CHRONIQUE / REVIEW

Blacksmith tales

The Dark Presence

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Releases information

Release date:

April 23, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Immaginifica

Italie / Italy

Serge Marcoux - June 2021

8,1

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

L’Italie, qu’elle soit musicale, culinaire ou touristique sait comment se faire reconnaître et se faire aimer. Ainsi, depuis cinquante ans, le rock progressif italien a fait sa marque et sa renommée, que ce soit par le style et/ou la langue utilisée. Les amateurs peuvent reconnaître les airs de famille assez évidents, en règle générale. Cependant, au fil des décennies de nombreux musiciens italiens ont créés des albums et des œuvres qui se détachent de ces références musicales connues. Il en est ainsi de DAVID DEL FABRO et son groupe BLACKSMITH TALES.

Les racines du projet datent des années quatre-vingt-dix. Ce compositeur et claviériste a alors écrit la plupart des pièces, texte et musique, au piano, instrument largement utilisé sur l’album. Après des années à jouer dans des groupes hommage, PINK FLOYD, KANSAS, RUSH, GENESIS, etc., le musicien décide de passer à l’action. À la base, le nom du groupe, BLACKSMITH TALES, est un jeu de mot avec son propre nom puisqu’en italien fabbro signifie forgeron. Cette idée vient de son premier complice à rejoindre le groupe, à savoir le claviériste et flutiste, LUCA ZANON. Vous aurez deviné qu’avec deux claviéristes à bord, ceux-ci occupent une large place dans la palette instrumentale, orgue, synthétiseurs, mellotron et Cie. Le trio habituel, guitares, basse et batterie, ainsi qu’un chanteur et une chanteuse complètent le septuor. Comme je le soulignais plus haut, la musique du groupe est plus près des références anglosaxonnes associés au rock progressif et ce, notamment par le chant en anglais. Il arrive souvent que le chant d’une personne qui s’exprime dans une langue seconde ne caresse pas aussi bien les oreilles ou se démarque pour la mauvaise raison. Honnêtement ce n’est pas le cas ici même si on peut déceler l’accent. À dire vrai, la voix de MICHELE GUAITOLI, le principal chanteur, me fait un tantinet penser à celle de CLIVE NOLAN.

« The Dark Presence » est un album concept qui décrit un voyage narré à travers des symboles et des images de l'Égypte ancienne jusqu’au Moyen Âge. C’est le voyage d'une âme à la recherche de la lumière intérieure, de son propre moi. Et pour ce faire, elle doit affronter sa partie la plus sombre, descendre dans les abysses de son esprit et de son cœur, surmonter les obstacles qu'elle rencontre au cours du chemin vers la lumière pour affronter ensuite un nouveau voyage, une nouvelle vie. C’est aussi un album qui offre beaucoup de musique, soixante-quinze minutes d’un beau mélange de néo-prog savamment appuyé d’envolées symphoniques, de passages ou de courtes pièces folk et de moments résolument plus rock. Mais pensez plus à DEEP PURPLE et consort qu’à DREAM THEATER par exemple. BLACKSMITH TALES propose treize pièces échelonnées d’une minute vingt-six à un peu plus de dix-sept minutes. Sans trop de surprises, les longues pièces qui permettent des envolées musicales, des changements de rythmes et d’atmosphère se démarquent particulièrement. Je pense à la pièce titre que j’affectionne particulièrement. Le début est atmosphérique à souhait suivi d'un rythme lent avec l’orgue, le piano et des envolées de guitare et de synthétiseur. Par la suite, l'ambiance devient rêveuse avec un piano délicat. Les voix anglaises sont agréables et l'accent assez évident n’est pas problématique. Peu à peu, la musique devient plus luxuriante et convaincante, culminant dans un tempo rapide avec de puissants riffs de guitare et un orgue convaincant, savamment accompagné d’un synthétiseur et du mellotron (chœur). Que dire de ce duel guitare/synthétiseur si ce n’est … encore s.v.p. Et il y a ce clin d’œil pour la fin, de bruyants coups du forgeron sur son enclume. L’épique « Possessed by Time » nous fait passer de la musique rêveuse aux envolés symphoniques de haut niveau tout en gardant l’accent sur l’aspect mélodique de la musique. Tout est là, synthétiseurs enflammés, guitares déchainées, flute et piano ainsi que des orchestrations de qualité. Certains passages évoquent le « As on Darkling Plain » de TEN JINN et peut-être les vieux SAGA.

Une autre de mes favorites est « Golgotha ». Rappelons-nous que c’était une colline où les Romains crucifiaient les condamnés à mort, y compris un certain Jésus. Pas surprenant alors que le début dégage une atmosphère triste et un peu sinistre. Le morceau ne fait peut-être que six minutes mais celles-ci sont remplies d’idées, de changements et d’envolées notables notamment avec la guitare et le synthétiseur, une fois encore, qui laisse sa marque. Quelques-unes des courtes pièces sont un peu moins mémorables, des ballades comme « Rain. Of course ! » ou « Last Hero’s Crusade » ou un rock un plus générique comme « New Sunrise ». Par contre l’album se termine par l’énergique « Book of Coming Forth by Day ». Ce qui n’exclut pas une section médiane plus tranquille avec une petite touche exotique jusqu’à ce que la batterie et le piano, entre autres, n’en décident autrement. Les dernières minutes sont marqués par le jeu de guitare de MARCO FALANGA et les nappes de claviers. Il sera intéressant de voir ce que l’avenir nous réserve avec ces italiens d’une autre saveur. « The Dark Presence » est une belle carte de visite pour BLACKSMITH TALES, à vous de le découvrir.

    1. The Dark Presence (11:35)
    2. Golgotha (6:07)
    3. Let Me Die (6:12)
    4. Rain. Of Course! (3:32)
    5. Into the Sea (Apocatastasis) (5:44)
    6. Interlude (1:24)
    7. Tides from a Faraway Shore (2:35)
    8. The Dark Presence Revelation (3:58)
    9. A New Sunrise (4:36)
    10. Chapter LXIV (2:29)
    11. Possessed by Time (17:26)
    12. Last Hero's Crusade (1:58)
    13. Book of Coming Forth by Day (8:28)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- Michele Guaitoli / Vocals
- Beatrice Demori / Vocals
- Stefano Debiaso / Drums
- Denis Canciani / Bass
- Marco Falanga / Electric guitars, acoustic guitars
- Luca Zanon / Keyboards, flute
- David Del Fabro / Backing vocals, piano, keyboards, duduk