lui aussi dans un format "chanson" et radiophonique de même, presque interchangeable avec le précédent sans que cela ait une connotation négative à mes oreilles (8/10). "Sign of Infinity" pour aussi court qu'il soit, est différent car il voit l'apparition d'un invité de grand luxe, l'un des probables meilleurs saxophonistes de la planète rock et pas uniquement progressive, en la personne de John Anthony HELLIWELL, pour une pièce toute en délicatesse, d'un immense pouvoir lyrique, superbe (9/10).

Il nous reste le second épique de ce "Dark Horizons", la pièce éponyme et ses onze minutes, qui rejoint le sommet du titre d'ouverture, et même plus, élégamment chanté par Agnieszka SWITA, avec le drumming inventif et d'une précision diabolique de Craig BLUNDELL, des arrangements de cordes à tomber par terre, la guitare d'un maestro de l'instrument que j'évite de vous nommer car vous êtes tous censés le reconnaitre, du grand art musical pour tout amoureux de la fraction symphonique de notre musique de cœur (11/10).

Il est trop tôt pour le dire mais certainement l'une des parutions marquantes de 2021, moins originale que CHASING THE MONSOON, plus compacte dirais-je, avec le petit bémol que plusieurs morceaux sont similaires ce qui peut lasser l'auditeur sur le moyen/long terme mais avec la patte immédiatement reconnaissable de Ian JONES, quelqu'un qui sait s'entourer !

    1) The Lighthouse (9:47)
    2) Blood on Your Hands (6:07)
    3) Edge of Darkness (4:49)
    4) Lullaby (6:00)
    5) Twice (5:08)
    6) Heretics and Prophecy (5:00)
    7) Sanctuary (4:15)
    8) Black Angel (4:04)
    9) Sign of Infinity (4:29)
    10) Dark Horizons (11:19)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Ian Jones (KARNATAKA, CHASING THE MONSOON): Bass guitar, keyboards, acoustic guitar, string arrangements
Agnieszka Swita (CAAMORA): Lead vocals, piano

With the Help from:

Steve Hackett (GENESIS): Guitars
John Helliwell (SUPERTRAMP): Saxophones, clarinet
Troy Donockley (NIGHTWISH): Flutes,pipes
Craig Blundell (STEVEN WILSON): Drums
Luke Machin (MASCHINE): Lead and rhythm guitar on track 2
Gonzalo Carrera (KARNATAKA): Keyboards

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