CHRONIQUE / REVIEW

Glacier

Island In The Sky

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Releases information

Release date:

October 20, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Independent

Royaume-Uni / UK

Serge Marcoux - November 2021

9,0

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Encore une ! Pour la deuxième fois cette année, je me fais prendre par surprise et … j’aime ça. J’ai de nouveau ressenti ce petit frisson de plaisir lors d’une découverte musicale. Vous me direz, mais Serge c’est normal car il est impossible de connaître les vingt-deux mille six cent soixante-quatre groupes répertoriés depuis les débuts du rock progressif. C’est vrai, pourtant ce groupe existe quand même depuis une quarantaine d’année. Vous pourrez me répondre alors que la première manifestation discographique ne date que du début du vingt-unième siècle. Justement, ce sera notre point de départ.

En 1978, alors que le rock progressif est poussé hors de la popularité par le punk, le disco, et le marketing musical croissant, JOHN YOUDALE, guitariste, chanteur et auteur-compositeur, forme CONTRABAND qui rapidement devient GLASS EAR et puis GLACIER. Le groupe disparait dans les années 80 pour revenir vers la fin des années 90 et produire un album indépendant en 2001 qui se nomme « Monument ». Les radars progressifs restent alors plutôt silencieux. Pas moins de quatorze ans s’écoulent avant de voir le groupe revenir à la charge avec « Ashes for the Monarch » qui obtient un peu plus de reconnaissance mais qui n’a pas créé beaucoup de mouvements et de communications dans la communauté progressive. Cette fois, sept années, deux fois plus rapidement, ont mené à ce « Island in the Sky » dont il est question dans cette chronique. GLACIER a peu changé au niveau des musiciens. En plus de M. YOUDALE, on retrouve encore MIKE WINSHIP et DAVID BIRDSALL au chant, DAVE KIDSON au piano et aux claviers et BOB MULVEY à la basse, aux pédales basses et au chant. Les petits nouveaux sont le batteur MARK BURLEY et le multi-instrumentiste CHRIS WING qui contribue aussi aux harmonies vocales. Vous avez peut-être remarqué le nombre de contributeurs aux voix. À plus forte raison, si on mentionne les deux invités, LIZ HUNTER aussi aux voix et DALE HARBORN à la narration. D’une part, les voix et les harmonies vocales constituent un point fort de GLACIER. D’autre part, les propos ne peuvent nous laisser de glace puisqu’il peut être question de notre fragile terre, de la désunion des humains, des enfants et de l’avenir, des dirigeants qui trop souvent se suivent et se ressemblent, des dangers de vivre sa vie en ligne, de Joseph Merrick dit l’homme éléphant et ainsi de suite.

Le groupe a de la suite dans les idées et pas seulement au niveau des musiciens. Ainsi, la première pièce qui porte sur Glastonbury, autrefois une ile, est en quelque sort une suite, une relecture du dernier morceau de l’album précédent. C’est aussi une excellente introduction au son du groupe. Le vent souffle, une voix lointaine et solennelle se fait entendre, une guitare floydienne s’ajoute jusqu’à ce que le groupe s’élance. Le souffle devient symphonique et on découvre le magnifique travail au violon de CHRIS WING. Tout au long de l’album son apport au violon, à l’alto et au violoncelle enrichi grandement le son de GLACIER. Ce morceau comme l’album offre aussi une saveur néo-prog de bon goût. Quand celui-ci est bien fait, c’est le cas, il offre aux auditeurs des plaisirs d’harmonie et de mélodies qui s’incrustent aisément en nous. Si je fais exception des courts morceaux, soit le lien au piano entre deux morceaux qu’est « There Be Monsters » et la conclusion/lien vers le futur album qu’est « Oddessay (outro) », il faut constater la qualité des morceaux plus courts. Le jeu de violon, un tantinet PFM, et l’échange guitare/violon dans « Union », donnent un morceau très efficace. La variété instrumentale, synthétiseur, mellotron, flute, solo de piano, violon et le son d’ensemble avec une petite touche à la YES font une réussite de « Our Children ». Et que dire sinon wow à cet instrumental très réussi, nappes majestueuses de claviers, solos de guitare et solo de piano, qu’est « Lament for Persephone ».

Il y a aussi les morceaux qui permettent plus de développement comme, entre autres, le travail à la guitare et les changements de rythmes et de tons sur « Nightwing (Intro) segue Lights Out ». On retrouvait « Lightwing » sur l’album précédent. La suite de cette pièce unie à la précédente par le piano est aussi un petit bijou avec ses harmonies vocales, son symphonisme remarquable, un piano joliment offert dans la section médiane et plein de mellotron. Cela donne un morceau puissant et grandiose. Je ne saurais passer sous silence le plus long opus sur « Island in the Sky ». Avec onze minutes, il s’agit de « The Icing on the Wake ». On pourrait presque surnommer cette pièce le festival du mellotron. Avis aux amateurs ! En plus du divin instrument, vous avez une rythmique souvent en feu, il y a toujours ses précieuses harmonies vocales, un passage un peu à la BEATLES, un autre un brin PENDRAGON, un excellent solo de guitare, clairement M. YOUDALE sait comment faire vibrer ses cordes et … les nôtres. Je le répète mais ces explosions de mellotron qui s’immiscent chaleureusement dans nos conduits auditifs, c’est ce qu’il faut pour réchauffer cette fin d’automne. C’est beau et ça donne envie de l’écouter encore et encore. Ce qui est vrai pour ce morceau est également vrai pour cet album. Avec la réussite que constitue le troisième album de GLACIER, « Island in the SKY », il est à souhaiter pour la communauté progressive que les notes se multiplient dans les oreilles du monde entier et que l’existence du groupe se répande à travers le Web et les magazines spécialisés. Ces musiciens le méritent amplement ainsi que les amateurs qui appuient le mouvement prog. Joignons nos forces et appuyons GLACIER.

    01. The Isle of Glass (7:16)
    02. Union (5:22)
    03. Our Children (5:44)
    04. The Icing on the Wake (10:58)
    05. Lament for Persephone (4:20)
    06. The Man Who Cried (8:42)
    07. Nightwing (Intro) segue Lights Out (7:05)
    08. There Be Monsters (1:11)
    09. Nightwing (6:47)
    10. Oddessay (Outro) (1:23)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

John Youdale – Guitar, vocals, FX
Mike Winship –Vocals
Chris Wing – Violin, viola, cello, flute, vocals
Dave Birdsall – Vocals
Dave Kidson – Piano, keyboards
Bob Mulvey – Bass, bass pedals, FX, vocals
Mark Burley – Drums
with:
Linzi Hunter – Vocals (tracks 1,2,4,6 & 8)
Dale Harborn – Narration (tracks 1 & 4)