CHRONIQUE / REVIEW

Alessandro Corvaglia

Out of the Gate

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Releases information

Release date:

September 3, 2021

Format:

CD, Digital

Label:

From:

AMS

Italie / Italy

Alain Massard - November 2021

8,9

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

ALESSANDRO CORVAGLIA est le vétéran ‘vox’ de la scène rock RPI pour avoir travaillé sur LA MASCHERA DI CERA, DELIRIUM ou HÖSTSONATEN. Il possède une voix tirant entre celle de Fish voire Gabriel; sa musique, son premier album en solo provient de souvenirs musicaux des KING CRIMSON, CARAVAN mais surtout GENESIS et MARILLION rien que pour la voix. Du néo-prog à la sauce italienne avec des mélodies prog-rock intenses et une simplicité d’arrangements faisant couler les notes les unes après les autres, versant dans la reconnaissance de son talent. 15 ans pour sortir son album à lui avec des arrangements riches en nuances, des mélodies puisant dans les 80’s selon moi.

« Promised Land » attaque franche néo-prog marillionesque et RPI, voix intense fishienne; synthés des 80’s puis le saxo singulier de Martin; le refrain est vite assimilable, les notes des claviers glissent jazzy, sur une histoire de migrants cherchant désespérément la terre promise. « The Night of the Eyes » entame sombre, basse imprimant un air mid tempo langoureux; instrumental de BOF à la ‘Subway’ où la guitare vient égayer les sonorités en nous faisant partir en rêve puis ça devient plus lourd sur la fin. « Preaching on Line » pour le RPI caractéristique en mode pêchu; la voix d’Alessandro est bien la pièce maîtresse avant la dérivation instrumentale posée, sensuelle, qui part sur du Toto symphonique; le rythme est engagé, les sonorités saturées sur du heavy prog-rock avec des synthés imposant la digression et l’éternel solo guitare qui coule de source fleurant bon l’Unitopia génésisien. « ... and the Lady Came In » pour l’intermède cristallin aérien et symphonique, mélange de piano et flûte flirtant avec le GENESIS des débuts. Tirade mélancolique de toute beauté bien entendu avec un air de rêve beau et très fort; morceau qui te fait aimer la musique courte! « White Ghosts » synthés en avant, guitare qui s’invite, néo prog, ah j’entends SAGA ici, la voix sur un bon ARAGON; c’est nerveux, incisif et suffisamment subtil pour amener un break instrumental tout en opposé; douceur musicale contre la bêtise humaine, pour ceux qui aiment savoir de quoi le texte retourne. Du prog RPI dans toute sa splendeur finalement.

« Vision » entame de la 2e face, du temps où les faces existaient, ballade cristalline et électronique d’un côté, joute verbale avec tonalité sur l’une des voix d’ARENA et l’autre féminine en écho de Raffaella, intermède piano jazzy syncopé en cascade pour le final, pied de nez à Peter HAMMILL. « A Deed Within a Dream » et l’hommage au guitariste Gordon Giltrap sur un arpège acoustique; instrumental baroque pour l’air symphonique et grandiloquent à la fois, limite danse folklorique populaire italienne, interlude à part. « Where Have I Been? » titre calme avec la flûte aérienne de Raffaela, voix chaleureuse d’Alessandro; montée crescendique avec percussions, orgue et voix répétitive entraînante; moment intimiste fishien bourré d’émotion à fin abrupte. « 12 Towers » pour le 2e clin d’œil à Gordon, titre personnel amenant à la sérénité et la délicatesse; flûte, synthé, guitare acoustique qui égrènent des notes s’entrecroisant de façon harmonieuse, idéal pour introduire « Out of the Gate » et son titre fleuve de 12 minutes; intro symphonique à claviers, phrasé incisif d’Alessandro en mid-tempo pour un titre provoquant, déterminé, austère; un néo-prog convenu, classique avec sa dérivation instrumentale; les claviers, le Mellotron et la guitare s’y mettent imprimant un climat cotonné, intimiste; le final avec la guitare en avant permet de donner une sensation dramatique de la musique italienne, ça monte doucement puis explose sur un solo jazz-prog pouvant rappeler AL DI MEOLA pour le son tourbillonnant.

ALESSANDRO CORVAGLIA a donc attendu une bonne quinzaine d’années pour livrer cet album accompagné de musiciens de FINISTERRE et d’HÖSTSONATEN. Le parallèle avec le MARILLION de Fish est évident par instants, le reste du RPI bien en place. Du prog basique avec des ambiances, des parties musicales bien posées, des breaks pour faire partir encore plus loin; travail d’orfèvre millimétré permettant de faire connaître ce son typé sans être trop démonstratif aussi, ALESSANDRO l’a bien fait.

    1. Promised Land (4:33)
    2. The Night of the Eyes (4:11)
    3. Preaching on Line (7:26)
    4. ... and the Lady Came In (2:53)
    5. White Ghosts (7:18)
    6. Vision (5:08)
    7. A Deed Within a Dream (4:17)
    8. Where Have I Been? (6:13)
    9. 12 Towers (2:10)
    10. Out of the Gate (11:41)
    Total : 55’50’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

- Alessandro Corvaglia (Délirium, La Maschera di Cera, Höstsonaten)
- Martin Grice: saxo
- Andrea Orlando (Finisterre, Höstsonaten, La Coscienza di Zeno)
- Mark Cunningham (Pascal Comelade)
- Matcella Arganese
- Daniele Sollo (Höstsonaten)
- Stefano Avigliana
- Emanuele Telli
- Dariush Hakim
- Ettore Mazzarini
- Massimo Moscatelli
- Filippo Bagnoli
- Maurizio Fiaschi
- Mauro Sabbione
- Matteo Nahum
- Raffaella Izzo
- Cesareo
- Gordon Giltrap