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CHRONIQUE / REVIEW

Zephyr

Tales From Future Times

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Releases information

Release date:

February 23, 2026

Format:

Digital

Label:

From:

Self released

États-Unis / USA

Serge Marcoux - April 2026

8,9

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Google translation options below french text

Objectivement, le temps s’écoule de la même façon pour tous les humains. Le compteur ajoute un chiffre à tout le monde à chaque année. Subjectivement, il y a des millions de différences sur la perception que nous en avons. Notre condition sociale ou physique, ou même le simple état d’esprit d’un moment, influencent comment nous ressentons le temps qui passe. Artistiquement, le passé, le présent et l’avenir constituent un terrain de jeu infini. WILEY STILLWELL utilise son talent pour s’aventurer dans cet espace créatif avec ZEPHYR, son véhicule musical récemment créé. Le résultat se nomme « Tales From Future Times », son tout premier opus.

Trois morceaux instrumentaux racontent l’histoire de trois voyageurs du temps. L’action se situe en 10947 et, grâce aux titres, aux astuces du compositeur et à notre imagination, nous pouvons suivre les péripéties de ses explorateurs temporels. C’est avec un morceau de bravoure que débute l’album. « The Reflection in a Shattered Prism » offre plus de vingt minutes en huit mouvements. Mais surtout, nous plongeons dans un univers musical qui se veut inspiré du prog des grandes années. C’est en toute transparence que WILEY m’a éclairé sur le sujet : J'ai l'impression qu'en ce moment, le prog vieille école mérite un retour en force, mais ce n'est que mon avis ! Mon but est de le rendre accessible à tous, pas seulement aux autres musiciens ou aux fans de prog. C’est d’ailleurs un morceau emblématique de cette époque révolue qui a constitué l’étincelle qui a enflammé le premier morceau. C’est en entendant le riff dissonant de « Knots » de GENTLE GIANT qu’il s’est précipité sur sa guitare pour essayer de composer quelque chose de similaire. De là est né le riff alternant entre le synthétiseur et la guitare dans cette pièce. Je souligne l’interaction entre les deux instruments. C’est clairement une force et un intérêt pour l’auditeur.

Cet amour des débuts du rock progressif se traduit notamment par l’utilisation d’instruments analogiques, pas de modélisateurs d’amplis, pas de synthétiseur VST, pas de boîtes à rythmes. J’ajoute que les influences sont axées sur les premières année du genre. On retrouve aussi des influences un peu psychédéliques, je pense à certaines sonorités de guitare. Le jeu d’orgue et la rythmique ont projeté mes souvenirs vers DEEP PURPLE MK I. Ici et là, l’orgue n’est pas s’en rappeler le jeu de JON LORD. Je pourrais aussi évoquer URIAH HEEP dans leurs moments les plus progressifs. Le niveau d’énergie et d’intensité du morceau n’empêche pas la présence bienvenue d’une section plus acoustique, pastorale même. La combinaison guitare sèche et synthétiseur donne un petit aspect STRAWBS, époque « Grave New World ». Une autre influence avouée de l’auteur est celle de NEKTAR et son fameux « Tab in the Ocean ». À l’instar de ce groupe, WILEY utilise l’énergie du rock dans sa plus belle forme. La conclusion du morceau le prouve de belle façon. La guitare électrique, solo et riff, s’y taille un bel espace. Il a réussi à composer une longue pièce qui capte et conserve notre attention.

« Memoirs From the Future » est d’une facture plus résolument rock. Elle s’ouvre sur une solide rythmique appuyée de lignes de synthétiseurs. La guitare électrique appuie le mouvement. Lorsque l’orgue intervient, les riffs de guitare secouent les hauts-parleurs. On pense aux envolées des claviéristes de l’époque. Quel solo! C’est du solide et le morceau est réjouissant à souhait. Le solo de guitare ajoute une couche supplémentaire au plaisir de l’écoute. Avec quarante minutes, « Tales From the Future Times » ne souffre d’aucune longueur. « Solaris », est déjà le dernier morceau. Les premières minutes sont frénétiques. Le son y est plus lourd, puissant. Ici, je pense aux groupes italiens tel IL BALLETTO DI BRONZO, ALPHATAURUS ou MUSEO ROSENBACH. Une première transition, « The Black Hole », avec synthétiseur, guitare sèche et électrique ainsi qu’un changement de rythme, milite dans le même sens. C’est excellent. Puis c’est l’espace, « All Quiet ». Une section atmosphérique pour reprendre notre souffle. C’est très beau. La montée avec la guitare électrique, l’orgue et les roulements m’a fait penser un peu à ELOY, un autre groupe capable de jouer sur les atmosphères et les transitions entre la douceur et la force. Le morceau se termine avec fougue grâce aux reprises des deux sections initiales.

Ne vous y trompez pas! J’ai évoqué des noms et WILEY m’a aussi fait part de ses influences. Mais ZEPHYR offre un voyage dans le temps qui est le sien. Il est inspiré d’une époque et de ses acteurs mais « Tales From the Future Times » ne peut être confondu avec un album des groupes mentionnés. Prenez le temps et vous entendrez. On dit que la valeur n’attend pas le nombre des années. Sachez que WILEY STILLWELL vous propose cette musique plus jeune encore que MIKE OLDFIELD lorsqu’il a composé « Tubular Bells ».

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. The Reflections in a Shattered Prism (21:23)
    I. Overture
    II. Echoes From The Abyss
    III. Tomorrow’s Dawn
    IV. Opening The Gates
    V. The Mangled Creatures
    VI. Symphony of the Silent Stars
    VII. The Return of the Chosen One
    VIII. Echoes From The Abyss – Reprise

    2. Memoirs From The Future (7:31)

    3. Solaris
    I. The Earth & Moon Collide (11:38)
    II. The Black Hole
    III. All Quiet
    IV. The Reverse Effect
    V. The Earth & Moon Collide – Reprise
    VI. The Black Hole – Reprise

musiciens / musicians

Wiley Stillwell: Electric and acoustic guitar, bass, drums, keyboards (Minimoog Model D, Nord Electro 6, Novation Summit)

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