CHRONIQUE / REVIEW

Alex Henry Foster

Standing Under Bright Lights

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Releases information

Release date:

April 16, 2021

Format:

CD/DVD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Hopeful Tragedy Records

Canada

Guillaume Desmeules - July 2021

9,2

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Bien que l'amour soit le thème le plus utilisé dans la musique, la mélancolie n'est surement pas loin derrière! S'il y a une chose que j'ai apprise à travers mes écoutes en tant que mélomane, c'est que la musique est le moyen le plus efficace d'évacuer et de faire ressentir les émotions. Le chanteur et fondateur du groupe rock alternatif Canadien YOUR FAVORITE ENNEMIES, Alex Henry FOSTER publia un album solo en 2018, “Windows in the Sky”, qui fut composé à Tanger au Maroc à partir de 2016. S'inspirant de la mort de son père quelques années auparavant, l'album se voulait un hommage à celui-ci et, par le fait même, faire un deuil convenable car il était rattrapé par les montagnes de tournées avec son groupe à ce moment. L'album en question est une vraie bombe musicale à saveur post-rock et progressive rappelant le coté plus calme de RIVERSIDE, les mélodies plus complexes de RADIOHEAD et le coté plus émotif de Nick CAVE.

Le Vice-Président du Festival International de Jazz de Montréal, Laurent SAULNIER, approcha FOSTER pour faire partie des têtes d'affiche du festival en 2019. Après quelques temps d'hésitation, il voulait au départ que cet album ne soit pas interprété devant public car il le trouvait trop personnel, il finit par accepter à condition qu'il ait carte-blanche pour le spectacle et l’entière liberté sur le concept du spectacle. Accompagné de 10 musiciens sur scène et faisant une prestation sur un air très libre qui suit la vague de la musique, le concert sera à guichet fermé et fut immortalisé dans l'album que je vous présente ici : « Standing Under Bright Light ». Originalement prévu pour sortir en 2020, l'album a été repoussé en Avril dernier pour les raisons pandémiques qu'on connait tous; ce qui lui donna le temps de le peaufiner un peu plus.

Musicalement, c'est une tout autre interprétation de l'album qui est présentée ici avec des pièces dépassant les 10 minutes pour la plupart d'entre elles; ce qui laisse amplement le temps aux chansons de s'imprégner du moment et de nous faire voyager avec des improvisations de pure beauté toute en finesse et en profondeur. La prestation débute avec une nouvelle pièce, « The Son of Hannah”, qui s'agence bien au concept de l'album et est une excellente introduction à l'ambiance qui nous sera servie tout au long du spectacle. Telle une tornade musicale, la pièce commence toute en douceur avec une nappe de synthétiseur bien sombre, un soupçon de guitare et une batterie presque tribale, suivi de la voix douce de FOSTER qui suit le courant rythmique qui devient de plus en plus nerveux pour progressivement exploser sans trop d'éclat mais juste assez pour nous donner les frissons nécessaires!

On navigue dans ce courant tout au long du concert avec quelques secousses plus dramatiques comme dans la pièce suivante, « The Pain That Bounds (The Beginning is the End) », avec une introduction à l'ambiance sonore très noire et sinistre pour continuer vers un rythme hypnotisant encore plus sombre apportant un côté très cinématographique. Sans faire le tour de chaque pièce, je vais finalement m'attarder sur celle qui honore la pièce centrale du concert, et la plus longue du lot, « The Hunter (By the Seaside Window). Débutant avec une rythmique plus rock guidée par une basse au son groovie mais inquiétante, la chanson progresse entre des moments plus calmes rappelant un peu RIVERSIDE et des moments improvisés plus rock à la SONIC YOUTH avec certains instants bien déjantées avec Andrew KING à la trompette qui accompagne bien cette folie musicale; j'aurais pris une double dose de tout ça!

Alex Henry FOSTER est un artiste hors norme qui nous livre ici une performance sans faille qui mérite le détour! L'expérience musicale du « big band » avec 10 musiciens apporte une profondeur au mur de son qui donne des frissons à coup sûr. La version CD contient aussi l'intégralité du spectacle en DVD et le visionnement vaut le détour avec des projections et un arrangement scénique qui s'agencent bien avec la musique. Voulant que le public soit invité à s'attarder sur l'instant plutôt que d'avoir la sensation d'assister à un concert, FOSTER a réussi son défi haut la main et je placerais ce concert au même niveau de qualité que ceux de Steven WILSON. Le Québec aussi est capable de créer de bien belle chose en musique et celui-ci en est un bel exemple qui s'écoute sans modération !

    1. The Son of Hannah (8:41)
    2. The Pain That Bonds (The Beginning Is the End) (8:49)
    3. Winter Is Coming In (11:19)
    4. Shadows of Our Evening Tides (19:25)
    5. The Hunter (By the Seaside Window) (21:18)
    6. Snowflakes in July (14:32)
    7. Summertime Departures (Sometimes I Dream) (12:55)
    8. Lavender Sky (6:25)
    9. The Love That Moves (The End Is Beginning) (8:27)
    Musiciens :

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Alex Henry Foster: Vocals, Guitars, Moog, Percussions
The Long Shadows
Ben Lemelin: Guitars, Drums, Vocals
Jeff Beaulieu: Bass

Sef Lemelin: Guitars, Keyboards
Miss Isabel: Keyboards, Vocals
Charles “Moose” Allicie: Drums

Additional Musicians
Karine Bouchard: Cello
Andrew King: Trumpet
Sheenah Ko: Keyboards, Vocals
Mat Vezio: Drums, Percussions

Additional Vocals
Momoka Tobari (The Hunter 
(By the Seaside Window) )
Allen Ginsberg (Shadows of Our Evening Tides)