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CHRONIQUE / REVIEW

Voïvod

Symphonique LIVE

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Releases information

Release date:

June 5, 2026

Format:

Digital, CD

Label:

From:

Century Media Records

Canada

Mario Champagne - June 2026

8,6

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VOIVOD, pour célébrer en grandes pompes son quarantième anniversaire, vient de publier un album comprenant douze des meilleurs titres de son répertoire, provenant de huit albums différents dont quatre morceaux de l'album "Nothingface" de 1989, pour une durée de 73 minutes, enregistrés devant public, le 4 juin 2025 au Grand Théâtre de Québec, et ce, en mode symphonique, en collaboration avec l'Orchestre Symphonique de Québec (OSQ). Il semble bien qu'il s'agisse au Québec d'un passage obligé pour couronner les longues carrières artistiques qui ont marqué l'imaginaire de notre belle province.

Certains critiques musicaux les identifient en tant que pionniers canadiens d'un métal progressif qui puise allègrement dans la science-fiction. Personnellement, "mea culpa", je ne les connaissais pas du tout avant cette chronique car tout ce que je savais d'eux, c'était que la troupe était appréciée des COWBOYS FRINGANTS. Je l’admets, je suis parti de zéro ! Je n'avais donc pas les repères préférés des "fans" finis et cette chronique s'est transformée en chemin initiatique puisque j'y étais venu pour le côté classique ! Mes oreilles dépucelées se sont donc farci les versions originales et symphoniques de chaque titre afin de mieux saisir l'impact de cette collaboration insolite, mais drôlement efficace.

Profondeur et puissance épique sont les principales résultantes de cette union, qui rend les pièces métalliques proposées très cinématographiques grâce aux arrangements classiques, libérant ainsi dans chaque pièce des trames sonores de petits films, magnifiant avec grandiloquence des effluves de testostérone dans un fragile équilibre. Prenons par exemple, " The End of Dormancy" qui prends des allures de péplum romain et militaire, ou "Forgotten in Space" qui m'a fait penser à la "Fusée XL5" de mon enfance. J'ai mentionné fragile, car les grosses canonnières doivent trouver leurs voies pour se faire entendre, et quand tu as autant de puissance de tirs sur les planches, il faut gérer cela avec méticulosité pour que cela soit harmonieux, et ce qui est sympa, c'est qu'ils y sont arrivés la majeure partie du temps. Oui, il arrive parfois que VOIVOD enterre un peu l’OSQ où que la voix du chanteur se noie un peu dans ce flot gigantesque, sa voix étant à quelques moments trop en retrait, mais VOIVOD, (déf.: un chef militaire dans les pays slaves) dirige son armée avec prestance, et le résultat final est probant. En fait ce qui est remarquable, j'ai eu l'impression que l'OSQ était le cinquième membre du groupe et non un simple accessoire qu'on pavane pour faire "chic". On assiste vraiment à une fusion des formations, menant à une synergie diablement enlevante !

Ce que j'ai retenu, c'est l'enthousiasme de la foule en délire dans les passages symphoniques, (quel contraste!), les introductions réussies et bien marquées, la méticulosité des arrangements symphoniques, la classe et la rigueur solennelles des instruments à vents et des cordes, les vagues de métal hurlant "trash" et de "heavy rock" dans des compositions complexes et intéressantes, le batteur qui se transforme en machine percutante et la voix hyper rauque, nasillarde et monocorde qui semble être un des marqueurs identitaires de VOIVOD.

En général ce disque n'est pas une ballade bucolique pour les âmes sensibles. Cela balance gravement du bois et de la ‘’garnotte’’ ! Épuisant, et source de dynamisme en même temps. Dans l'orage de décibels, je n'ai malheureusement pas pu capter toutes les paroles. La voix rocailleuse résonne comme un diable qui a trop fumé et qui a brutalisé quelques bouteilles de Bourbon. J'ai souffert pour les cordes vocales du chanteur qui à force de cracher ses tripes doit sûrement se taper des cures continuelles de cuillerées de miel. Cela relève carrément de l'exploit de se faire entendre dans ce genre de tempêtes et je salue très bas ce digne exploit, qu'il répète depuis 40 ans. Très recommandable pour les fans de toujours, évidemment, pour ceux qui aiment cela quand ça déchire et qui veulent tester leurs enceintes ! Quant à moi, je suis content d'avoir découvert sur le tard cette puissance progressive "made in" Québec. Sonné, mais épaté ! Titres préférés : "The End of Dormancy", "Nuclear War", "Fall’’, ‘’Tribal Convictions" et surtout "Astronomy Domine", une reprise musclée à la splendeur grandiose et convaincante de la composition de Syd BARRET (PINK FLOYD), provenant de l'album "The Piper at The Gates of Dawn" de 1967. Bonne écoute symphonique !

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. Experiment (Symphonique Live) (07:43)
    2. Holographic Thinking (Symphonique Live) (06:23)
    3. The Unknown Knows (Symphonique Live) (05:09)
    4. The End of Dormancy (Symphonique Live) (08:33)
    5. Into My Hypercube (Symphonique Live) (05:16)
    6. Forgotten In Space (Symphonique Live) (06:27)
    7. Cosmic Drama (Symphonique Live) (05:05)
    8. Pre-Ignition (Symphonique Live) (05:24)
    9. Nuclear War (Symphonique Live) (05:04)
    10. Fall (Symphonique Live) (06:39)
    11. Tribal Convictions (Symphonique Live) (05:07)
    12. Astronomy Domine (Symphonique Live) (05:54)

musiciens / musicians

Denis “Snake” BELANGER – Vocals
Daniel “Chewy” MONGRAIN – Guitar
Dominic “Rocky” LAROCHE – Bass
Michel “Away” LANGEVIN – Drums

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