top of page

CHRONIQUE / REVIEW

The Flower Kings

Hope

AGHORA.jpg

Release information

Release date:

October 23, 2026

Format:

Digital, CD, Vinyl

Label:

From:

InsideOut Music

Suède / Sweden

Serge Marcoux - October 2026

9,4

Facebook_logo-7.png
Google translation options below french text

Au milieu des années 90, notre petite famille a vécu le déracinement d’un lieu de vie, alors différent de la norme et éloigné, mais que nous avions adopté et qui nous avait comblé. Cependant, l’espoir nous habitait que ce changement allait être bénéfique. De plus, l’époque était celle d’un timide mais réel retour du rock progressif dans la sphère publique plutôt que confidentielle. Cette autre source d’espoir était pour moi marquée par un groupe maintenant devenu un phare du genre, THE FLOWER KINGS. Ce qui était formidable il y a trente ans continue de l’être aujourd’hui grâce à la superbe longévité du groupe. En effet, « Hope » représente le dix-huitième opus d’un groupe qui signifie beaucoup à mes yeux et, bien sûr, à mes oreilles.

À peu de chose près, THE FLOWER KINGS est aussi productif aujourd’hui qu’à ces premières années. D’abord parce qu’il s’agit d’un sixième album au cours des sept dernières années mais surtout parce qu’il suit l’excellent « Love » paru l’année dernière. Finalement, et je dévoile le punch, parce que « Hope » est un sacré bon album. J’irai un pas plus loin, je crois qu’il s’agit d’un de leurs meilleurs. En plus, il contient deux suites qui oscillent autour des vingt minutes, une première depuis « Adam & Eve ». Les quatre compositions proviennent du talent et de l’imagination du leader et fondateur du groupe, ROINE STOLT, et du claviériste, LALLE LARSSON. Le frangin de ROINE, MICHAEL STOLT est à la basse et au chant et l’autre compagnon de longue date, HASSE FRÖBERG, apporte sa puissante et caractéristique voix à l’ensemble. La section rythmique est complétée de belle façon par la batterie de MIRKO DEMAIO qui fait partie de cette lancée des dernières années. À l’instar de « Love » on retrouve JANNICA LUND au vocaux et ALIAKSANDR YASINSKI à l’accordéon. L’autre invité est JURAJ STIERANKA au violon.

Le groupe démarre sur des chapeaux de roue avec la première suite, « World Spinning - The Final Curtain ». Les cinq mouvements permettent de suivre, en parole et ne musique, un être humain du berceau jusqu’au dénouement final alors que nous retournons à la poussière. L’essentiel du message est que nous vivons tous des hauts et des bas mais l’amour peut être présent, tel un miracle, et personne ne devrait être seul. En musique, le premier mouvement nous plonge dans le creuset musical du groupe que nous connaissons bien. Une section bien mélodique portée par le chant de FRÖBERG et les claviers de LARSSON. Le début des deux autres mouvements est apporté par l’orgue enflammé et la rythmique puissante. Le rythme se stabilise et STOLT prend les choses en main. Ces sections sont les plus longues et permettent à STOLT de joindre sa voix à celle de son comparse. J’aime beaucoup cette utilisation des deux chanteurs si caractéristiques du groupe. Chacun d’eux apporte sa touche distinctive et le son du groupe y gagne en diversité et en possibilités. C’est définitivement ce que l’on entend durant ces mouvements. De son côté, le jeu de LARSSON apporte une nette touche jazz/jazz-fusion et son solo de synthétiseur nous plonge dans cet univers. Mais, comme il se doit, la musique change et foisonne d’idées. Le piano de facture un peu classique permet la transition vers les deux derniers mouvements. La guitare de STOLT éclate sur un tempo lent et un peu solennel. Le chant reprend pour célébrer le miracle de l’amour et de la musique. Que ce soit, lors de lents et amples mouvements, par des roulements de DEMAIO ou le jeu de guitare toujours savoureux nous savourons ces mouvements jusqu’à en voir des étoiles, « See the Stars ».

« In a World of Fools » est une des deux courtes pièces qui fait la transition entre les deux suites. Une belle balade portée par le chant de STOLT, des passages pour deux voix, une basse bien présente et toujours ce LARSSON si agréablement présent sur « Hope ». Rien de tel qu’une petite touche de synthétiseur pour relever un menu musical. Cette réflexion sur le temps qui passe est d’une grande beauté mélodique. « Mars & Minerva » constitue presque l’introduction à la longue suite, ne serait-ce parce que les dernières paroles sont « To Shine Like the Gods of Rome ». Ce morceau met en valeur le jeu de guitare plus que savoureux de ROINE STOLT, seul ou couplé avec les claviers de LARSSON. Ce presqu’instrumental est une courte mais brillante démonstration de la qualité musicale à la FLOWER KINGS. Un bijou !

