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CHRONIQUE / REVIEW

Wayne Kozak & Martin Springett

Friendship

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Release information

Release date:

May 1, 2026

Format:

Digital, CD

Label:

From:

Melodic Revolution Records

Canada

Pascaline Hauriez - October 2026

9,1

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Google translation options below french text

Amitié, complicité musicale au sein du collectif THE GARDENING CLUB. Wayne KOZAK, tapis dans l’ombre, a œuvré auprès de Martin SPRINGETT, depuis des décennies, à construire son architecture musicale et, de surcroît, à produire son propre son. Hélas, KOZAK s’éteint avant la parution de l’album « The Insubstantial Pageant ». Les quelques solis posés au lis du phrasé du saxophoniste laissaient en filigrane résonner la présence de Wayne. Ce qui devait être un disque célébrant leur amitié est donc devenu, malgré lui, un hommage posthume, à l’aune du projet « Friendship », imaginé par Martin lui-même du vivant de Wayne.

Quand j’eus appris la sortie dudit projet, derechef, je m’enquis d’obtenir l’objet convoité. Je m’enfuis, sans réserve, à la quête d’éléments probants retraçant le parcours des deux lascars, si avares d’informations. Les recherches s’ensuivirent ; je ne tardai pas à obtenir quelques éléments évoquant ce nouvel opus de Martin SPRINGETT et de Wayne KOZAK. Même si, stricto sensu, le libellé de la jaquette nomme les susdits « en hommage à Wayne », il inclut également le collectif ayant contribué à donner vie à ces enregistrements.

Tout au long de l’album, j’explore la cartographie des œuvres de THE GARDENING CLUB. L’itinéraire emprunté par les deux compères débute par « The Only Son ». J’observe que cela remonte à 1970. SPRINGETT en avait composé la musique sur un poème de Rudyard KIPLING. Curieusement, il ne joue pas lui-même sur l’enregistrement original. Le morceau demeure néanmoins important : il correspond à une étape fondatrice, la première pierre du parcours musical au sein du GARDENING CLUB.

Dès les premières notes, dissonantes, des harmoniques trébuchent, s’échappent ; un léger parfum psyché aux effluves floydiennes. Des bribes du fantôme de SYD apparurent furtivement à l’esprit, faisant jaillir les réminiscences de PINK FLOYD de cette période bien agitée. Les souvenirs s’estompent au profit de sonorités atmosphériques. Suspendue dans une ambiance feutrée, la voix lancinante de Martin s’entrelace et délasse mon esprit. Puis advint le mini-triptyque « Warm Blood », « Caves And Cathedrals », « Thieves And Poets », issu notamment de « Diving Into Small Pools » (2015). Un choix kafkaïen : une métamorphose texturale. On voit apparaître la collaboration instrumentale, la composition commune, puis le dialogue chant/sax. Une ambiance blues rock, attrayante, diligentée par une pulsation syncopée, presque chaloupée, sur laquelle le sax soprano de KOZAK vient se glisser sous la voix de Martin. « Caves And Cathedrals », mélopée aux rythmes tribaux, voit KOZAK, adoubé de son sax, distiller des sons larmoyants. La flopée de notes élégiaques me rappelle, sans contexte, les accointances texturales de la période world music et ethno jazz de Jan GARBAREK dans les années 90.

Faisons un pas de côté, pour entrer sur les terres nourricières où grandit Wayne, au Club des jardiniers, précisément sur « Tears At The Matinée ». On quitte désormais l’air solo pour entrer dans l’ère du GARDENING CLUB. THE RIDDLE est justement l’un des projets où la collaboration avec KOZAK et la construction du groupe ont pris de l’essor. Je n’imaginais pas qu’elles révéleraient une si solide amitié musicale. De surcroît, j’ai aussi la vague impression, le sentiment profond, que Martin essaie de remettre l’église au milieu du village pour exprimer l’importance de Wayne au sein du collectif. KOZAK s’est éteint, Martin redirige sur cet opus les projecteurs vers son ami saxophoniste. Il se met ici en retrait sur « Friendship », alors que jadis j’avais l’impression que KOZAK errait dans une lumière blafarde, comme un ornement au milieu de la scène. L’instant d’après, il cisèle la scène de ses solos au sax. Le son de Wayne laisse, et laissera, sur ce projet son empreinte, son timbre indélébile, comme si l’hôte voulait le mettre au pinacle. L’âme du disparu ne disparaîtra pas. Il sera à jamais ancré dans les sillons de la galette.

« Friendship », par sa fresque sonore aux arabesques variées, honore l’artiste. Son illustration au fronton sera effigie. Issue des peintures de KOZAK, elle sert de toile de fond visuelle, renforçant les thèmes de la mémoire, de l’amitié et de l’héritage artistique. Ma plume ici, en hommage, dépose ma prose en tribut au disparu. L’opus devenu posthume scelle l’amitié : celle d’un parcours entre deux artistes aux passions similaires. Wayne n’est plus dans l’ombre; ses sillons le font désormais résonner.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. The Only Son (9:37)
    2. Warm Blood (3:18)
    3. Caves and Cathedrails (3:18)
    4. Thieves And Poets (2:39)
    5. Tears at the Matinee (4:37)
    6. For a Moment (4:52)
    7. I Dream U (5:33)
    8. Moon of Madness (6:30)
    9. Sliver of Silver (4:57)
    10. Rain on the Rooftops (2:16)
    11. Tricksters (6:34)
    12. Strange Kingdom (4:49)
    13. Friendship (For Wayne) (4:32)
    14. The Only Son (Bonus Track) (07:33)

musiciens / musicians

- Martin Springett / Vocals, guitars, bass, loops
- Wayne Kozak / Tenor saxophone, soprano saxophone

- Robbie King / Keyboards (1)
- Eddie Patterson / Guitar (1)
- Doug Edwards / Bass (1)
- Howie Vickers / Vocals (1)
- Sean Drabitt / Fretless bass (5,6,8,11)
- Norm Macpherson / Keyboards (5,12), slide guitar (12)
- Denise Withnell / Vocals (6)
- Kevin Laliberte / Drum programming (7), keyboards (8), bass (10), guitar solo (11)
- Thomas Kinzel /Acoustic piano (9), keyboards (10)
- Peter Dowse / Electric bass (12)
- Morry Stearns / Electric piano (12)

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