
CHRONIQUE / REVIEW
Syberia
Quan tot s'apagui

Releases information
Release date:
January 30, 2026
Format:
Digital, CD
Label:
From:
Silent Pendulum Records & Moment Of Collapse Records
Espagne / Spain
Alain Massard - January 2026
8,4
Google translation options below french text
SYBERIA groupe instrumental de post-rock, post-métal, fusion de sonorités lourdes, envahissantes, explosives. Des atmosphères oppressantes, tribales, animales pour ce 5e opus envoûtant fait de murs sonores sombres dans lesquels les relents progressifs se font au travers des crescendo enivrés. Un album sur la fin du monde et le vide derrière, avec SYBERIA le nom reflétant cette musique intense, chaleureuse et invitant au rêve.
« En la foscor una llum que brilla » entame glauque, austère suivie du déferlement typé, intense, faisant cligner des yeux. La batterie claque, le riff égrène les ondes en prenant les tripes, le clavier au loin amenant fraîcheur et harmonie dantesque. Le break ambiant post-rock avant le final apoplectique, doom, explosif. « llampecs d’oblit d’uns records en vida » avec les pads agressifs, les guitares dressant des murs sonores à grand coups de réverbération. L’aura épileptique se dessine avec ce battement irrépressible amplifiant l’angoisse dominante dans laquelle languit le développement progressiste extrême. Un titre groovy, compulsif et explosif; la voix-off sur ‘j‘ai fait un rêve’ rejoint la batterie cyclothymique. « Naixença d’una mort tranquil·la » reprend en continuant à saturer l’air; il faut cette dérive pour entrapercevoir le rythme ambiant progressif avec ce synthé spatial. La reprise n’en est que plus forte permettant de sortir de la noirceur en visualisant une plaine grise, presque colorée, comme le phénix ayant compris son destin funèbre; outro synthé sombre à nouveau.
« Dins la meva ànima la sang em bull… » littéralement ‘le sang bouillonne dans mon âme’ se décline en trompette martiale sur un lit de cadavres. Un mur de guitares olympiennes avec le crescendo désormais familier, un air solennel, majestueux, gonflant, doux et aiguisé, amène avec ce riff la délivrance post finale éblouissante. Une musique paradoxale avec la batterie survoltée telle une furie, enchaînant sur « Quan me’n vagi no em tanqueu els ulls » avec le ressac brumeux de bord de mer, l’acoustique guitare éclairant la côte. Le redémarrage frénétique, Manel abusant de ses fûts en amenant le son plus haut et évitant la noyade. Le riff en mode exutoire avant la tempête sonore puis l’outro ambiant au synthé solennel introduit en final la narration catalane méditative.
SYBERIA sort l’album post-métal, atmosphérique, immersif sur de longs morceaux enivrants favorisant la transe et les rêves éidoliques sans ayant à prononcer de mots. L’ambiance fin du monde s’en ressent sur les airs dépressifs, dynamiques, agressifs et cinématographiques. Des crescendos oniriques qui gardent les mesures en tête même lorsque tout est éteint, des sons forgés dans l’abîme où les réverbérations sont amplifiées. Un univers post black métal rempli de beauté, de noirceur, de bruit et de fureur amenant à la transe dévastatrice inévitable.
TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !
PISTES / TRACKS
- 1. En la foscor una llum que brilla (9:08)
2. llampecs d’oblit d’uns records en vida (7:15)
3. Naixença d’una mort tranquil·la (8:20)
4. Dins la meva ànima la sang em bull… (10:21)
5. Quan me’n vagi no em tanqueu els ulls (10:06)
Total : 45’10’’
musiciens / musicians
Oscar Linares: Guitar
JordiOnly: Guitar, synth programming
Quim Torres: Bass
Manel Woodcvtter: Drums