Nous arrivons à la pièce maîtresse de « Hope », « The Gods of Rome ». Les troisième plus long opus du groupe après « The Garden of Dreams » et « The Truth Will Set you Free » est un merveilleux tour de force et rejoint les grandes compositions du groupe. À l’origine, il y a dix ans, elle a été conçue à partir d'idées orchestrales. La pièce a connu un parcours créatif inattendu au point de presque devenir la base musicale d'un autre projet d'ANDERSON & STOLT, avant de trouver finalement sa véritable vocation au sein de THE FLOWER KINGS. Elle a été réimaginée pour l'ensemble du groupe et elle s'est muée en une puissante réflexion sur la vie contemporaine, utilisant l'imagerie de la Rome antique pour explorer les thèmes intemporels du pouvoir, du conflit et du prix humain de l'ambition. Le premier mouvement est en quelque sorte une ouverture instrumentale pour la trentaine de minutes de plaisir qui nous est offerte. Il semble presque vain de vouloir décrire tous les passages, les mouvements et les structures musicales utilisées tant l’ensemble est cohérent comme un tout et les changements et variations si nombreux que la chronique pourrait devenir un roman. La meilleure façon de l’aborder est de vous installer confortablement avec votre moyen d’écoute favori, et de vous laisser porter par cette généreuse proposition. Vous remarquerez alors à quel point chacun des cinq musiciens offre une performance de haut niveau. Le jeu de guitare de ROINE STOLT, riffs et solo, est réjouissant, versatile et au cœur de la réussite de ce morceau. La présence de LARSSON et sa maestria est évidente. STOLT et DEMAIO forment une rythmique souple et puissante et ils semblent avoir un plaisir fou. Les voix seules ou combinées savent nous faire ressentir ces thèmes intemporels. Bien sûr, certains moments des mouvements vous feront sourire et sursauter de plaisir. Je pense à la dernière partie des 3e et 4e mouvements ou à l’utilisation de l’accordéon et du violon combiné avec d’autres instruments sur les suivantes, pour ne donner que ces exemples. Il y aussi ce beau et mélodique dernier mouvement qui vient clore cette demi-heure festive. Bref, à écouter encore et encore.

À une époque de surabondance musicale, à l'ère de l’instantanéité et du jetable après usage, THE FLOWER KINGS offre l’espoir que la musique peut encore conquérir notre cœur. Pour ce faire, faites-vous le cadeau d’un réel temps d’écoute. Acceptez le fait qu’ils ne font pas partie des pionniers des années 70 mais que le son du groupe puisse s’en inspirer. Après tout, il faut se souvenir que la carrière de ROINE STOLT a démarré en 1975. Pour moi, avec l’amour et l’espoir comme l’a conjugué le groupe au cours des deux dernières années, THE FLOWER KINGS démontre son importance et sa pertinence même après trois décennies d’existence.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. World Spinning - The Final Curtain (19:00) :
    - Pt. 1 (3.08)
    - Pt. 2 & 3 (9:25)
    - Pt. 4 & 5 (6:27)
    2. In a World of Fools (5:40)
    3. Mars & Minerva (4:37)
    4. The Gods of Rome (29:06) :
    - Pt. 1 (3:48)
    - Pt. 2 (6:26)
    - Pt. 3 & 4 (5:27)
    - Pt. 5 & 6 (6.02)
    - Pt. 7 (7:24)

musiciens / musicians

- Mirko DeMaio / Drums & percussion
- Hasse Fröberg / Vocals, electric & acoustic guitars
- Lalle Larsson / Piano, electric keyboards
- Michael Stolt / Bass, vocals, Moog bass
- Roine Stolt / Vocals, 6- & 12-string guitars, keyboards, percussion

With:
- Aliaksandr Yasinski / Accordion (4)
- Juraj Stieranka / Violin (4)
- Jannica Lund / Vocals (2)

FOLLOW US

  • YouTube Social  Icon
  • Facebook Classic

CONTACT US

CRÉÉ ET MAINTENU PAR PROFIL 1994 to 2026

bottom of page