CHRONIQUE / REVIEW

Anandammide

Earthly Paradise

Releases information

Release date:

November 23, 2020

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Lizard Records

Italie / Italy

Marek Deveaux - January 2021

8,2

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

ANANDAMMIDE est une nouvelle formation basée à Paris mais de nationalité Italienne, et ce malgré la présence de trois musiciens Français à bord. Ce groupe est le projet du transalpin MICHELE MOSCHINI qui commença ses esquisses dès son arrivée en France en 2007. Il a composé et écrit tous les morceaux, et il aura fallu 10 ans et quelques concerts pour arriver à la matérialisation de " Earthly Paradise ", un album qui tire ses racines dans le folk psychédélique anglais de la fin des années 60 et qui rend hommage au folk progressif et à l'école de Canterbury. Les influences revendiquées sont FAIRPORT CONVENTION, PENTANGLE et DONOVAN. Les sujets abordés sont variés, de l'amour à la pensée utopique, de l'athéisme à la crise migratoire, et de l'accumulation d'expériences personnelles et autobiographiques. L'ambiance générale est ouvertement tournée vers le psychédélisme moyenâgeux "peace and love", où tout est grâce et beauté. L'anandamide avec un seul m est un neurotransmetteur cannabinoïde endogène présent dans l'organisme des animaux et des humains. En raccourci, cette molécule aurait la capacité à produire un état de bonheur. Vais-je ressentir l'extase en écoutant ce paradis terrestre ?

Une guitare sèche qui se fait gratter gentiment et une flûte avec un tambour aux accents féodaux débutent "Singer of an empty day", la violoniste STELLA RAMSDEN nous récite pendant 2:17 un extrait du poème de William Morris... pour faire court cette récitation introductive nous énumère les aventures à venir... (5/10). " On reprend les chemins féodaux avec la chanson titre "Earthly Paradise" sous l'influence d'un BELLE AND SEBASTIEN shooté aux tranquillisants. La voix de MICHELE MOSCHINI se fait apaisante, violoncelle, flûte, guitare acoustique composeront ce beau petit couplet pastoral (7/10). "Lady of the Canyon" me fait penser à un groupe comme THE MAMAS AND THE PAPAS mais dépourvu de cette énergie porteuse d'optimisme que pouvait dégager ces parents-là. C'est délicat et frais avec de belles gorges, mais un peu répétitif (7,5/10). Pour "Pórsmörk" on reprend les mêmes instruments : cello, tambour, tambourin, flûte et une gratte légère accompagnant un duo de voix d'hommes bien synchronisées à la manière et aux intonations de SIMON & GARFUNKEL, un orgue reprend le relais avec le dit duo sur un ton grave et intense apportant à cette chanson un vrai plus, et pour la première fois depuis le début de l'album, le sentiment que le prog commence enfin à montrer le bout de son nez (8,5/10).

"Anandi" est une chanson courte de 2:18 qui nous accueille avec une scie musicale et une guitare sans prise électrique, un chant lascif et monotone nous transporte loin d'ici... dans l'atelier plus précisément. Pas de poil qui ne lève ni de chair de poule qui apparaissent sur ma peau, de plus si vous êtes comme moi, vous ne supportez pas le son de la scie musicale passez votre chemin ! (5,5/10) "Electric Troubadour" porte bien son nom, car on se sent immédiatement happé de son fauteuil pour se retrouver au beau milieu d'un château avec donjon ! Toujours le même duo chantant à l'unisson comme S & G pour amuser la cour du roi. Néanmoins un vieil orgue Gem Jumbo pertinemment placé et justifiant le titre du morceau redonnera de l'intérêt à cet opus (7/10). Partons en pèlerinage avec ce "Pilgrims of Hope" où l'orgue nous accueille une nouvelle fois en compagnie de la scie musicale utilisée cette fois-ci avec parcimonie. Sous l'égide d'un tambour ancestral omniprésent je reçois parfaitement de chaque côté de mon casque le chant de deux hommes montant en intensité sur des accords convaincants et jubilatoires (8,5/10).

"Satori in Paris" peut être traduit par l'éveil spirituel dans Paris, et on peut le dire le pari est réussi ! En effet les voix sont en parfaite harmonie, fondues dans deux guitares acoustiques de toute beauté. C'est une chanson simple mais puissante de créativité et de profondeur comme pourrait le faire CARAVAN... ma pièce préférée ! (9,5/10) "Syd" n'apporte rien de plus à cette œuvre, il faut la considérer plutôt comme une continuité, une petite mélodie qui passe sans difficulté dans la même frange que "Earthly Paradise", mais sans le côté troubadour (7/10). Le début de "Iktsuarpok" est vraiment frappant de ressemblance avec la paire SIMON & GARFUNKEL. Moog, tambour, violoncelle, flûte et guitare sèche seront une nouvelle fois de mise ici. L'ensemble est joliment accordé, et on éprouve un réel plaisir à écouter cette mélodie aux mélange exaltante de pop des 60' et de musique tribale aux tonalités moyenâgeuses (9/10). Pas grand-chose à développer ou à dire pour "Colette the Witch", à part que cette chanson ne présente rien de nouveau avec son allure monotone, et que mes dents commencent dangereusement à se déchausser à l'écoute de cette scie musicale... (6/10).

Mon sentiment est mitigé à l'égard de cet album, et ce malgré la présence de la superbe voix de MICHELE MOSCHINI comme clé de voûte et de nombreux instruments médiévaux aux sonorités très originales. Ici le tambour et le tambourin remplacent la batterie, et la scie musicale la guitare électrique, mais pour cette dernière ce choix n'est pas forcément pertinent à mon avis, même si je comprends très bien que cet instrument faisait partie de l'attirail que l'on pouvait trouver dans les caisses à outils de nos aïeuls. Les arrangements et les sonorités sont parfaitement parachevés, mais il manque un peu de travail de composition et de développement pour pouvoir intégrer pleinement le monde du Prog. Mais heureusement quelques chansons intéressantes ressortent du lot, et l'écoute de cet opus restera malgré tout très agréable pour ceux qui veulent se réfugier dans un petit cocon de tranquillité et de béatitude.

    1. Singer of an empty day 02:17
    2. Earthly Paradise 03:54
    3. Lady of the Canyon 04:34
    4. Pórsmörk 05:12
    5. Anandi 02:18
    6. Electric Troubadour 04:45
    7. Pilgrims of Hope 03:12
    8. Satori in Paris 05:46
    9. Syd 03:26
    10. Iktsuarpok 04:16
    11. Colette the Witch 03:58

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Adrien Legendre: Cello
Audrey Moreau: Flute
Michele Moschini: Vocals, Guitars, Synth, Organ, Recorder, Tin Whistle, Drums and Percussions
Stella Ramsden: Violin and Vocals on "Singer of an Empty Day"
Pascal Vernin: Bass Guitar

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