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CHRONIQUE / REVIEW

Teramaze

The Silent Architect

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Releases information

Release date:

May 8, 2026

Format:

Digital, CD

Label:

From:

Wells Music

Australie / Australia

Alain Massard - May 2026

9,0

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TERAMAZE, groupe de métal progressif formé en 1993. Les réminiscences vont sur QUEENRYCHE, VANDEN PLAS, un peu des PRETTY MAIDS, KAMELOT, KARNIVOOL pour le son métal pur. Un son moins hard, plus fruité pour ce 14e opus où la place mélodique se confond sur des déclinaisons progressives complexes et un vocal percutant. Construit sur le récit d’Adam et Ève, explorant la tentation et les conséquences de la retenue, cet album condense l’ADN du groupe comme une boule d’énergie.

« The Silent Architect » au battement organique suivi d’un groove digne des DREAM THEATER, le riff métal, ‘’kashmirien’’ pour le morceau se mettant en bataille mélodique. Des sonorités éblouissantes de la voix de Nathan sur un riff heavy prog que jouait KAMELOT pour exemple. Le solo guitare, les soli pour le rythme endiablé et la déferlante instrumentale, power métal. « Doors of Yesterday » pour la ballade spleen mise en avant sur le piano de Dean, l’orchestration classique guimauve sur l’air pop suintant d’émotion, contenant son riff métallique en arrière-plan. Au bon souvenir des 80 où la qualité régnait. « The Invisible Countdown » sur la voix marquée, le rythme ADN métal prog de VANDEN PLAS en réminiscence, un plus pour ce riff sauvage, lourd. L’air en rock heavy mainstream, entêtant; solo guitare pointu, orchestration se rapprochant des valeureux FATES WARNING. Final fondu redondant cependant. « Mr Crazy » casse le moule proposant un hard rock graisseux, frénétique et compulsif comme avant, Nathan se rapprochant d’AEROSMITH. Un morceau en mode punky sur une batterie titanesque favorisant un headbanging de feu. « Arrow » pour la seconde ballade mid-tempo consensuelle, apaisante sur l’acoustique guitare, bourrée des chœurs de Nathan et Dean. La mélodie imparable, à reprendre le refrain en cœur, épaules enlacées; du rock des 80 sur-boosté par le son puissant d’aujourd’hui.

« Dust & Bone » repart, mode mitrailleuse lourde, le rythme acéré lançant des débris de part et d’autre. Un morceau limite thrash avec du solo rugueux, virevoltant et une base rythmique d’enfer je persiste; pêchu et dynamite. « Enemy In The Garden » pour le quatrième long titre et son intro métal prog lançant le chant contenu de Nathan sur le clavier du guest de service, Matt GUILLORY, clavier attitré de James LABRIE. Vous comprendrez que le spectre des DREAM THEATER se fait jour surtout avec ce passage break solennel, pads pétaradants et guitare fondante dessus. A un moment on croit reconnaître un air des PINK FLOYD, vous n’avez pas tort. Ça redémarre en imprimant le contraste de ce morceau travaillé sans en avoir l’air avec le second solo guitare excellent. Les notes sont plus hautes encore et l’association voix et instruments forge le morceau de l’album. « Ghost Hands » troisième ballade à l’acoustique guitare; simple, efficace, douce et ensorcelante. Les voix fragiles favorisent la chair de poule et l’obligatoire solo guitare semble meilleur encore; impressionnant de facilité. « Left In The Fire » à l’intro-riff digne de METALLICA; la cinématique amène la force du riff mitraillette, le clavier en fond amène le gras pour faire ressortir les bonnes notes. Du métal prog en fusion, reposant dans son four brûlant, Nathan assurant son rôle de très belle voix sur la base rythmique effrayante, sauvage, tribale. Cassure franche, beauté de l’acoustique avant le solo de feu de Dean imaginer une nouvelle voie musicale. L’épique arrive, l’arpège qui dégouline en portant le coup de grâce à ce morceau. La batterie métronomique de Nick guide le final sur l’accord vocal-guitare avant l’outro délicat, mode guitare sèche chaleureuse et Nathan bouleversant jusqu’au bout.

TERAMAZE se remet en selle après l’album précédent moyen; ici c’est chef d’œuvre métal prog en combinant vocal, rythme, riff, mélodies nerveuses et ballades chaleureuses. Le plus Nathan, Dean et leurs compères, le groupe en fait qui joue du métal prog dans la cour des grands tels DREAM THEATER. Un son emphatique, brut et doux, rock flirtant la pop métal avec le relent des KAMELOT, VANDEN PLAS pour des morceaux parfaits dans leurs registres. Un zeste d’HAKEN pour réinventer ce style musical introspectif profond, dynamique, expressif, puissant et sensible. Pas de grandiloquence, juste du travail très bien fait qui transcende le genre. Album référence.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. The Silent Architect (10:12)
    2. Doors of Yesterday (04:24)
    3. The Invisible Countdown (08:37)
    4. Mr Crazy (03:36)
    5. Arrow (04:49)
    6. Dust & Bone (04:23)
    7. Enemy in the Garden (08:30)
    8. Ghost Hands (05:24)
    9. Left in the Fire (11:55)

    Total : 61’50’’

musiciens / musicians

- Dean Wells: Guitars, backing vocals
- Nathan Peachey: Vocals
- Andrew Cameron: Bass
- Nick Ross: Drums
- Erick Wight: Scream

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