CHRONIQUE / REVIEW

Catalyst*r

Catalyst*r

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Releases information

Release date:

June 28, 2021

Format:

Digital, CD

Label:

From:

Progressive Gears

Royaume-Uni / UK

Mario Champagne - November 2021

7,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Tout comme on parle des enfants issus du « Blackout » de 1997 à New-York, on parlera dans le futur, au sujet de notre époque actuelle, des albums issus du confinement sanitaire de 2020 qui donna tant de temps aux artistes pour concocter et produire des œuvres, souvent à distance et dans l’isolement de leurs caves ou greniers. « CATALYST*R » fait partie de cette catégorie, provenant d’idées développées par Damien CHILD, acteur britannique mais aussi ex-chanteur de la formation « Prog » ESP PROJECT, qui profita de son isolement pour générer un effort personnel, en compagnie de Greg PRINGLE à la batterie et aux percussions, également d’ESP PROJECT. Par l’entremise de sa maison de disque, « PROGRESSIVE GEARS », il fut mis en contact avec Gary JEVON, un multi instrumentaliste surtout connu pour être la force locomotrice qui anime la formation « THIS WINTER MACHINE ». De cette nouvelle amitié à distance naquit la formation CATALYST*R. Ces musiciens se mirent au boulot virtuellement pour réaliser les sept titres de cet album bien que JEVON n’ait jamais rencontré en personnes ses nouveaux acolytes.

L’équipe de CATALYST*R signale que cet album a été créé dans la collégialité, ce qui laissa maintes opportunités à chacun de marquer de sa patte les titres générés, présentant dans l’ensemble un bel amalgame des goûts de chacun, pigeant dans le rock progressif, le jazz, la musique électronique, le métal et des passages aux aspects plutôt théâtraux. On y retrouve vraiment de tout, et la palette sonore est large, dans cet album dont les thématiques tournent autour de l'isolement, de l'aliénation, de la perte et du deuil, des sujets d’actualités reliés au confinement qui frappa durement le territoire britannique.

« Welcome To The Show » montre avec force cette volonté de tout amalgamer aux niveaux styles. Intro aux claviers électroniques, riffs à la VAN HALEN, le tout détale à 5000 RPM, dans un mode « hard rock » très familier, dans le genre APRIL WINE, mais la suite se déroule en mode néo-Prog planant et puis musclé, assez satisfaisant pour son ambiance dynamique, grâce à l’inventivité appliquée dans les prestations aux claviers.

« Appolo One Three », est sans aucun doute celle qui m’a davantage plu. Très intéressante pour ses percussions tombantes, lourdes et sombres, associées aux cymbales qui maintiennent une atmosphère « lounge ». Le chant est excellent, et on y ressent pleinement le flux d’émotions porté par cette voix feutrée. Il faut signaler la multitude de détails en arrière-plan qui rehaussent l’aspect dramatique, dont ces guitares qui gémissent et qui poussent des cris perçants. Le jeu de basse, quant à lui bien en évidence, sublime l’ensemble.

« Someone Else’s Dream » devrait plaire aux amateurs de KAPREKAR’s CONSTANT, offrant un chant raconteur et une instrumentation dans le même style, livrant une musique avec un petit fond classicisant tout en gardant un aspect folk rock. « You Against The World » fait penser à du BIG BIG TRAIN pour le violon et l’aspect folk classique, mais avec un coté plus hard grâce aux nombreux changements de rythmes qui permettent de maintenir l’excitation et l’intérêt. Celle-ci devrait également plaire également au plus grand nombre.

« In The Deep End », plus triste, exprimant le chagrin dû à la perte de quelqu’un, permet de mettre en évidence les talents évidents de Damien CHILD, avec ses émotions à fleur de peau, sur un fond de rock « bluesy ». Il offre pratiquement un one man show, reléguant les instruments au second plan. « Immortal », dans un style très compatible « radio FM », malgré sa longueur, se présente comme une très belle chanson accessible, simple et positive, se délectant de joie nostalgique. Rien d’original mais cela fait quand même son bon effet.

Pour compléter cet opus très varié, la très longue pièce de plus de 15 minutes, « Goldst*R », sur la base d’une histoire de fantômes. On y retrouve quelques passages intéressants, dont cette introduction aux passages électroniques extrêmement recherchés qui dans un crescendo mène la voie vers une musique sombre et froide à la PORCUPINE TREE. Aux trois quarts du titre, un passage très lourd où le percussionniste semble jouer de l’enclume se montre très cinématique et captivant, étant le meilleur moment de cette chanson que j’ai trouvé un peu trop longue.

L’équipe de CATALYST*R a donc créé, tout en maintenant les mesures de distanciations sociales, un album faisant preuve d’audace technique tout en alliant mélodies et émotions, permettant à tous et à chacun d’y trouver son compte dans ce qu’il aime. Cela reste souvent très accrocheur, très accessible, et malgré cette volonté de fondre plusieurs styles, il se dégage de l’ensemble une très grande cohésion, un son porté par la voix d’un chanteur qui tient vraiment bien la route. Du travail bien fait et réussi, par des gens qui se sont trouvés et qui s’entendent bien, au point qu’ils planchent déjà sur un deuxième album. Titres préférés : « Appolo One Three » et « Someone Else’s Dream ». Bonne écoute !

    1. Welcome To The Show (8:42)
    2. Apollo One Three (5:50)
    3. Someone Else's Dream (5:05)
    4. You Against The World (7:40)
    5. In The Deep End (10:02)
    6. Immortal (7:50)
    7. Goldst*R (15:10)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Damien CHILD - Vocals
Greg PRINGLE - Drums
Gary Jevon (This Winter Machine) – All Other Instruments