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CHRONIQUE / REVIEW

Yes

Aurora

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Releases information

Release date:

June 12, 2026

Format:

Digital, CD, Vinyl

Label:

From:

InsideOut Music

Grande-Bretagne / Great Britain

Alain Massard - June 2026

8,3

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YES créé en1968, l’un sinon le dernier groupe dino sans musicien d’origine, instigateur du mouvement progressif sans le savoir avec moult éléments classiques utilisant des synthétiseurs en prime. YES a réussi l’un des virages les plus marquants durant les 80 avec l’excellent 90125. Ce 24e opus réalisé avec un orchestre symphonique permet de défier leur patte musicale pour un rendu plus complexe, bourré d’harmoniques typées. Du YES convenu toujours prêt à lancer des sonorités spirituelles, émouvantes faisant frissonner le dos.

« Aurora » entame piano vibrant, l’orchestre national de Tchéquie en son cinématique, STARWARS comme exemple. La touche caractéristique de Steve se ressent, Jon gambadant vocalement sur une basse à la SQUIRE en fil conducteur; le refrain surfe sur le son d’ASIA, entraînant, plus moderne. La dérive clavier proggy et les deux soli yessiens, comme si c’était Yes. Steve au toucher unique sur une harmonique rôdée; fruitée, digeste, émouvante avec un solo howiesque énivrant. « Turnaround Situation » sur le sentiment d’être en phase; un morceau dans la veine avec Jon accompagnant l’air oxymorien, facile et complexe à la fois, comme cet arpège andalou cassant le rythme. L’orgue Hammond tempère le tout avant de lancer le solo guitare à cordes en nylon. Final sans grande surprise, que nenni avec l’outro chœur sur les BEACH BOYS. « Love Lies Dreaming » flute et tambourin puis guitare typée avec sa nappe de claviers, YES est bien là avec la basse repère. Jon en love balade inonde de sa voix; le break vient brusquement, arpège et vocal aérien, piano, basse, déclinaison sur l’univers du groupe âgé de 58 ans, une paille. Chaque instrument est mis en scène, les pads énergiques de Jay donnant la sensation d’un groupe des 80 plus teigneux. Final avec Steve lançant un solo de ci, de là, faisant fondre l’amateur de musique. « Countermovement » pour la pièce maîtresse, près d’un 1/4 d’heure; Steve en mode guimauve, l’orchestre imposant derrière, deux minutes de pur bonheur avant le vocal hautain de Steve lui-même dans la partie ‘Anytime Soon’ pour la mise en route. Un conglomérat de notes stéréo passant des séquences nostalgiques, arpège guitare solo, chœur yessien, solo fondant intimiste. L’empilement de notes pour l’atmosphère structurée provenant d’une armoire à tiroirs musicaux. Break jam yessien, le final solo de Steve, vibrant, émouvant, naviguant sur le solennel; l’outro a capella fait office de réveil yessien 70. « Ariadne » et son intro classique, symphonie inachevée à cordes amenant Jon à narrer sur la littérature grecque. Une lente déclinaison majestueuse jonglant entre le classique, le chœur, les voix angéliques superposées et le terrain progressiste. La basse martèle, le son devient cinématique avec l’orchestre souverain, Steve y injectant un solo souverain de derrière les fagots.

« All Hands on Deck » change de registre avec l’avènement de titres courts plus rock, directs, plus heavy, sur JETHRO TULL sans flûte, DEEP PURPLE en fait. Jon change de ton, le clavier plus fruité et le refrain avec Steve donnant une connotation rock mainstream au point qu’il faut l’arpège final pour se rappeler que je chronique YES. « Outside the Box » avec l’intro typée 80 sur ‘Leave It’, arpège et voix entremêlées. Le son nerveux pour l’instrumental progressiste, pads réverbérants en avant, chœurs évidents, ambiance atmosphérique, médiévale, tout y passe avec le riff heavy syncopé. « Emotional Intelligence » en comptine simplissime, vocal aérien sans pousser à la ressemblance sur ‘Wonderous Stories’, arpège guitare et piano, slide guitare fruitée. Une pop ballade à prendre comme intermède final.
« Jambustin' » pour le premier des deux ‘bonus track’ en mode égayé énergique. Un rythme folklo-champêtre digne d’Albion pour danser en soirée une choppe d’eau ou d’eau de vie à la main. « Watching the River Roll » en final bis pour le relent du YES ancien; voix dont celle de Billy, claviers, basse, tout vibre. Mélodie sympho, rock prog agréablement lancinant. Le solo claviers-guitare démontre une fois de plus que l’alchimie fonctionne très bien entre Steve et Geoff pour la joute amicale.

YES a fait le tour de sa vie musicale. Mais tel un Dino l’entité YES continue d’entretenir le feu prog dans son antre. L’orchestre est le plus pour cet album, amenant l’ambiance symphonique authentique. Le plus aussi est le retour des dérives progressives que les deux albums précédents ne proposaient presque plus. Ces fragments de morceaux conçus se sont vite trouvés ingérés, amalgamés et traduits pour donner le meilleur des musiciens heureux de jouer ensemble. C’est peut-être la marque de qualité premium du groupe qui après 58 ans semble plus unifié qu’avant. Pour les fans ultimes la version collector avec instrumental, dessins de Roger DEAN, la totale.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. Aurora (7:27)
    2. Turnaround Situation (5:50)
    3. Love Lies Dreaming (6:24)
    4. Countermovement (13:48)
    5. Ariadne (6:18)
    6. All Hands on Deck (3:04)
    7. Outside the Box (4:20)
    8. Emotional Intelligence (3:30)
    9. Jambustin (bonus track) (4:24)
    10. Watching the River Roll (bonus track) (4:42)

musiciens / musicians

- Steve Howe: guitar, vocals 
- Geoff Downes: keyboards, vocals 
- Billy Sherwood: bass, vocals 
- Jon Davison: vocals, guitar, keyboards, percussion 
- Jay Schellen: drums 

With:
- Czech National Symphony Orchestra, conducted by Vladimir Martinka

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