CHRONIQUE / REVIEW

Diagonal

4

AGHORA.jpg

Releases information

Release date:

October 1, 2021

Format:

Digital, CD, Vinyl

Label:

From:

Cobblers Records

Royaume-Uni / UK

Marek Deveaux - November 2021

9,0

Facebook_logo-7.png

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Deux années sont passées après "Arc" et treize après leur premier album éponyme. S'agissant de sa quatrième sortie, DIAGONAL a voulu faire simple en intitulant leur dernier opus "4" comme SOFT MACHINE et LED ZEPELLIN à leur époque. On ne change pas une équipe qui gagne en reprenant la même troupe composée des six mêmes musiciens. Formés en 2006, ils ont débuté sur scène en 2008 en tapant directement dans le bois dur comme une formation aguerrie et avisée. Leur musique s'inspire comme toujours de la vieille garde, mais sans la poussière sur les épaulettes, avec cette faculté de pouvoir appréhender quasiment tous les styles et délivrer des compositions richement sophistiquées. Même si les structures évoluent en misant un peu plus sur les guitares, les tendances quant à elles ne changent pas et restent résolument dans un psychédélique modernisé des années soixante, complété par du jazz/rock, des accents post/rock, space/rock avec des teintes de krautrock et une pointe de stoner. Quelques influences peuvent-être évoquées : GONG, HAWKIND, RIDE, THE SOFT MACHINE, RÖYKSOPP... La pochette est illustrée sobrement et dégage un aspect minimaliste, avec en son centre un carré laissant apparaître une illusion d'optique paradoxale. On pourra tout de même regretter la durée un peu courte de l'enregistrement culminant à 36 minutes, le plus succinct de leur discographie. Voyons voir de plus près si la perfide albion pourra nous faire oublier les nouvelles taxes perçues par le facteur...

"Amon" est un hommage au groupe allemand AMON DÜÜL II. Cette pièce démarre fort avec une guitare un peu déglinguée jouant seule en mode stoner reprise par un saxo flamboyant et rythmé comme rarement entendu. Cette entrée en matière m'évoque une marche en avant avec une voix qui accapare résolument l'ambiance et la scène, évoquant une sorte de griserie parcourant la grande route du rock qui ne s'arrêtera qu'à la fin d'un fabuleux road trip. C'est terriblement entraînant et jubilatoire, j'adore ! La suite se fera par déclinaisons successives et ralentissements progressifs pour terminer sur de l'atmosphérique électronique et s'éteindre, avec pour intermédiaire une basse/batterie bien cadencée, un saxo omniprésent s'accordant à une voix qui me fait penser à celle du chanteur de NEKTAR, et des synthés à profusion. Des mélodies léchées et des arrangements qui sont à mon point de vue ce qui se fait de mieux dans le genre, un morceau qui tend à devenir légendaire ! (10/10)

Avec "Chroma" DIAGONAL nous démontre son intérêt pour le jazz, ce jazz qui fusionne avec des chœurs modernisés façon RÔYKSOPP sur des rythmes latino cuivrés et boisés avec un Luke FOSTER qui frôle ses fûts comme un jazzman (8,5/10). "Spinning Array" ouvre sur une section rythmique funky suivie par des voix syncopées à la manière de RIDE, un groupe de rock alternatif post/rock. Des longues lignes de guitare, une cornemuse synthétique évoquant les landes écossaises et des flûtes intenses et multicolores feront briller ces chants monotones mais profonds (8/10). "Stellate" est un pur produit space/rock brûlant de bout en bout. Avec un saxo qui fait la nique à une guitare vibrante tentant de passer au-dessus de ce cuivre altier et bruyant. La bataille se durcit, la gratte reprend la main à force de persévérance pour ne plus la lâcher jusqu'à la fin. Une basse aux sensations stoner viendra redonner de l'impulsion à la six cordes comme une fusée lancée dans l'espace. En levant les yeux au ciel vous pourrez apercevoir une guitare se consumer de mille feux et atteindre les hautes sphères galactiques (9/10).

"Totem" débute par une guitare à cinq notes monotones et répétitives, emmenée par des voix sans parole et un saxo sans grande présence dans une ambiance rêveuse et vaporeuse. Un changement s'opère à 5:00 par une petite mélodie pop joliment interprétée et continuellement accompagnée par une guimbarde électrique qui s'embrase jusqu'à plus soif pour finir en totale dissonance à la manière de RIDE (9/10).

DIAGONAL déborde d'idées nouvelles et vient de prendre un nouveau virage en se recentrant sur la guitare pour s'inspirer plus ouvertement des influences du space/rock voire du krautrock. "4" est un album enthousiasmant qui génère et transmet une énergie irrésistiblement contagieuse Même s’il n'y a rien à jeter, cet opus aurait pu être l'album de l'année si les cinq pièces avaient été du même gabarit que "Amon". Rien que ce titre vaut à lui seul l'achat du disque.

    1. Amon (8:23)
    2. Chroma (4:47)
    3. Spinning Array (5:05)
    4. Stellate (6:29)
    5. Totem (11:47)

    Total Time 36:31

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- David Wileman / Acoustic & electric guitars
- Alex Crispin / Organ, electric piano, vocals, producer
- Ross Hossack / Synthesizer
- Nicholas Whittaker / Alto & soprano saxophones, vocals
- Daniel Pomlett / Bass
- Luke Foster / Drums & percussion