CHRONIQUE / REVIEW

Gaspard

Vertiges

Releases information

Release date:

January 29, 2021

Format:

CD, Digital, K7

Label:

From:

À La Dérive Records

Canada

Alain Massard - March 2021

7,9

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

GASPARD est peut-être ce vieux sage Hermite, non c’est un groupe récent formé en 2017. GASPARD se revendique des GODSPEED YOU! BLACK EMPEROR, NEUROSIS, MOGWAI, SWANS, SUNN O))) ou RADIOHEAD, éclectique. Des musiques de film comme “Zelda”, “Le Labyrinthe de Pan” ou “Le Seigneur des Anneaux”; l’influence post-rock, psychédélique, atmosphérique et doom-dépressive est ici de mise; en fait ces jeunes étudiants composent déjà sur un prochain album et aiment citer la lecture favorite du chat de la pochette: Requiem de Györgi Ligeti, tout ça pour dire qu’il faut ouvrir ses chakras à la lecture de ces “vertiges”. Allons voir de plus près de quoi ce deuxième opus retourne!

“Le langage des montagnes” pour une entame sombre, psychédélique, malsaine; une marche funèbre d’êtres maléfiques qu’il ne faut pas nommer sous peine d’être envahi de cauchemars pour la nuit; un peu de THE GATHERING monolithique et une scie musicale amènent un son incroyable le tout affublé de percussions métronomiques; c’est lourd, les notes vibrent comme si l’éther nous assombrissait de sa ouate abyssale, comme si les sons vous engluaient de leurs notes dans un espace schizoïde à la frontière de la mélancolie et de l’espoir; clin d’œil à ce début d’année que l’on aimerait plus réjouissant; sons rappelant MOGWAI et les KAYO DOT en plus torturé allant même jusqu’aux premiers ANATHEMA dans leur veine doom-prog extrême avec cette fin qui fait froid dans le dos. “Héliopolis” et une lignée post qui fleure bon le GODSPEED YOU ! BLACK EMPEROR ou les MONO; un peu de math-rock, de post et de psyché pour une ballade au fin fond des terres enneigées; les guitares discutent entre elles de façon répétitive, amenant à l’introspection voire à la méditation; final à tambours et à guitare spleen monolithique qui explose ensuite à la manière des premiers THE GATHERING, enchaînant par l’avion de 2h 27 avec “Vertiges” et son atmosphère lugubre, un petit intermède encore plus sombre jusqu’à l’infrabasse.

“Voyage dans un courant d'air” arrive avec un air enjoué, agréable; un peu de stoner frais et fruité jusqu’à mi-parcours puis un long crescendo explosif typiquement post-métal avec l’ajout de notes saturées pouvant être désagréables, testant vos enceintes et vos oreilles; enchaînement avec “Cumulonimbus” sur l’intro puis ça part sur un bon post-prog-métal rythmé tel RUSSIAN CIRCLES ou RED SPAROWES, forts et mélancoliques, sur des longueurs monolithiques amplifiées par la batterie d’Olivier; le deuxième tiers laisse des sons plus incisifs comme pour donner de l’espoir entre passage lourd malfaisant et subtil. Cet instrumental est de loin le plus représentatif du groupe, le final apocalyptique sur la basse tribale et la guitare spleen amène une vibration jubilatoire.

“Pluie de lumière” et un peu d’accalmie dans ce monde sonore brutal avec une ligne musicale intimiste, l’espoir d’un monde meilleur vous envahit, un peu d’eau, quelques gouttes de psyché à la PINK FLOYD des débuts, des MONKEY3, un peu du krautrock bien sombre des TANGERINE DREAM nous ramenant à POPOL VUH, à ASH RA TEMPEL pour les cymbales vintage, le reste bien post-rock à la fois enclin à mélanger la noirceur avec la clarté sidérante. “Ascension” vient conclure ce set avec un air frais, créatif, un peu de vitalité dans cet album sombre ne fait pas de mal; un peu de couleur, bon c’est pas “Apache” des SHADOWS mais c’est moins sombre qu’avant; les guitares y mettent leur cordes à l’ouvrage pour donner une sensibilité de belle fin d’album; tout le noir, tout le sombre vécu n’est plus qu’un autre cauchemar; le final revient à un air méditatif, une atmosphère spleen éthérée, un arpège de guitare cristalline contemplatif pour fin.

GASPARD a façonné un album de doom-stoner rock psychédélique oxymorien basé sur les contrastes de la ville légendaire d’Héliopolis, la pochette expliquant bien cet anachronisme; la musique explique les contrées qu’on risque d’explorer; la progression existe ici surtout dans les suites monolithiques de films de S-F et d’horreur, du post-rock onirique, singulier, étrange.

    1. Le langage des montagnes (13:30)
    2. Héliopolis (10:08)
    3. Vertiges (2:27)
    4. Voyage dans un courant d'air (7:14)
    5. Cumulonimbus (10:01)
    6. Pluie de lumière (5:31)
    7. Ascension (10:59)

    Total: 59:50

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- Charles Le Pailleur: Bass, contrebass
- Olivier Turbide: Drums, percussion, synthesizers
- William Parent-Senez: Guitars, musical saw
- Romain Paquette: Guitars

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