CHRONIQUE / REVIEW

Cast

Vigesimus

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Releases information

Release date:

March 5, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Progressive Promotion Records

Mexique / Mexico

Alain Massard - April 2021

9,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CAST connu par hasard en 2006 grâce à Musea alors qu’ils jouaient depuis 1978, sort son 20e album! CAST c’est un son symphonique venant s’ajouter à un air néo-prog de base teinté de médiéval, d’ethnique, l’appartenance à ce continent lointain y étant pour quelque chose; un peu des GENESIS et d’ELP, du KANSAS pour le violon, un peu de MARILLION rien que par les pochettes et un peu de prog métal avec des structures métalliques. Ce vingtième est dû à son mentor Alfonso qui n’a pas hésité à laisser l’instrumentation plus importante pour faire passer un son moderne, après 43 ans, basé sur l’épique, le fantastique et de fait le symphonique. CAST a cette marque de fabrique de remplir ses albums au maximum et de proposer souvent des titres expérimentaux jazzy et alternatifs.

« Ortni » pour un début instrumental énergique, place au violon bon si je vous dis KANSAS ou SOLSTICE; un thème virevoltant, un combat violon-guitare grandiose, hard, du violon au synthé, air conciliant power et progressif, titre époustouflant, mettant la barre haute, enchaînant sur « Black Ashes and Black Boxes » chanté par Bobby et Lupita pour un air soutenu; de l’énergie suintante, un rythme effréné, le violon derrière boostant ce titre flamboyant, fruité et dynamique; il faut être habitué aux effets musicaux melting-pot pour apprécier pleinement ce déluge de notes; l’air monte lentement sur une mélodie basique agrémentée de moments frais et aérés. « The Unknown Wise Advice » et l’un des 4 grands titres se pose avec la part belle aux synthés mélodiques, ça monte gardant le rythme du power prog, pause du piano puis ça enfle, les violons et le solo de guitare (Ah un peu de SAGA ici) font partir sur les joutes verbales à ARS NOVA; le tempo augmente encore, se dirige sur des airs semi-orientaux, le symphonique reste en place, électronique aussi, le violon à la KANSAS bien en place finissant en joute avec la guitare de Claudio immense, la voix sur ARENA, bref c’est complexe et l’on ressent la grande maîtrise instrumentale. « Another Light » courte, sombre, mélancolique, flirtant sur le rock alternatif plus digeste, moins estampillé; la voix sur un air à la FAITHFULL en plus doux, violon et guitare amenant des sons de spleen romantique jouissifs, le rock-pop est ici de mise avec un solo court mais fruité comme il faut. « Manley » pour un instrumental anachronique, déclinaison au violon sur un air jazzy, puis métal, un peu sur les terres de THERION sans voix. Un air de suspens, de crainte liée à ce violon haché, agressif qui part sur une musique de film dithyrambique, un bon intermède rafraîchissant en fait, la batterie assurant de façon frénétique ce titre haut en couleur qui change du son originel. « Location and Destination » pour un ersatz à la KANSAS, la voix me faisant penser à celle de MAGIC PIE et de KERRS PINK, un bon titre qui s’étire mais sans grande progression, plus mélodique, violon genre RONDO VENEZIANO; il faut attendre le solo de guitare qui arrache pour avoir le break qui tue, final rythmé militaire pour avoir une belle séquence de Roberto limite spleen qui me fait alors fondre.

« Crossing » entame au piano divin, on sent la pièce épique, les cavalcades de chevaux, bref un titre qui te fait réagir, qui t’emmène où ta pensée le voudra bien, plein de tiroirs qui rendent le morceau très agréable; après cet interlude instrumental (ELP et GENESIS en ligne de mire) place aux vocaux langoureux, à un air calme qui va remonter doucement dans un crescendo fruité, saccadé et à la limite du prog power métal, j’y retrouve du DREAM THEATER pas pour rien. Un titre phare avec toute la sensibilité et la puissance de CAST, hors du temps. « The March » avec une intro sombre, intimiste, la voix de Bobby émouvante sur le violon de Roberto et le piano de papa qui amplifient ce moment; douceur d’un titre qui digresse avec un riff en fond faisant démarrer, donnant une impulsion métallique classique, baignant dans le romantique, chute brusque qui sort du contexte. « Contacto » pour une pièce maîtresse : intro symphonique, médiévale, romantique, épicurienne, déclinaison majestueuse du violon et des claviers, ajout acoustique puis ça se lance dans une course effrénée où tous les instruments vont faire la fête, la part belle à la guitare survoltée; de la qualité, de la technique, de la progression sans concession, le son synchronique de CAST en fait où tout s’entasse pour créer le meilleur, voilà c’est dit; master-piece. « Dredging to the Higher Plane » pour un son à la KANSAS par ce violon virevoltant et ses claviers omniprésents : ça part sur un thème convenu, fruité, énergique et distrayant; la voix à mi-parcours par saccade vient juste renchérir l’air développé; ça repart de façon tonitruante, tiens un rythme qui part sur le tango, ça devient plus moderne comme son, moins vintage en fait, avec des instruments qui œuvrent à finir l’album de la plus belle des manières en vous enivrant.

CAST a fait du symphonique prog à la CAST, maîtrisant de bout en bout ses titres; CAST risque de vous surprendre vu la débauche de titres et de sons disparates sortis sur cet album; du très haut niveau, du son actuel et un merveilleux moment que je n’attendais pas aussi intense; force est de dire qu’il va rentrer dans mon top potentiel, gage de qualité.

    1. Ortni (5:26)
    2. Black Ashes and Black Boxes (6:18)
    3. The Unknown Wise Advice (9:43)
    4. Another Light (3:39)
    5. Manley (5:16)
    6. Location and Destination (7:52)
    7. Crossing (10:01)
    8. The March (7:23)
    9. Contacto (10:44)
    - i. Primer Acto
    - ii. Profundi
    10. Dredging to the Higher Plane (10:13)

    Total : 76’ 35’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- Luis Alfonso Vidales: Keyboards
- Bobby Vidales: Vocals
- Lupita Acuña: Vocals
- Claudio Cordero: Guitars
- Roberto Izzo: Violin
- Carlos Humarán: Bass, backing vocals
- Jose Antonio Bringas: Drums, percussion