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CHRONIQUE / REVIEW

Artnat

The Mirror Effect

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Releases information

Release date:

March 1, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Independent

Portugal

Alain Massard - May 2021

8,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

ARTNAT est un groupe portugais fondé par deux des membres de TANTRA vivant musicalement de 1977 à 2005, connu lui comme distillant des notes symphoniques complexes allant du prog rock au jazz rock et aux sons des dinos à savoir YES, CAMEL, ELP et surtout KING CRIMSON pour le son typé de la guitare. Un son jazzy à part je disais avec des détours vers le MAHAVISHNU ORCHESTRA aussi, avec des claviers divers associés à une guitare singulière et reconnaissable. ARTNAT par ce mot inversé, comme un effet miroir, essaie de faire évoluer sa musique en lui donnant une tessiture moderne alambiquée; Manuel et Gui veulent faire amplifier de fait le style symphonique et la qualité progressive avec des titres colorés souvent à la limite de l’expérimental, un nouvel envol?

« Riding the Edge of Darkness » attaque franche avec la voix de Sara sur une déclinaison à la Kate BUSH ou à celle d’Emilia du QUIDAM, des synthés gras, psychédéliques, planants, une voix masculine effrayante, la guitare torturée de Manuel pour une atmosphère sombre crimsonienne avant-gardiste, mise en bouche du son ARTNAT-TANTRA. « Eternal Dance of Love » avec une basse fretless et des synthés étranges, ambiance spleen, le côté jazzy se ressent, puis la guitare spleen mélodique reconnaissable, belle comme une princesse, pas très objectif ça mais quand c’est beau on se perd; un crescendo tout en douceur avec la voix magnifiée qui pousse encore plus le ton; retour à la basse finale. « Return to OM » subdivisé en « Nirvana » et « The Warrior » pour la pièce épique; musique complexe, tantrique de fait si vous avez déjà jeté une oreille sur TANTRA; composition barjot, jazz-rock synthétique avec cuivres, déclinaison yessienne avec ces synthés virevoltants, voix de la diva, tout ça rappelant les DISTRICT 97 pour le côté jazzy et la voix haute, riff à la ’You Really Got Me’ puis break intimiste où HOWE apparait, voix en portugais qui s’intègre, donnant un cachet singulier; grondement de tambour, guitare frippienne et déclinaison intimiste à la limite du jam et sa guitare spleen fruitée, aérienne. « From Chaos to Beauty » et un orchestral de toute beauté, un peu désordonné puis qui se pose avec des instruments incisifs, tournoyants, montrant la dextérité plus que la mélodie, limite jam tribal avec des relents de GENESIS par instants et de new-wave par ailleurs, d’ELP aussi.

« A View from Above » et un titre fourre-tout, jazzy, rock, crossover, alternatif, latino, génésisien, la guitare de Manuel répondant divinement aux synthés de Guilherme et André. L’air est assez difficile à cerner avec ces incursions de soli et ces touches vocales; complexe, aventureux. « Cosmic Machinery » pour un feu d’artifice instrumental de synthés dithyrambiques, il y a de la créativité à la MINIMUM VITAL ou à VANGELIS par instants, au MAHAVISHNU ORCHESTRA, un peu sur l’ELP et une guitare orientalisée, un monument qu’il faut réécouter, bariolé, diversifié et créatif. « The Mirror Effect » pour le retour de Sara et de la guitare tourmentée frippienne de Manuel; dérivation spatiale par les synthés amplifiée par les percussions de João, un bijou encore simple au début, dont les circonvolutions musicales surprennent. « Celebration » avec percussions tribales et chœurs; ça part sur un air rappelant le premier Kate BUSH lorsqu’elle s’essayait à différentes vocalises; les parties de claviers sur du VANGELIS, non du OLDFIELD, bref ça dépote. « The Dramatic Beauty of Life » avec le loup et la pluie non ce n’est pas une fable de la FONTAINE; tiens que vient faire l’enfant? Bon touche jazzy franche avec ces synthés chaleureux, la basse de Paulo maintenant le rythme; synthés par-là, voix prise comme un instrument par ici, jam ou improvisation demandant plusieurs écoutes et une ouverture musicale, un moment dramatique de toute beauté, bon ‘Sonnez les Matines’! Et l’on arrive à « The Complex Art of Creation » poursuivant sur cette brèche jazzy au démarrage puis un air hymne à la VANGELIS et GENESIS, puis carrément sur YES, voix limite kobaïenne pour une recherche progressive improvisée de loin; synthés et guitare se renvoyant les notes comme sur un jeu de paume, Manuel remettant une touche mélodique finale arrondissant un peu l’air basique déstructuré. « Finale » symphonique avec piano, voix de là-haut, air pompeux qui révèle aussi toute la diversité des musiciens.

ARTNAT sort cet effet miroir pour ouvrir nos oreilles musicales un peu bouchées; de l’art music progressif, complexe flirtant avec l’improvisation, l’ésotérisme; de la musique stimulante, rebondissante, des breaks tortueux; une voix avant-gardiste au niveau de l’utilisation aérienne, cristalline et sur la lamentation, les claviers magnifiant l’atmosphère mystérieuse. Un son sophistiqué qui peut rebuter au départ, trop conditionnés à avoir un son simple à l’oreille; un son enjoliveur qui apaise, envoûte, fait méditer au fil des écoutes.

    1. Riding the Edge of Darkness (5:15)
    2. Eternal Dance of Love (5:54)
    3. Return to OM (14:00)
    4. From Chaos to Beauty (3:53)
    5. A View from Above (4:53)
    6. Cosmic Machinery (4:01)
    7. The Mirror Effect (4:56)
    8. Celebration (3:16)
    9. The Dramatic Beauty of Life (6:22)
    10. The Complex Art of Creation (6:41)
    11. Finale (1:24)

    Total Time : 60:35

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- Manuel Cardoso : Guitars
- Gui da Luz : Synthesizers
- Sara Freitas : Vocals
- Paulo Bretão : Bass
- João Samora : Drums
- André Hencleeday : Keyboards

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