CHRONIQUE / REVIEW

Human Factor

Observer

Releases information

Release date:

March 18, 2021

Format:

Digital, CD

Label:

From:

Qiasum Music

Russie / Russia

Alain Massard - April 2021

8,6

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

HUMAN FACTOR est un groupe russe œuvrant dans le post-rock progressif, spatial et instrumental, ce depuis 2011. Un son simple, monolithique fait de longues montées instrumentales avec des explosions de notes en plein milieu donnant une intensité particulière, une grande prestation basée sur une rythmique infaillible. Des musiciens d’INFRONT s’associant au claviériste de KAFTAN SMEHA et au guitariste de HAGI TRAGGER; ils se décrivent eux-mêmes comme un croisement contemporain rock spatial, progressif et alternatif, pas trop loin de ce que j’ai pu écrire. Bref, est-ce que de l’instrumental peut encore faire rêver de nos jours, allons voir ça…

« Gathering » intro à la LUSTMORD, cor de chasse, trombone exactement, voix d’outre-tombe, ambiance de fin du monde; ça commence bien pour nous amener à « Riding the Giants » dévoilant le son HUMAN FACTOR, une rythmique forte, soutenue, des claviers, des guitares post, une batterie omniprésente; quelques voix style NASA et un air rapide, cristallin pour de l’énergie pure. « Opal Voids » sur un son post-rock, un tantinet mélancolique, la guitare vibrante me rappelle un peu les COMA ROSSI; ce qui m’étonne c’est le temps qui s’écoule vite, l’air simple au demeurant avec ce plus rythmique qui transporte aisément dans la stratosphère; le spleen du départ s’égaye avec les synthés fournis, le son devient répétitif et calme. « Sagittarius A » continue sur la même lancée, air troublant, stroboscopique, les synthés sont plus présents, gras, arrivant comme des vagues sans cesse; le milieu nous entraîne sur un dérèglement musical orchestré, juste pour retenir l’attention; puis ça repart sur une déclinaison crescendique, envoûtante.

« Upstream » et des réverbérations de notes de guitare, les synthés sont fruités, colorés puis intimistes, mélodiques et mélancoliques; on y ressent au fond les sonorités des groupes électroniques, en devant l’air plus moderne, rapide et énergique; air en syncopée, du brouillard s’abat sur vous, tout cela devient mystérieux; son spatial pour s’évader; à mi-parcours ralentissement pour donner la part belle aux synthés hypnotiques. Le titre vous laisse en plein milieu de notes un peu englué; final porté sur la batterie et la guitare en stéréo.

« Sagittarius B » et l’intermède fruité, énergique, qui part comme un titre normal post-psyché, mais là ça s’arrête trop tôt, dommage; parfaite entrée pour « Himiko's Lament » en intro planante et horrifique, idéale pour un jeu de S-F, allez l’air pourrait rappeler les ‘X-Files’ en plus lent; ça monte avec les guitares post reconnaissables puis les différents synthés qui donnent une chape musicale singulière; break avec un solo guitare à la limite de la complainte puis ça repart avec tous les instruments ensemble même ceux que Jean Michel JARRE aurait pu jouer; un peu du son d’IRIS en plus électrique. « Naked Singularity » sur une base à la VANGELIS, très vite effacé avec un riff guitare heavy, puis déclinaison, cascade de notes post (du MONO, du GOODSPEED), un air vibrant, des synthés plus technos à un moment, ça finit sur un son syncopé avec des nappes plus fines; ce mini riff du départ revient et mériterait d’être plus exploré.

« ... And a Silver Lining » termine l’album assez court au demeurant, comme quoi les airs simples et bien construits passent très vite; une montée sans fin avec basse, batterie, guitares et surtout ces synthés riches et gras; la digression post au milieu adoucit l’effet puis l’un des rares solos guitare avant l’effusion de notes, reprise de l’air central avant une fin de la maison avec quelques voix grégoriennes rappelant que c’est l’heure de retourner sur les bancs de l’église, euh sur la touche replay, envoûté je suis.

HUMAN FACTOR montre que l’instrumental n’est pas mort, que les notes en résonance peuvent induire de purs moments de bonheur. Un son contemplatif, onirique, moderne, un son digne d’un EXPLOSIONS IN THE SKY, d’un INDUKTI en plus de ceux cité plus haut; un son moderne synthétique évolutif, mélodique, une musique pouvant amener à une ouverture hors du temps pour planer, se ressourcer. Pas mal pour un groupe instrumental.

    1. Gathering (1:16)
    2. Riding The Giants (5:26)
    3. Opal Voids (6:09)
    4. Sagittarius A* (6:25)
    5. Upstream (7:07)
    6. Sagittarius B (1:43)
    7. Himiko's Lament (6:07)
    8. Naked Singularity (6:02)
    9. ... and a Silver Lining (7:10)

    Total time: 47:25

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Pavel Vorobyov: Guitars, keyboards
Sergey Volkov: Keyboards
Alexander Meshcheryakov: Bass
Konstantin Shtirlitz: Drums

With :
Ramil Shamsutdinov: Trombone (1)

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